L’OMBRE D’EMILY de Paul Feig : la critique du film
Sortie cinéma

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Carte d’identité :
Père : Paul Feig
Date de naissance : 2018
Majorité : 26 septembre 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h58 / Poids : NC
Genre : Comédie policière

Livret de Famille : Anna Kendrick, Blake Lively, Henry Golding…

Signes particuliers : Un film policier teinté de comédie. Surprenant et amusant.

ANNA KENDRICK MÈNE L’ENQUÊTE

LA CRITIQUE DE L’OMBRE D’EMILY

Résumé : Stephanie cherche à découvrir la vérité sur la soudaine disparition de sa meilleure amie Emily.

Venant d’un Paul Feig que l’on connaît surtout pour ses comédies potaches à l’humour grassouillet (Les Flingueuses, Psy, le remake de SOS Fantômes), on n’attendait pas grand-chose de L’Ombre d’Emily, long-métrage un peu trouble limite indéfinissable, qui oscille entre la comédie policière et le thriller à rebondissements. La surprise n’en est que meilleure car sans être le film de l’année, L’Ombre d’Emily surprend à tous les sens du terme.

Naviguant entre la comédie grinçante, le film policier et le polar noir, comme si le Peter Berg de Petits Meurtres entre Amis rencontrait le Stanley Donen de Charade le tout avec un soupçon d’Hitchcock voire des frères Coen, L’Ombre d’Emily est un petit jeu de pistes qui réussit plutôt bien son coup, alors qu’il tente le pari d’un mariage hybride entre un humour délicieusement décalé, un esprit rétro-vintage et une enquête haletante sur fond de secrets exhumés. Et Paul Feig de s’amuser comme un fou à pousser le curseur à fond dans un sens comme dans l’autre, créant des séquences drôlissimes entre scènes cocasses, gags ou dialogues impertinents, tout en déployant un suspens assez prenant, basé sur une démultiplication de fausses pistes et autres torsions de l’histoire. Et au centre de cette joyeuserie un brin tordue et qui ne se prend jamais trop au sérieux, deux comédiennes qui régalent. D’un côté, Anna Kendrick joue les archétypes d’elle-même (la jeune mère de famille dynamique, prude et coincée) tandis que Blake Lively, plus envoûtante que jamais, endosse le costume de l’élégante femme fatale mystérieuse et vampirisante. Fort d’une modestie qui sied bien à son ton teinté de second degré, L’Ombre d’Emily est assez rafraîchissant, seulement handicapé par quelques longueurs, notamment une dizaine de minutes en trop dans son dernier tiers qui surdose son empilement de twits semi-attendus. Néanmoins, l’ensemble demeure fort sympathique et très amusant.

BANDE-ANNONCE :
Par Nicolas Rieux

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