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LA CHUTE DU PRÉSIDENT de Ric Roman Waugh : la critique du film

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Spectateurs

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Angel has fallen
Père : Vic Roman Waugh
Date de naissance : 2018
Majorité : 28 août 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 2h01 / Poids : NC
Genre : Action

Livret de famille : Gerard Butler, Morgan Freeman, Lance Reddick, Jada Pinkett Smith, Piper Perabo, Nick Nolte, Danny Huston, Tim Blake Nelson…

Signes particuliers : Gerard Butler a perdu sa maison dans les derniers incendies en Californie, allez voir son film, faut l’aider à la reconstruire !

TU VEUX DE L’ACTION, T’VAS EN AVOIR !

NOTRE AVIS SUR LA CHUTE DU PRÉSIDENT

Synopsis : Victime d’un coup monté, Mike Banning, agent des services secrets, est accusé d’être le cerveau d’une tentative d’assassinat envers le président américain, Allan Trumbull. Poursuivi par le FBI, il va devoir combattre pour survivre et trouver l’identité de celui qui menace la vie du président… 

Mike Banning est de retour aux affaires. Après avoir déjà deux fois sauvé les fesses de son Morgan Freeman de Président dans La Chute de La Maison Blanche puis La Chute de Londres, le super agent des Services Secrets qui assure la protection présidentielle comme personne va devoir affronter une nouvelle menace… qui va cette fois l’expédier direct dans le fauteuil très inconfortable d’ennemi public nº1. À la suite d’une tentative d’assassinat sur le Boss de la Maison Blanche en réaction à ses idées progressistes, le héros incarné par Gerard Butler se retrouve accusé et traqué par toutes les forces vives du pays alors que la seule personne qui pourrait l’innocenter, le Président, est dans le coma. Le début d’une cavale explosive où les cadavres vont s’empiler au rythme des fusillades, empoignades viriles et autres feux d’artifices pyrotechniques.

Pourquoi avoir voulu flinguer le Président cette fois ? Tout simplement parce que le locataire du plus beau palace de Washington voulait changer les choses, assainir la politique, mettre fin à la profusion des armes et au traditionnel va-t’en-guerre américain, et instaurer le goût du dialogue dans un pays qui préfère tirer d’abord et discuter après. De quoi déplaire aux plus conservateurs des conservateurs. Ainsi, La Chute du Président est entièrement bâti sur une critique cinglante de l’Amérique version Donald Trump, dont Morgan Freeman incarne une parfaite antithèse. Le film multiplie les petites piques à l’encontre du fou furieux Président au teint orange. Si bien entendu (soyons pas stupides) on devine vite que le discours est une bonne excuse pour dérouler un actionner ultra-badass et « patriotisant », il est néanmoins présent et impossible de l’occulter. A lui seul il n’anoblira pas cette entreprise d’action massive demi-neuneu qui n’aboie jamais plus loin que sa queue, mais reste qu’il vaut mieux ça que rien du tout et l’effort est appréciable.

Cette pseudo-tentative de « propos » à faible hauteur sous plafond mise de côté, la grosse attente de ce troisième opus était de savoir s’il allait satisfaire la soif d’action des fans de cinéma-spectacle après Hobbs & Shaw en guise d’apéro. La réponse est oui. On a vite notre compte et on finit par déposer les armes, complètement sonné par ce pavé de bastons testostéronées de près de deux heures. Comme ses prédécesseurs, La Chute du Président est un roller-coaster qui, une fois lancé, ne s’arrête jamais pour le plus grand bonheur des affamés d’action. En revanche, comparé aux deux premiers (sachant que le second était déjà moins bon que son aîné), autant dire que l’on est un cran en-dessous question qualité. La franchise aura été en constante régression et il serait probablement temps d’y mettre fin avant l’opus de trop. Généreux et spectaculaire, ce troisième volet pâtit surtout d’un scénario encore plus rabougri que des deux frangins (ça on s’y attendait) mais surtout d’une mise en scène bien plus impersonnelle et moins créative, en dehors d’une maigre poignée de séquences (dommage venant de Waugh après son pas mal Shot Caller). Le premier avait pour lui sa violence expéditive qui lui apportait une vraie personnalité loin des blockbusters fadasses. Le second, en dépit de sa nuée de défauts, avait au moins son côté chaos immersif qui en faisait un survival intense efficacement traduit par une mise en scène inspirée. Mais ce troisième volet manque d’un argument à lui qui le ferait sortir du rang des actionner lambda. Force est de constater que la saga devient de plus en plus basique au fil des films. Subsiste le plaisir simple d’une « crétinade » remuante qui distrait, amuse et assouvit les plus bas instincts réclamant parfois du « qui dépote sans faire bosser le cerveau ». En gros, la franchise s’essouffle mais reste efficace.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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