KILLING GROUND de Damien Power : la critique du film
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Carte d’identité :
Nom : Killing Ground
Père : Damien Power
Date de naissance : 2017
Majorité : 05 janvier 2018
Type : Exclu e-cinema.com
Nationalité : Australie
Taille : 1h32 / Poids : NC
Genre
: Thriller

Livret de famille : Harriet Dyer, Mitzi Ruhlmann, Tiarnie Coupland, Aaron Pedersen

Signes particuliers : Pas très original.

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LA CRITIQUE DE KILLING GROUND

Résumé : Lorsque Ian et Samantha, un jeune couple qui espère passer un week-end tranquille dans un parc national, arrivent à destination, ils découvrent un véhicule 4×4 et une autre tente déjà installée, mais aucune trace de leurs propriétaires. Pas même à la nuit tombée, quand l’inquiétude commence à monter ! Peu après, la découverte d’un enfant abandonné dans les bois marque le début d’une série d’événements terrifiants pendant lesquels le couple formé par Ian et Sam ne manquera pas d’être mis à rude épreuve…

Après une série de courts-métrages, l’australien Damien Power signe son premier long. Et parce que le cinéma de genre est souvent le meilleur terrain pour faire ses armes, le réalisateur est parti sur un « thriller horrifique » faisant état de l’énième coup du couple parti amoureusement camper dans la montagne, avant que le bonheur idyllique de ce weekend loin de tout ne se transforme en cauchemar avec la rencontre de redneck pas très sympathiques, limite violeurs-meurtriers.

À défaut d’être un bon gros film d’horreur rentre-dedans, Killing Ground s’efforce d’être au moins un thriller d’honnête facture. Mais trop sage, trop lisse et trop prévisible, le film de Damien Power n’arrive jamais à se démarquer de nombre de survival et rape & revenge du même type, d’autant qu’il affadit le genre pour que rien de trop trash ne dépasse des bords de son imagerie évitant toute violence démonstrative. Cette sorte de croisement entre Délivrance et Eden Lake se regarde ainsi d’un œil très distrait, faute de parvenir à faire naître tension et implication du spectateur en raison d’un double manque, d’originalité et d’énergie. Killing Ground déroule son script trop commun et balisé en franchissant un à un, les plots marquants tous ses passages obligés mais il ne fait rien de pas grand-chose, et s’abîme dans la fosse des films que l’on a déjà vu 115 fois, et en mieux ailleurs. Sa seule idée, et malheureusement pour lui elle ne suffit pas à élever l’ensemble, c’est le choix d’une construction alternant trois temporalités, lesquelles font progresser le récit ensemble et remplissant les blancs des unes et des autres. Un « coup » de montage plutôt malin dans l’absolu mais qui n’a pour vocation que de maîtriser un suspens qui tombe parterre bien malgré lui, tant le script est trop devinable pour un spectateur qui aura toujours un temps d’avance sur l’histoire. Et sinon, un chef opérateur n’aurait pas été du luxe car les plans dans le noir, ça va bien 5 minutes mais bon…

BANDE ANNONCE :


Par Nicolas Rieux

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