L’ODEUR DE LA MANDARINE de Gilles Legrand : la critique du film
Sortie Blu-ray/DVD

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Nom : L’odeur de la mandarine
Père : Gilles Legrand
Date de naissance : 2015
Majorité : 08 février 2016
Type : Sortie vidéo
(Editeur : Metropolitan)
Nationalité : France
Taille : 1h50 / Poids : NC
Genre : Drame, Romance

Livret de famille : Olivier Gourmet, Georgia Scalliet, Dimitri Storoge, Hélène Vincent, Fred Ulysse, Marine Vallée, Romain Bouteille, Michel Robin…

Signes particuliers : Bien qu’inégal, le nouveau long-métrage de Gilles Legrand n’en est pas moins un beau film.

UNE ROMANCE CHAMPÊTRE CONTRARIÉE

LA CRITIQUE

Résumé : Eté 1918. La guerre fait rage pour quelques mois encore, mais pour Charles et Angèle, elle est déjà finie. Lui, officier de cavalerie y a laissé une jambe. Elle, son infirmière à domicile, vient de perdre au front son grand amour, le père de sa petite fille. Unis par le besoin de se reconstruire, ils nouent une complicité joyeuse qui les ramène à la vie. Sur l’insistance de Charles, Angèle accepte un mariage de raison. Il leur faudra entrer en guerre, contre eux-mêmes et contre l’autre avant d’accepter l’évidence de la passion qui les lie malgré eux…L-Odeur-de-la-mandarine-decouvrez-la-bande-annonceL’INTRO :

Réalisateur découvert avec Malabar Princess et La Jeune Fille et les Loups, Gilles Legrand avait attendu son troisième long-métrage pour signer un effort vraiment convaincant. C’était en 2011 avec la très bonne surprise Tu Seras mon Fils, drame filial dans l’univers viticole, porté par Niels Arestrup et un fort surprenant Lorànt Deutsch. Quatre ans plus tard, le cinéaste français est de retour avec le drame historico-romanesque, L’Odeur de la Mandarine, réunissant Olivier Gourmet et la délicieuse Georgia Scalliet, jeune comédienne totalement inconnue et pour cause, sociétaire de la Comédie Française, elle apparaît ici pour la première fois à l’écran.L ODEUR DE LA MANDARINE PHOTO1L’AVIS :

Avec L’Odeur de la Mandarine, Gilles Legrand ambitionnait de tourner autour d’une histoire d’amour pour mieux s’intéresser à l’animalité des pulsions humaines. Et c’est sous couvert d’une œuvre à forte inspiration littéraire, que le cinéaste dresse le portrait de deux personnages en peine, trouvant dans leur mutuelle douleur, une résonance qui va leur permettre de nouer une attendrissante complicité pleine de chaleur et de légèreté. Dans toute sa première moitié, L’Odeur de la Mandarine séduit par sa délicate humanité et sa qualité d’écriture, laissant briller devant la caméra, deux magnifiques protagonistes essayant de se remettre en selle sur la vie. Elle est une jeune mère pleurant la mort de son homme tué sur le front de la Grande Guerre, il est un ancien officier de cavalerie quasi éteint depuis la perte d’une jambe au combat. Elle débarque dans sa vie en tant qu’infirmière pour soigner des plaies physiques, il la laissera finalement soigner avant tout, des plaies émotionnelles. Et la tendre amitié qui va les unir, de charmer un spectateur séduit par un mélo historique sensible et ne cédant jamais de trop aux facilités narratives les plus évidentes.l-odeur-de-la-mandarineC’est dans sa seconde partie que L’Odeur de la Mandarine décevra un peu, alors que Gilles Legrand amène son récit vers la direction propice au déploiement des thématiques qu’il visait. Lorsque le drame romanesque liant ces deux corps éteints à la recherche d’un peu de lumière dévoile ses enjeux les plus forts, Gilles Legrand captive autant qu’il ne frustre à ne pas parvenir à les cristalliser avec autant d’adresse que celle entrevue précédemment. L’Odeur de la Mandarine perd un peu de sa superbe et voit sa maîtrise plus en délicatesse, mais conserve néanmoins une certaine puissante au détour de ses paradoxes sentimentaux inextricables. Et au final, entre sensualité, tragédie et sombre déliquescence d’une belle relation soumise à la torture de fêlures abîmant sa noble pureté, L’Odeur de la Mandarine d’émouvoir, en plus de révéler une bien magnétique comédienne dont le naturel se met au diapason de celui d’un Olivier Gourmet décidément impeccable, quoiqu’il joue.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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