JE VAIS MIEUX de Jean-Pierre Améris : la critique du film
Sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Je vais mieux
Père : Jean-Pierre Améris
Date de naissance : 2018
Majorité : 30 mai 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre
: Comédie

Livret de famille : Eric Elmosnino, Ary Abittan, Judith El Zein, Alice Pol, François Berléand, Henri Guybet, Lise Lametrie…

Signes particuliers : Une comédie en demi-teinte.

ERIC ELMOSNINO EN A PLEIN LE DOS

LA CRITIQUE DE JE VAIS MIEUX

Résumé : Un quinquagénaire est victime d’un mal de dos fulgurant. Tous les médecins, les radiologues et les ostéopathes du monde ne peuvent rien pour lui : la racine de son mal est psychologique. Mais de son travail, de sa femme ou de sa famille, que doit-il changer pour aller mieux ? 

Trois ans après la déception Une Famille à Louer, Jean-Pierre Améris s’obstine dans la comédie, registre où il avait su briller en 2010 avec l’émouvant Les Emotifs Anonymes. Adapté d’un roman éponyme de David Foenkinos, Je vais mieux s’amuse du délitement de la vie d’un homme de cinquante ans soudainement plié en deux par une douleur au dos. Frappé par ce « mal du siècle » qui touche pourtant des dizaines de millions de français, Laurent va être dépassé, au boulot, à la maison, avec sa famille. Peut-être parce que le mal de dos est souvent l’expression physique de choses enfouies profondément… L’heure de la remise en question a donc sonné !

De la part de Jean-Pierre Améris, on se doutait bien que Je vais mieux ne ressemblerait pas à ces grosses comédies populaires cultivant la nécessité du flot de gags ininterrompu. Le cinéaste a toujours eu pour habitude de privilégier ses personnages et les émotions à la volonté de l’accumulation de blagues métronomiques, et encore une fois, il laisse avant tout la sensibilité de son regard diriger l’œuvre, plutôt que de sacrifier son histoire sur l’autel du rire permanent. Malheureusement, en dépit de la justesse de l’observation qui utilise la fable à tonalité loufoque pour évoquer des sujets contemporains comme le poids des relations familiales, la place de l’individu dans le monde de l’entreprise ou l’égoïsme involontaire des autres face au mal, on finit par un peu se lasser d’un film qui capitalise à l’excès sur le côté lunaire de son comédien Eric Elmosnino, dont l’apparence nonchalante et molle s’immisce dans toutes les pores du film au point de le rendre à son image. Mais plus embêtant, Je vais mieux se révèle surtout ni vraiment drôle, ni vraiment émouvant, à la limite tendrement mélancolique et légèrement iconoclaste, mais pas plus. Une position d’équilibriste qui ne lui rend guère service car après tout, on en vient à se demander, tout cela pourquoi déjà ?

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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