FORBIDDEN SIREN (critique – épouvante)

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Forbidden-Siren-2006-J-MovieMondo-mètre :
note 6.5
Carte d’identité :
Nom : Sairen
Père : Yukihiko Tsutsumi
Livret de famille : Yui Ichikawa, Jun Nishiyama, Leo Morimoto, Naoki Tanaka…
Date de naissance : 2006
Nationalité : Japon
Taille/Poids : 1h28 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Un film d’horreur original et assez séduisant, doté d’une vraie ambiance. L’une des rares bonnes adaptations de jeux vidéo au cinéma.

Signes particuliers (-) : Le film est loin d’être parfait ni transcendant. Anecdotique, il compense par son efficacité.

 

LES SIRÈNES DE LA TERREUR

Résumé : Un père vient s’installer sur une île au large du Japon avec ses deux enfants. Rapidement, ils vont s’apercevoir que l’île recèle bien des mystères et l’accueil glacial des habitants n’est pas pour arranger les choses. Au centre du mystère, une sirène placée sur une tour au sommet d’une colline surplombant le village principal. Une sirène contre laquelle ils sont mis en garde : ne jamais sortir quand elle retentit…

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L’INTRO :

Très rares sont les bonnes adaptations de jeux vidéos. Alors quand on en tient une, autant en profiter. Avant d’être un long-métrage de cinéma, Forbidden Siren était surtout un jeu culte éponyme d’action horrifique développé sur Playstation. Sorte de prologue à la séquelle du jeu sortie en même temps que le film qui capitulait sur le succès du premier volet vendu en masse pour les consoles Nintendo, le film de Yukihiko Tsutsumi (à vos souhaits) reprend partiellement des éléments de la mythologie développée tout en s’éloignant ensuite de l’intrigue même pour se développer personnellement dans son coin. Une habitude dans les transpositions du genre mais une habitude qui réussit rarement au cinéma, les adaptations de jeux obtenant la sympathie du public étant assez rares. Pour un Silent Hill abouti et visuellement fidèle à l’esprit de son matériau d’origine, combien de Resident Evil, de Mortal Kombat, de Doom, de Super Mario Bros ou de Tomb Raider ratés et affligeants…

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L’AVIS :

Forbidden Siren transforme l’essai en ayant l’intelligence de ne pas s’aliéner au jeu et de s’en affranchir. Tout en gardant les idées fortes, le pitch de base, son principe, sa mythologie et surtout son atmosphère, le film parvient à s’auto-construire loin du jeu en en modifiant le scénario, pour parvenir à un très bon film d’horreur psychologique à l’atmosphère étrange et angoissante fonctionnant tant par son histoire, ses personnages et surtout son cadre, une île pleine de mystères, étrange endroit à la fois de désolation et de petit village maritime tranquille et paisible attractif. Paisible sauf quand cette sirène surplombant les lieux comme elle surplombe le film, se met à résonner. Une sirène qui semble marquer une population du coup glaciale vis-à-vis de ces étrangers intrusifs dont la présence ne semble pas être perçue d’un bon œil. Tsutsumi conduit son suspens plus honnêtement, laissant la part belle au mystère, à l’étrange, aux interrogations qui vont trouver des réponses au cours d’un récit angoissant montant crescendo vers un final terrifiant.

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 Remarquablement mis en scène et écrit, Forbidden Siren aurait pu se montrer plus généreux dans les effets horrifiques (le jeu est interdit aux moins de 16 ans)  mais Tsutsumi préfère privilégier son ambiance lourde et pesante. C’est au final tout à son honneur, le résultat, indépendamment de toute considération vis-à-vis du jeu, plutôt réussi et a surtout le mérite, contrairement à beaucoup de films de genre, de ne pas se dégonfler comme un ballon de baudruche sur la fin, oscillant en le magnifique et le terrifiant. A voir !

Bande-annonce :

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