SCREAM 2 (critique – slasher)

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Scream 2Mondo-mètre :
note 6
Carte d’identité :
Nom : Scream 2
Père : Wes Craven
Livret de famille : Neve Campbell (Sidney), David Arquette (Dwight), Courteney Cox (Gale), Elise Neal (Hallie), Jamie Kennedy (Randy), Liev Schreiber (Cotton), Jerry O’Connell (Derek), Sarah Michelle Gellar (Casey), Jada Pinket Smith (Maureen), Omar Epps (Phil), Timothy Olyphant (Mickey), Laurie Metcalf (Debbie), Tori Spelling (elle-même), Heather Graham (Casey dans Stab), Rebecca Gayheart (Loïs), Joshua Jackson (un élève), Luke Wilson (Billy dans Stab), Selma Blair (l’ami de Cici au tél)..
Date de naissance : 1997
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 2h02 – 24 millions $

Signes particuliers (+) : Plusieurs scènes virtuoses et une intro magistrale égalant presque celle du premier (presque). Un film qui s’est finalement bonifié avec le temps.

Signes particuliers (-) : Les problèmes durant le tournage ont nuit malheureusement au film et à la qualité de son histoire. Dommage. Le résultat final est assez décevant par rapport au premier et en-deçà des attentes.

 

REBONJOUR SIDNEY…

Résumé : Sidney Prescott a tourné la page depuis les sordides évènements de Woodsboro. Mais quand un couple est assassiné pendant la projection du film d’horreur Stab, qui relate la tragédie qui lui est arrivée, la psychose reprend de plus belle d’autant qu’un nouveau Gostface est sur ses traces…

Scream 2_Hero Knife

Revoir Scream 2 aujourd’hui est une expérience étrange et curieuse. Si la nostalgie est le premier sentiment qui nous anime lors des premières secondes pour le public ayant vécu la vague générationnelle dans les années 90, c’est l’étonnement qui va peu à peu prendre place au fil des minutes.

Omar-Epps-Jada-Pinkett-Smith-Scream-2

Comme pour beaucoup de fans, le Scream originel a pu être depuis vu et revu mainte et mainte fois. Pour autant, ce second volet a pour beaucoup moins fait l’objet d’un attardement particulier. La faute certainement a un souvenir persistant… le souvenir d’un sentiment de déception datant de l’époque où, après le chef d’oeuvre qu’était le premier opus, Scream 2 faisait pale figure entraînant un sentiment de gâchis et de tristesse pour les fans de Ghostface.
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Il n’est donc pas inintéressant de se replonger aujourd’hui, avec le recul, dans cette séquelle datant de plus de douze ans, confronté désormais à l’évolution du genre qui a suivi la saga légendaire de Wes Craven et a tout ce qu’il a pu nous livrer de bon ou de catastrophique. Et le constat est étonnant. Car force est d’admettre qu’en fait Scream 2 n’était pas la purge dont on semble se souvenir. Au contraire, c’était même plutôt un bon film. Il avait surtout pâti de la comparaison avec son illustre prédécesseur alors qu’il débarquait sur les écrans une bonne année plus tard. Le souvenir de Scream était encore frais dans les esprits et Scream 2 ne pouvait soutenir la comparaison d’autant que l’éblouissant et scotchant final du premier laissait ici place à une fin plus que discutable qualitativement. Mais finalement, en occultant ce sentiment que l’on a plus forcément aujourd’hui, l’effet de mode étant passé, Scream 2 peut enfin être visionné différemment, dans des conditions plus honnêtes pour lui et surtout pour ce qu’il est réellement, détaché de son modèle.

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Hormis une fin totalement ratée pour des raisons connues de presque tous (fuite, scénario diffusé sur le net, réécriture en catastrophe avec changements à l’arrache), l’ensemble s’avère être de bonne facture, nons sans grandes qualités et conserve une certaine force encore efficace. Car finalement, Scream 2 est peut-être des 4 volets, celui qui se rapproche le plus de l’original dans l’idée. Les mêmes ingrédients l’animent et le traversent : personnages solidement écrits et développés, mélange parfaitement dosé d’humour et de meurtres, des scènes fortes et marquantes qui restent dans les mémoires (le meurtre de Randy dans le van, la superbe séquence d’introduction dans le cinéma avec Jada Pinkett, la mort de Sarah Michelle Gellar, une scène de représentation théâtrale sublime visuellement avec Neve Campbell sombrant dans la parano…). A l’instar du premier, Wes Craven glisse une nouvelle introspection du genre en décortiquant et en analysant les principes et les codes narratifs de la « séquelle » (ce dont se réclame le film). Le cinéaste va se servir astucieusement de la réflexion dans la diégèse comme en témoigne une scène brillante ou Dwight, le flic simplet et Randy, le geek expert ès film d’horreur, tentent d’établir la liste des suspects potentiels en se basant sur les codes génériques et récurrents du cinéma d’horreur et notamment du principe des séquelles. Craven va alors justifier l’ensemble de son film et son style par ce type de scène (une suite doit être plus gore, doit comporter plus de meurtres numériquement etc…).

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Scream 2 était donc, finalement, le digne successeur de son grand modèle. Certes le film perd toute sa force lors d’un final mauvais mais si l’on tente de faire abstraction de la piètre qualité du dernier quart d’heure, alors on pourra peut-être apprécier la grande qualité de l’heure et demi précédente où le film est très bon. Scream 2 a surtout eu le défaut et la malchance d’arriver après Scream et là, c’est dur de lutter. Mais voilà un exemple de film injustement mésestimé. Et en parlant d’exemple, notons que la VF est aussi un bel exemple, une référence en la matière. Pour voir tout ce qu’il ne faut JAMAIS faire en la matière. On a l’impression que les acteurs jouent comme dans une sitcom AB. Passer à la VO est immédiatement rassurant. Non, les acteurs ne sont pas catastrophiquement nazes. C’est la VF qui les rend ainsi. Ouf ! On se serait presque cru dans Scream 4, l’espace d’un instant !

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Pour les intéressés, dans le scénario d’origine, les tueurs n’étaient pas au nombre de deux mais indirectement de trois. Il s’agissait de Derek, le petit-ami de Sidney (Jerry O’Connell) ainsi que Hallie, sa grande amie mais aussi amante de Derek. Ces deux derniers étaient manipulés par Mrs Loomis, la mère de Billy, le meurtrier du premier opus, assoiffée de vengeance envers Sidney. Le trio psychotique parvenait à ses fins puisque Sidney Prescott y laissait la vie. Malheureusement, nous ne verrons jamais cette version qui semblait meilleure et plus logique.

Bande-annonce :

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