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JUMEAUX MAIS PAS TROP d’Olivier Ducray et Wilfried Meance : la critique du film

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Nom : Jumeaux mais pas trop
Pères : Olivier Ducray, Wilfried Meance
Date de naissance : 2021
Majorité : 28 septembre 2022
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 2h20 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de Famille : Ahmed SyllaBertrand UsclatPauline Clément

Signes particuliers : Nul.

Synopsis : 33 ans après leur naissance, deux frères jumeaux découvrent soudainement l’existence l’un de l’autre… Pour Grégoire et Anthony, la surprise est d’autant plus grande que l’un est blanc, l’autre noir ! Il y avait une chance sur un million que ce phénomène génétique survienne. Mais leur couleur de peau est loin d’être la seule chose qui les différencie ! En faisant connaissance, aucun des deux n’a l’impression d’avoir tiré le gros lot…

 

VIEILLERIE TROUVEE AU FOND DU GRENIER

NOTRE AVIS SUR JUMEAUX MAIS PAS TROP

Peut-être faudrait-il produire moins et mieux. Cette idée circule actuellement dans les couloirs du cinéma français en quête d’un moyen de reconquérir un public qui fuit encore pas mal les salles obscures. Et il y a de la logique là-dedans tant les retours des « ex-spectateurs » montrent une récurrence inquiétante. Pour beaucoup, revenir régulièrement dans les salles n’est pas forcément un problème financier (tant les options comme les cartes illimitées et autres offres sont là) mais avant tout un problème de « propositions ». En clair, ce qui sort au cinéma ne fait pas vraiment bander. On sait pertinemment que le raccourci est un peu violent car en grattant un peu derrière les têtes d’affiche, il y a beaucoup de bonnes choses à voir. Mais force est de reconnaître que la vitrine très visible est assez moche. Exemple, ce Jumeaux mais pas trop, énième bidonnerie comique française comme on en peut (et veut) plus.
L’esprit humain a toujours du mal à imaginer le néant car le concept échappe à ce que l’on est en mesure de maîtriser mentalement. Jumeaux mais pas trop est la solution pour vous aider à appréhender cet insaisissable principe de la science. Vous voulez clairement visualiser ce qu’est le néant, pas besoin de travailler en profondeur sur des revues scientifiques et autres encyclopédies mastocs, il suffit de se coltiner le film d’Olivier Ducray et Wilfried Meance (c’est qu’en plus ils s’y sont mis à deux pour pondre une connerie pareille ?!). En cas de succès du visionnage (on vous prévient, le taux de survie étant incertain), il vous sera enfin possible de concevoir ce qu’est le « rien absolu ». Pas drôle, moche, sans la moindre idée d’écriture ou de mise en scène, construit au mortier avec des briques de clichés, incarné par deux marsupiaux béats parachutés devant des caméras allumées, jamais tendre ni émouvant, incapable de faire vivre un quelconque message fédérateur au-delà d’une accroche, Jumeaux mais pas trop est une sorte de sous Lucien Jean-Baptiste, la sincérité naïve en moins. L’exemple absolu de la purge calibrée pour être oubliée dans la seconde… Heu, pardon, mais de quel film parlait-on déjà ?
Ah, et pendant ce temps-là, l’autre tartempion de Jérôme Seydoux (Président de Pathé) qui t’explique qu’il faut augmenter le prix des places de cinéma car les salles doivent monter en gamme. Oui, parce que pour info, la politique des cinémas Gaumont-Pathé n’est pas de baisser les tarifs pour que les gens reviennent au cinéma mais de les augmenter pour faire du cinéma un « loisir de luxe » (un peu comme Disneyland si vous voulez). Bref, t’es mignon Jérôme, mais c’est pour voir des machins pareils que tu voudrais que les gens payent 20 balles ? Non parce que même le fessier posé dans un fauteuil 5 étoiles avec un son d’une finesse absolue, ça resterait la plus grosse insulte faite au cinéma depuis Kev Adams.

 

 

Par Nicolas Rieux

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