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HORS NORMES d’Olivier Nakache & Eric Toledano : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Hors Normes
Père : Olivier Nakache, Eric Toledano
Date de naissance : 2019
Majorité : 10 juillet 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille
: 1h54 / Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de famille : Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent…

Signes particuliers : Le tandem Nakache & Toledano dans leurs œuvres, un film drôle et émouvant.

UNE PLONGÉE DANS UN MONDE HORS NORMES

LA CRITIQUE DE HORS NORMES

Synopsis : Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés « d’hyper complexes ». Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes.

L’intenable duo dévoreur de box office est déjà de retour. Deux ans à peine après le succès du Sens de la Fête, le tandem Nakache & Toledano revient avec sa nouvelle proposition qui rappelle à bien des égards leur triomphal Intouchables. Un récit inspiré d’une belle histoire vraie, une relation d’amitié et de travail nouée autour d’un duo, un message positif et une cause à défendre, et bien sûr la comédie dramatique comme moyen d’expression, tels sont les ingrédients de Hors-Normes, comédie sociale où Vincent Cassel et Reda Kateb sont les gérants de deux associations s’occupant d’enfants autistes. Avec l’aide de jeunes issus de banlieues difficiles auxquels ils tentent de donner un avenir, Bruno et Malik évoluent dans un monde compliqué et sont les derniers remparts d’un système défaillant qui ne sait pas comment gérer les cas les plus difficiles.

Hors-Normes s’inscrit dans l’esprit du cinéma de Nakache/Toledano, un cinéma oscillant entre le rire et l’émotion. Là où la ligne bouge un peu, c’est plus au niveau du fond. Ce septième long-métrage défend une forte composante sociale avec cette thématique d’actualité mettant en lumière les associations marginales venant en aide au système médical impuissant face aux cas d’autisme lourds. Nakache/Toledano ont vu dans l’histoire de Le Silence des Justes (association créée il y a 23 ans), la matière a un film populaire soutenant une cause importante avec un idéal engagé. En cela, Hors-Normes se rapprocherait presque du cinéma de Louis-Julien Petit (Discount, Les Invisibles).

Ce qui surprend un peu, c’est la gravité du propos. Si Nakache et Toledano n’oublient jamais le rire qui a toujours fait partie intégrante de leurs films, Hors-Normes se révèle plus dramatique, cette composante et l’émotionnel prenant souvent le dessus sur la pure comédie feel good. Et le film de se rapprocher davantage de Samba que d’Intouchables par exemple, un peu moins drôle et plus sérieux mais néanmoins rieur et émouvant. Au-delà de la recette qui a fait ses preuves, c’est surtout la volonté affichée par le tandem de plonger à 200% le spectateur dans le quotidien de ces associations qui luttent contre les difficultés, contre les préjugés, contre l’inertie ou contre les rouages de l’administration. Le tout sans accabler qui que ce soit, sans juger, et en essayant de comprendre, d’être positif et de trouver des solutions plutôt que de nouer le débat autour du pilier de l’entêtement et de l’incompréhension. Et Hors-Normes d’être un beau film qui, malgré quelques patinages dans le rythme, touche au cœur et offre un regard bouleversant sur le handicap et sur ces courageux qui luttent chaque jour pour aider.

BANDE-ANNONCE : Prochainement

Par David Huxley

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