LE CHAPERON ROUGE – critique (fantastique)

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19679067.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110222_113211Mondo-mètre :
note 1.5
Carte d’identité :
Nom : Red Riding Hood
Pères : Catherine Hardwicke
Livret de famille : Amanda Seyfried (Valérie), Gary Oldman (Soloman), Billy Burke (Cesaire), Shiloh Fernandez (Peter), Max Irons (Henry), Virginia Madsen (Suzette), Lukas Haas (Auguste), Julie Christie (grand-mère)…
Date de naissance : 2011 / Majorité au : 20 avril 2011
Nationalité : USA, Canada
Taille : 1h40
Poids : 46 millions $

Signes particuliers (+) : x

Signes particuliers (-) : Un nanar terrifiant de bêtise et de laideur qui vise ouvertement le public ado pré-pubère fan de Twilight.

 

GARE AU LOUP-É

Résumé : Au moyen-âge, un petit village paysan est attaqué par un loup-garou rodant et semant la terreur dans la région depuis des décennies, les soirs de pleine lune. Mais cette fois-ci, il semble évident que l’animal serait en fait un membre du village…

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L’INTRO :

On serait tenté de ne pas avoir envie de prendre trois minutes de temps de vie définitivement perdues, pour écrire quoi que ce soit sur la purge de Catherine Hardwicke mais par professionnalisme, un effort incommensurable doit être fait.

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L’AVIS :

Nouvelle adaptation du célèbre conte de Charles Perrault, qui le pauvre doit se retourner dans sa tombe, Le Chaperon Rouge tente de moderniser l’histoire terrifiante pour enfants afin de la remettre aux goûts du jour mais surtout afin de viser un public à peine plus grand puisque des jeunes bambins en culotte courte, on passe ici à un film marketé pour les jeunes ados pré-pubères en mal de sensations fortes entre peur et romance, sevrés aux pathétiques twilighteries. La cinéaste, auteur du remarqué Thirteen mais surtout de la saga vampirique à l’instant évoquée, parle d’une vision plus sombre dans ses intentions, avec cette transposition allant jusqu’à mettre en exergue le côté très subversif du conte de Perrault : une petite fille pure (mais habillée de rouge) suivie et accostée dans les bois par le loup, qu’elle voit pour la première fois… Certes, l’histoire de Perrault était insidieusement tendancieuse et pouvait être abordée, à différents niveaux de lecture, par tous les âges, les plus jeunes y voyant matière à peur enfantine alors que les plus grands peuvent y voir le récit d’un passage transitoire d’un âge à un autre, de l’enfance à l’âge adulte. Mais Hardwicke s’attarde peu finalement sur ses considérations et sur le fond psychanalytique de l’œuvre, son film relevant surtout d’un état d’esprit commercial nauséabond, prenant ouvertement les gens pour des cons.

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Avec ce Petit Chaperon Rouge, la cinéaste ne fait ni plus ni moins qu’un copier-coller de ses Twilight à succès où tout fleure bon la redite stylistique et thématique cherchant à exploiter un filon juteux mais limité par le nombre de romans existants. Hardwicke ne traite de rien, n’aborde rien où du moins le fait sans la moindre finesse et intelligence propre à un conte réussi préférant la guimauve surfaite et préfabriquée selon des codes même dépassés pour un bon vieux Disney. Récupérant tous les restes de pot de gel en trop sur le tournage voisin de ses films de vampires niais, récupérant limite les rushes non-utilisées et les acteurs à la gomme sans talent mais plaisant aux minettes en chaleur (Taylor Lautner avait été envisagé pour jouer dans Le Chaperon Rouge mais finalement Siloh Fernandez fait l’affaire tant il semble tout droit sorti lui aussi de Twilight) et mixant le tout dans la même esthétique globale où l’on cause à nouveau de loup-garou, la réalisatrice ne s’embarrasse pas la vie, à croire qu’elle n’a pas remarqué qu’elle n’est plus sur le même plateau, ni sur le même film.

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Nanar de luxe produit par la société de DiCaprio et dans lequel vient se perdre une Amanda Seyfried bourrée de talent mais errant encore dans sa carrière balbutiante, Le Chaperon Rouge est tout simplement un immense moment de ridicule sur pellicule enchaînant les scènes stupides à manger du foin et les scènes propices aux éclats de rire (le loup qui se met à parler en anglais). A mi-chemin entre le film « girl attitude vs bad boy en chemise ouverte » pour lectrice de Gala ou de Closer (c’est selon l’âge), emballé comme un bonbon dans son papier brillant et multicolore, sans la moindre once de début d’idée qui aurait pu émerger d’un film mièvre à souhait, Le Chaperon Rouge cumule tous les défauts, de sa photo abominable à son script construit sur le vide en passant par une mise en scène mal léchée, une BO à fuir et des comédiens qui n’en sont pas ou qui sont en roues libres (Gary Oldman, Julie Christie, Virgina Madsen, Michael Hogan). Il serait grand temps qu’on enchaîne Hardwicke pour qu’elle cesse de rendre plus débile qu’elle ne l’est, la génération actuelle.

Bande-annonce :

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