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LA DERNIÈRE VIE DE SIMON de Léo Karmann : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : La dernière vie de Simon
Père : Léo Karmann
Date de naissance : 2019
Majorité : 5 février 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h43 / Poids : NC
Genre : Drame, Fantastique

Livret de famille : Benjamin Voisin, Camille Claris, Martin Karmann…

Signes particuliers : Une très belle surprise.

DU BEAU CINÉMA FANTASTIQUE FRANÇAIS

NOTRE AVIS SUR LA DENRIÈRE VIE DE SIMON

Synopsis : Simon a 8 ans, il est orphelin. Son rêve est de trouver une famille prête à l’accueillir. Mais Simon n’est pas un enfant comme les autres, il a un pouvoir secret : il est capable de prendre l’apparence de chaque personne qu’il a déjà touchée… Et vous, qui seriez-vous si vous pouviez vous transformer ? 

La Dernière Vie de Simon, c’est l’histoire d’un petit orphelin qui a un pouvoir secret, être capable de se transformer en n’importe qui qu’il aurait déjà touché par le passé. Ok, avec un pitch pareil, avouons que l’on ne partait pas forcément en confiance. En réalité, deux choix possibles s’offraient au film de Léo Karmann (fils de Sam -Karmann, pas le tueur en série) : soit ça passe, soit ça casse. On n’imaginait pas vraiment d’entre-deux pour un pari aussi original dans un paysage cinématographique français aussi étriqué, qui ne laisse généralement que peu de place à un soupçon de marginalité. Dominé par les comédies populaires et les drames à caractère social, rares sont les prises de risque comme celles-ci. Rares, mais tellement appréciables quand le challenge est relevé haut la main. Et pour ce qui est son premier long-métrage, Léo Karmann transforme l’essai et signe une œuvre dont l’humilité n’a d’égale que la magnifique beauté.

Sur le papier, La Dernière Vie de Simon, c’est une histoire de superpouvoir. Mais très vite, on comprend que l’on se fiche un peu de ce fameux « pouvoir ». On n’est pas dans un film de super-héros et son postulat fantastique est au service de quelque chose de plus grand, de plus fort, de plus profond. S’il est bien au cœur du film, il ne sera jamais le centre de son univers, il ne sera jamais exploité gratuitement ou étalé pour faire le spectacle. La Dernière Vie de Simon évite ainsi le piège du grotesque qui aurait pu le dévorer en restant constamment vissé à ses nobles intentions, à savoir être un drame initiatique et intimiste bouleversant où ledit pouvoir fonctionne comme une métaphore du désir irrépressible de ce petit garçon d’être quelqu’un d’autre que ce petit orphelin mélancolique et spectateur lointain du bonheur des autres enfants de son âge. Avec énormément de délicatesse et de justesse, Léo Karmann nous transporte, un onirisme tragique en guise de tapis volant, vers une émotion qui n’est jamais forcée et qui frappe pourtant en plein cœur. Pas de misérabilisme, pas de sensationnalisme, La Dernière Vie de Simon est une petite bulle de tendresse qui parle d’amour et du besoin de se sentir aimé.

Film fragile, parfois doucement naïf mais qui tente d’embrasser une certaine maturité, La Dernière Vie de Simon oscille entre le conte et la fable fantastique, un registre difficile mais que Léo Karmann a su appréhender intelligemment, avec l’envie de reformuler ces œuvres qui ont marqué nos enfances, celles d’Amblin, des Spielberg et autres Zemeckis. Avec toutefois une part dramatique peut-être un peu plus prononcée. Une chose est sûre, on se laisse prendre et bercer par l’étrangeté, fasciné par la propension de Karmann a la rendre totalement crédible pour la fondre dans une histoire vraiment poignante érigée sur des sentiments si universels, qu’on pourra les comprendre et s’y accrocher.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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