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WEDDING NIGHTMARE de Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin : la critique du film

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Spectateurs

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Ready or Not
Père : Tyler Gillett, Matt Bettinelli-Olpin
Date de naissance : 2018
Majorité : 28 août 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre : Thriller d’épouvante

Livret de famille : Samara Weaving, Adam Brody, Mark O’Brien, Andie McDowell…

Signes particuliers : Un thriller d’épouvante qui manque de caractère.

MARIÉE OU MORTE DANS L’ANNÉE LA NUIT

NOTRE AVIS SUR WEDDING NIGHTMARE

Synopsis : La nuit de noces d’une jeune mariée tourne au cauchemar quand sa riche et excentrique belle-famille lui demande d’honorer une tradition qui va se révéler meurtrière et où chacun luttera pour sa survie. 

Alors que le chemin des vacances refermera bientôt ses portes et que les têtes seront tournées vers la rentrée, Wedding Nightmare pointera le bout de son nez histoire de conclure la période estivale dans un charmant bain de sang prêt à tâcher les écrans. Réalisation de Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin (le duo coupable de l’exécrable The Baby il y a cinq ans), Wedding Nightmare s’inscrit un peu dans la veine de ces séries B au standing correct façon Escape Game et autre Happy Birthdead. En gros, ces séries B exploitant une mécanique visant à allier horreur et touches d’humour destinées à faire passer un pitch complètement neuneu-portnawak en jouant ouvertement la carte du second degré.

Survival dont l’aplomb sérieux est un peu désamorcé par la légèreté comique de son histoire rocambolesque (une future mariée doit passer un rite initiatique pour entrer dans la riche famille de son mec et se retrouve à devoir survivre une nuit à une partie de cache-cache meurtrière dans leur manoir), Wedding Nightmare est l’exemple typique du film inabouti car à cheval entre deux tons et ne réussissant pas à les marier avec habileté faute de pousser suffisamment le curseur dans un sens ou dans l’autre. D’un côté, il y a ce film d’épouvante qui voudrait nous faire trembler mais qui échoue tant tout y est extrêmement prévisible. Difficile alors d’éprouver de la terreur pour cette héroïne toute mignonne qui va se transformer en survivante badass. De l’autre, il y a ce ton humoristique qui cherche à donner au film un caractère « délire gore déjanté » mais qui se freine constamment dans ses envolées de trash-barré en dehors de 2-3 maigres scènes au ludique horrifique amusant.

Mais ce qui plombera surtout ce Wedding Nightmare aux yeux des fans de cinéma de genre, c’est surtout son terrible manque d’originalité. Le tandem Gillett/Bettinelli-Olpin ne maîtrise pas assez bien son affaire et se contente de tourner autour de ses possibilités sans jamais l’élever au rang de petit délice régressif. On reste alors très « spectateur distant » de cette nuit cauchemardesque écrite avec des moufles (les personnages n’ont ni queue ni tête et encore moins de logique dans leurs actions) mais qui néanmoins, peut se regarder comme un divertissement correct et vaguement rigolo sans toutefois tenir la distance sur la longueur. Et pour cause, Wedding Nightmare s’essouffle trop vite faute de caractère.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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