NINJA TURTLES 2 de Dave Green : la critique du film
Sortie Blu-ray/DVD

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Ninja_turtles_2_afficheMondo-mètre
note 1 -5
Carte d’identité :
Nom : Teenage Mutant Ninja Turtles : Out of the Shadows
Père : Dave Green
Date de naissance : 2015
Majorité : 29 juin 2016
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h52 / Poids : NC
Genre : Action, Superhéros

Livret de famille : Megan Fox, Stephen Amell, Brian Tee, Noel Fisher, Alan Ritchson, Jeremy Howard, Pete Ploszek…

Signes particuliers : Souvent pire que le premier, très rarement meilleur.

DES TORTUES QUI PATAUGENT DANS LA FANGE

LA CRITIQUE DE NINJA TURTLES 2

Résumé : Michelangelo, Donatello, Leonardo et Raphael sont de retour pour affronter des méchants toujours plus forts et impressionnants, aux côtés d’April O’Neil, Vern Fenwick et d’un nouveau venu, le justicier masqué hockeyeur Casey Jones. Après son évasion de prison, Shredder associe ses forces à celles d’un savant fou Baxter Stockman et de deux hommes de main aussi bêtes que costauds, Bebop & Rocksteady. Leur objectif : lancer un plan diabolique pour régner sur le monde entier ! Alors que les Ninja Turtles s’apprêtent à défier Shredder et son nouveau gang, ils doivent rapidement faire face à une menace tout aussi grande : le célèbre Krang !

Left to right: Leonardo, Michelangelo and Donatello in Teenage Mutant Ninja Turtles: Out of the Shadows from Paramount Pictures, Nickelodeon Movies and Platinum Dunes

Il y a deux ans, Jonathan Liebesman insultait les souvenirs d’enfance de toute une génération avec son reboot des aventures des Tortues Ninjas, piètre diarrhée cinématographique à faire passer MTV, pour une chaîne de vieux abonnés aux émissions de Michel Drucker. Mais même si ce fut sans gloire, le cinéaste aura tout de même triomphé puisque Ninja Turtles s’était envolé pas loin des 500 M$ de recettes. Suffisant pour créer l’impulsion nécessaire à la mise en chantier d’une suite, toujours produite par Michael Bay via sa boîte Platinum Dunes, mais délestée de son réalisateur. C’est le talentueux Dave Green qui se retrouve cette fois-ci aux commandes de ce sequel marquant l’arrivée dans la franchise, de quelques personnages emblématiques de l’univers des tortues mutantes. On pense à Krang, le visqueux méchant tout rose aux allures de cerveau à bras. On pense aussi au duo benêt Bebop et Rocksteady, respectivement des humanoïdes sanglier et rhinocéros. Côté « gentils », c’est Casey Jones, le justicier au masque de hockey, qui s’invite dans cette nouvelle fête où les tortues vont devoir affronter encore une fois, l’impitoyable Shredder et ses délires hégémoniques. Ninja_turtles_2_1L’avantage avec Dave Green en patron, c’est que l’on avait espoir de voir Ninja Turtles 2, renouer avec une vraie âme d’enfant pensée sous le visage du meilleur du cinéma des années 80, le tout avec saveur, respect nostalgique et créativité. C’est en tout cas ce que le réalisateur avait montré avec son excellent Echo, petit régal magnifiquement spielbergien d’il y a deux ans. Pas de chance, on oublie très vite tout ce que Green avait pu produire auparavant car en quelques minutes seulement, Ninja Turtles 2 ressemble déjà furieusement à son aîné, avec les mêmes atrocités reproduites. Quand il veut faire dans l’action, Ninja Turtles 2 sombre dans la mocheté absolue et l’illisible assassin pour les rétines. Quand il veut faire dans l’humour, il sombre dans la consternation embarrassante, pas drôle voire débile. Avec sa musique insupportable, ses dialogues atroces, sa direction artistique supervisée par un aveugle, et son montage géré par un hyperactif du cut, disciple boucher de Michael Bay, cette suite n’est qu’un festival de médiocrité, qui parvient même par moments, à relever le challenge d’être visuellement encore plus moche que son aîné !

Michelangelo in Teenage Mutant Ninja Turtles: Out of the Shadows from Paramount Pictures, Nickelodeon Movies and Platinum DunesParce qu’il arrive à être fun par très légère intermittence au détour d’une micro-poignée de scènes réussies, Ninja Turtles 2 est finalement « moins pire » que son prédécesseur, duquel il n’y avait rien à sauver. Ça n’en fait pas un bon film mais ça contient (un peu) les dégâts. Devant la caméra, triste de voir une comédienne de la trempe de Laura Linney, aller se complaire dans pareille purge, dominée par le non-talent conjugué de Stephen Amell et de la bimbo Megan Fox, en perdition depuis… toujours en fait.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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