BUDAPEST de Xavier Gens : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Budapest
Père : Xavier Gens
Date de naissance : 2017
Majorité : 27 juin 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre
: Comédie

Livret de famille :  Manu Payet, Jonathan Cohen, Monsieur Poulpe, Alix Poisson, Alice Belaïdi, Artus…

Signes particuliers : Une comédie bête, trash et drôle.

ATTENTION, ÇA VA TÂCHER !

LA CRITIQUE DE BUDAPEST

Résumé : Vincent et Arnaud ont beau avoir fait la plus grande école de commerce française, ils s’ennuient ferme dans leur travail. L’un, Vincent, travaille avec acharnement pour une multinationale sans aucune reconnaissance. L’autre, Arnaud, stagne dans la société du père de sa femme, Audrey. A l’occasion de l’enterrement de vie de garçon d’un de leurs amis, qui est un vrai échec, ils font la rencontre d’une strip-teaseuse qui leur parle de Budapest. Vincent a alors une idée qui va changer leur vie : créer une entreprise qui organise des enterrements de vie de garçon dans cette ville de débauche, où les boîtes de nuit pullulent, l’alcool coule à flots et la démesure est au rendez-vous. Après avoir abandonné leur emploi, et emprunté beaucoup d’argent, Vincent et Arnaud se lancent. Avec l’aide de Georgio, un expatrié qui leur a fait découvrir les « trésors cachés » de Budapest, ils créent l’agence de voyage « Crazy Trips ». Après des débuts hésitants, « Crazy Trips » envoie de plus en plus de clients à Budapest, pour y faire la fête arrosée à la palinka, danser enchaînés à des stripteaseuses, mais aussi profiter de certaines activités offertes par ce pays d’ex-URSS comme conduire des tanks et tirer à la kalachnikov sur des cibles. Mais cette aventure entrepreneuriale va bouleverser l’existence de Vincent et Arnaud. Car cette nouvelle vie entre Paris et Budapest mettra à l’épreuve à la fois leur amitié fraternelle, mais aussi leur couple. Et ils vont se confronter aux risques du métier…

C’est comme une ritournelle immuable qui dure, qui dure, encore et encore… À chaque semaine, sa comédie française qui croit pouvoir faire un carton en se démarquant des autres. Et à chaque semaine, le même constat d’échec d’un genre qui peine à surprendre et à se renouveler. La nouvelle venue dans le grand bal des comédies hexagonales qui espèrent faire marrer en masse, c’est le déglingo Budapest, adaptation délirante de la success story de l’authentique société Crazy EVG, boîte fondée par deux potes qui ont eu l’idée très lucrative, d’organiser des enterrements de vie à garçons dans la capitale hongroise, royaume de la dépravation et de la fête portnawak. A l’écran, les deux potes sont Jonathan Cohen et Manu Payet, rejoint par le très tendance Monsieur Poulpe. Et Budapest de vouloir faire dans la comédie déjantée qui tache, façon Very Bad Trip et autre Projet X.

On ne va pas se mentir, on redoutait le pire avec cette première incursion dans la comédie du réalisateur Xavier Gens, d’ordinaire plus habitué au cinéma de genre. Son affiche estampillée dégueuli, sa bande-annonce abonnée à la vulgarité, sa proposition d’un pseudo-trash à la française, rien n’inspirait la confiance aveugle. La surprise de tomber sur un film finalement assez drôle n’en est que meilleure. Alors oui, Budapest n’est pas très original, oui il est vulgos à souhait, oui il ne cherche pas à faire du grand cinéma et se complaît dans sa bêtise assumée, mais sous l’impulsion de la mise en scène survitaminée d’un Xavier Gens assez inspiré et surtout boosté par un énorme Jonathan Cohen, sans doute l’acteur le plus drôle du moment en France et dont le show est hilarant, Budapest fonce sur l’autoroute du rire à une allure dingue, sans jamais baisser de rythme et sans jamais voir son potentiel comique s’essouffler. Trivialement, on dira que le film est un simple plaisir coupable aussi con que rigolo, enchaînant les punchlines, les gags et les situations what the fuck dans un gigantesque délire bâti sur un scénario basique mais efficace, tour à tour un brin machiste puis se foutant de la médiocrité des mecs. Partant du principe qu’on ne lui en demandait pas plus, on peut dire que l’essai est transformé.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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