OUT OF THE DARK de Lluis Quilez : la critique du film [Sortie DVD/Blu-ray]

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note 5 -10
Carte d’identité :
Nom : Out of the Dark
Père : Lluis Quilez
Date de naissance : 2014
Majorité : 03 juin 2015
Type : Sortie DVD, Blu-ray, VOD
(Éditeur : Wild Side)
Nationalité : Espagne, Colombie…
Taille : 1h33 / Poids : NC
Genre : Thriller, Épouvante

Livret de famille : Julia Stiles (Sarah), Scott Speedman (Paul), Stephen Rea (Jordan), Pixie Davies (Hannah), Alejandro Furth (Dr Contreras), Vanessa Tamayo (Catalina)…

Signes particuliers : Une série B d’épouvante espagnole mineure, présentée au Festival du Film Fantastique de Gérardmer.

ON CONNAÎT (PAR COEUR) LA CHANSON

LA CRITIQUE

Résumé : Paul et Sarah Harriman, un jeune couple américain, s’expatrient en Colombie avec leur petite fille, Hannah, afin de reprendre l’entreprise familiale dirigée par le père de Sarah. Ils s’installent à Santa Clara, une ville hantée par un passé très sanglant. Ils emménagent dans une grande maison en dehors de la ville. Mais très vite d’étranges phénomènes commencent à se produire dans leur nouvelle demeure…OUT OF THE DARKL’INTRO :

Coproduction hispano-américano-colombienne d’épouvante qui était l’occasion pour le cinéaste ibérique Lluis Quilez de faire ses premiers pas dans le long-métrage après un trio de courts remarqués, Out of the Dark n’avait pas vraiment convaincu ni marqué les esprits au dernier Festival de Gérardmer où il avait été présenté hors compétition. Tourné entièrement sous le soleil de Colombie, ce film de frissons recycleur, quelque part entre Mama, L’Orphelinat, L’Echine du Diable ou le cinéma fantastique de Jaume Balaguero, réunit un casting majoritairement anglo-saxon allant du beau-gosse fadasse Scott Speedman (la saga Underworld) à la sexy Julia Stiles (Dexter, La Vengeance dans la Peau) en passant par Stephen Rea.OUT OF THE DARKL’AVIS :

Égrenant tous les codes du film de mystère fantomatique dans un récit pétri dans les clichés et illuminé par une mise en scène qui l’est tout autant, Out of the Dark ne propose rien de bien neuf sous les cieux du film de fantôme asservi à un folklore fumeux. En tout cas, rien de plus que ce qu’il ne vendait au départ. Une intrigue sur fond de secrets du passé remontant à la surface, une ribambelle d’esprits vengeurs au visage cramé, une famille américaine archétypale à souhait, un cadre sud-américain exotique propice aux légendes mystiques, le tout tourneboulé dans une série B laissant filer quelques jump-scare faciles pour faire sensation et ponctuer un récit ni trépidant ni ennuyeux, ou peut-être un peu des deux. Julia_stilesEfficace à défaut d’être original, le film de Lluis Quilez se regarde comme mille autres productions du même acabit, d’un œil distrait. Son honnêteté générale et son savoir-faire un brin paresseux mais correct, le sauvent de la benne à navets et même si Out of The Dark ne grimpe pas bien haut dans le baromètre des bisseries pullulant sur le marché du DTV, que ce soit pour son potentiel de tension, de terreur ou même d’horreur, il propose un divertissement mi-sympathique mi-apathique qui satisfera sans nul doute le chaland peu regardant. Pas de séquences vraiment marquantes à se mettre sous la dent, rien qui dépasse hors du sentier balisé d’une narration convenue et emblématique d’un cinéma fantastique espagnol en jachère et en dehors d’un vague sous-texte sur le colonialisme des riches américains venant faire fortune en exploitant les populations autochtones d’Amérique du sud, Out of the Dark se traverse comme une série B tranquille, oubliable, qui ne se foule pas mais qui essaie juste d’accomplir modestement sa tâche. Quilez récite sa leçon, son effort trop terne pour s’imposer manque d’âme et d’un quelque-chose qui ferait la différence, mais les amateurs du genre pas encore lassés par ces déclinaisons qui se ressemblent toutes, y trouveront peut-être leur compte.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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