MAIN DANS LA MAIN (critique)

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Carte d’identité :
Nom : Main dans la Main
Père : Valérie Donzelli
Livret de famille : Valérie Lemercier (Hélène), Jérémie Elkaïm (Joachim), Béatrice de Staël (Constance), Valérie Donzelli (Véro), Sébastien Noiré (JF), Serge Bozon (Jean-Pierre), Philippe Laudenbach (le ministre)…
Date de naissance : 2012
Nationalité : France
Taille/Poids : 1h25 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Valérie Lemercier étonnante. Une idée. Une comédie romantique différente des standards.

Signes particuliers (-) : Insupportablement chichiteux et maniéré. Donzelli se prend pour Godard (à l’aide) avec un univers auquel on adhère ou pas.

 

MAIN DANS LA GUEULE

Résumé : Lorsque Hélène et Joachim se rencontre banalement, un phénomène étonnant se produit. Il se retrouve collé l’un à l’autre. Pas physiquement mais dans la tête, ils ne peuvent plus se quitter, font tout ensemble et tout pareil. Hélène est directrice de l’Opéra de Paris et Joachim, petit vitrier en province…

L’agaçante Valérie Donzelli est de retour, deux ans à peine après son plébiscité La Guerre est Déclarée, récit personnel dramatique traité sur le ton de la féérie cauchemardée, pour un nouveau métrage empruntant les mêmes sentiers jonchés d’humour, de légèreté et dans le même temps d’une tonalité grave et sérieuse. Côté style, toujours pareil avec un collage estampillé pop art, sucré, coloré, légèrement décalé à la lisière avec le fantastique onirique. Sauf que cette fois-ci, Donzelli se prend en plus pour une sorte d’alternative à Godard à qui soit elle rend hommage, soit elle pique beaucoup de choses dans son inspiration. La seconde hypothèse semble tellement être la bonne dans ce troisième long-métrage qui se veut à la fois sincère quelque part et à la fois profondément narcissique.

Avec Valérie Lemercier et toujours son ex-mari Jérémy Elkaïm en vedette principale, Main dans la Main parle de la solitude, parle de complémentarité fortuitement rencontrée, parle d’amour fort, le tout dans un enrobage très « tendance » bourré d’effets de mise en scène qui sont si mal employés, qu’ils en deviennent énervants. La jeune cinéaste nous refait le coup de La Guerre est Déclarée en se la jouant Sofia Coppola française mais sa jolie fable douce-amère ne prend pas, n’émeut pas et se perd dans un assemblage sur pellicule glacée maladroit et foutraque qui se voudrait généreux, qui se voudrait sympathique et attachant mais dont le charme ne fonctionne pas au delà de son concept fantastique amusant en forme de fable romantique.

A moins d’être un inconditionnel d’une recette qui sent à mille lieux la marque de fabrique qui jalonnera le travail d’une vie. Car Donzelli est bien partie pour faire et refaire sans cesse des films identiques les uns aux autres où seul le sujet –et encore pas forcément les thématiques-changera, comme c’est le cas, sauf que le talent y est en plus, pour un Woody Allen. Cette ballade Main dans la Main émerveillera donc peut-être ses amateurs autant qu’il rebutera ses contradicteurs.

Bande-annonce :

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