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SPENSER CONFIDENTIAL de Peter Berg : la critique du film Netflix

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Spenser Confidential
Père : Peter Berg
Date de naissance : 2019
Majorité : 06 mars 2020
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h51 / Poids : NC
Genre : Thriller, Action, Comédie

Livret de famille : Mark Wahlberg, Alan Arkin, Winston Duke

Signes particuliers : Entre la comédie et le film d’action, un thriller d’enquête qui ne passionne guère.

LES WAHLBERG-BERG VONT JOUER SUR NETFLIX

NOTRE AVIS SUR SPENSER CONFIDENTIAL

Synopsis : Spenser, un ancien flic, replonge dans les bas-fonds de Boston lorsqu’il découvre la vérité sur un complot retors et un meurtre qui a défrayé la chronique. Malgré des menaces répétées, Spenser décide de prendre l’affaire en main pour prouver que personne n’est au-dessus des lois. 

On ne change pas une équipe qui gagne à chaque fois… ou presque. Avec Spenser Confidential, le réalisateur Peter Berg retrouve Mark Wahlberg pour la cinquième fois consécutive après les réussis Du Sang et des Larmes, Deepwater, Traque à Boston et le beaucoup plus moyen 22 Miles, leur dernière sortie en date il y a deux ans. Une cinquième collaboration certes, mais la première hors du grand écran puisque Spenser Confidential, énième adaptation des aventures du célèbre détective privé Spenser créé par Robert B. Parker, est une production Netflix. Le film imagine les débuts du personnage, sa première « enquête » après avoir été déchu de son titre de policier à la suite d’une bagarre avec un supérieur qui l’a conduit à faire un passage par la case « prison ». A ses côtés une fois dehors, Spenser va pouvoir compter sur son vieil ami et mentor Henry (le toujours excellent Alan Arkin) et sur un colocataire en tout point son opposé (Winston Duke).

En quittant le grand écran des salles de cinéma pour la petite lucarne Netflix, Peter Berg a laissé son style au vestiaire, signant un film qui ne lui ressemble pas du tout, formellement très classique et sans la nervosité habituelle de sa mise en scène amoureuse inconditionnelle du caméra à l’épaule. Pour Netflix, Berg se met en mode pantouflard, s’effaçant derrière une réalisation d’un basique effrayant, se bornant à du champ-contrechamp à la mollesse soporifique… pas loin d’illustrer un scénario dans la même veine. Car si Spenser Confidential aurait pu être une comédie d’action lambda efficace à défaut d’avoir du style, le reste ne suit pas non plus. A commencer par un scénario très lisible, dont on peut prédire et prévoir chaque mouvement narratif. Cousu de fil blanc dans ce qu’il raconte et extrêmement convenu dans la manière dont il le raconte, Spenser Confidential est l’exemple même du film parfaitement inutile, à part pour boucher un trou un samedi pluvieux (ou un jour de confinement avec rien de mieux à faire).

A condition bien sûr de ne pas s’endormir au détour de l’un des nombreux ventres mous qui le rythme d’un bout à l’autre. Car développé façon buddy movie à l’ancienne, Spenser Confidential se rate surtout dans ses intentions, pour le coup illisibles elles contrairement au script. D’un bout à l’autre, on ne comprend jamais ce que le film souhaite proposer. Par moments, Peter Berg donne l’impression de vouloir signer une comédie d’action un peu déjantée (l’intro en prison par exemple), mais le terreau de l’humour n’est pas jamais creusé ou trop épisodiquement. A d’autres, on a la sensation que le cinéaste opte finalement pour le polar sombre et nerveux. Mais cette fois, c’est l’action et l’intensité qui font défaut, trop rares dans finalement un simple film policier avare… en tout.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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