ANT-MAN ET LA GUÊPE de Peyton Reed : la critique du film
Sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Ant-Man & the Wasp
Père : Peyton Reed
Date de naissance : 2018
Majorité : 18 juillet 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h58 / Poids : NC
Genre
: Super-héros

Livret de famille : Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas, Michael Pena, Judy Greer, Michelle Pfeiffer, Laurence Fishburne, Walton Goggins, Bobby Cannavale, T.I…

Signes particuliers : Un film à la hauteur de son super-héros.

UN FILM QUI NE FOURMILLE PAS D’IDÉES

LA CRITIQUE DE ANT-MAN ET LA GUÊPE

Résumé : Après les événements survenus dans Captain America : Civil War, Scott Lang a bien du mal à concilier sa vie de super-héros et ses responsabilités de père. Mais ses réflexions sur les conséquences de ses choix tournent court lorsque Hope van Dyne et le Dr Hank Pym lui confient une nouvelle mission urgente… Scott va devoir renfiler son costume et apprendre à se battre aux côtés de La Guêpe afin de faire la lumière sur des secrets enfouis de longue date…

Le super-héros le plus riquiqui de la famille Marvel est de retour aux affaires, trois ans pile poil après ses premières aventures inaugurales. L’homme-fourmi aux pouvoirs étonnants refait surface avec l’espoir que ce second long-métrage fasse oublier la frustrante semi-déception du premier, développé par le génial Edgar Wright avant son débarquement pour “divergences artistiques”. Pour rappel, Wright avait une vision, un scénario écrit par ses soins et l’envie d’apporter sa patte à l’univers Marvel et au projet. Mais le studio ne l’a pas entendu de cette manière, préférant un film lisse, calibré dans le moule de ses productions habituelles, où Wright ne ferait office que d’exécutant. Remplacé à la hâte par l’impersonnel faiseur Peyton Reed, Ant-Man a payé le lourd tribu de ce sacrifice artistique. Malheureusement, les choses n’ont guère changé aujourd’hui. Si la saga affiche des progrès sur certains points, elle s’affaiblit sur d’autres. Surtout, avec Peyton Reed lui-aussi de retour aux commandes, elle pâtit toujours d’une vision dénuée de style et d’audace.

Parfaite incarnation du divertissement “marvelien” avec son action remuante, son humour très affirmé et sa volonté de spectacle pop-corn familial, Ant-Man et la Guêpe a comme premier défaut de s’obstiner à gommer sa différence pour se conformer au moule standard du blockbuster Marvel type. Et c’est fort dommage car le mini-super-héros pourrait avoir un univers qui lui serait propre, avec une identité marquée. Au lieu de cela, le studio a préféré en faire une copie de tous ses précédents efforts. Hormis son univers visuel réduit, ce Ant-Man 2 peine à se démarquer et ne propose rien de vraiment neuf dans le registre du film du film de super-héros. Mais cette sensation de lassitude aurait pu être atténuée si le spectacle proposé avait été exaltant. Or, il n’en est rien. Ant-Man et la Guêpe souffre d’un scénario terriblement dysfonctionnel, marqué par une affolante pauvreté dramatique et coupable d’une redondance tragique qui l’amène à tourner en rond sur lui-même au point d’aller tutoyer le désintérêt absolu. Au cœur de l’intrigue opposant ses super-mini-personnages et un méchant costumé qui manie les infinies possibilités de la physique quantique, le laboratoire portable miniaturisé du Dr Hank Pym (Michael Douglas), objet de toutes les convoitises. Et les deux heures d’Ant-Man et la Guêpe vont se résumer à un jeu de poursuite. Je te pique le labo, je le récupère, je te le repique, je le re-récupère, je te le re-re-repique, je le te-re-récupère et ainsi de suite… pendant deux longues heures ! Une intrigue mono-linéaire symptomatique de la terrible inconsistance des enjeux, peu aidés par la bêtise d’une histoire qui révèle toute sa suprême stupidité dans un final ni fait ni à faire, dégommant le peu d’enjeux évoqués. Disgracieux dans ce qu’il raconte au point d’en devenir passablement emmerdant, Ant-Man 2 trouve son seul salut dans le capital sympathie de son acteur Paul Rudd, dans son humour second degré très rieur voire décalé, et dans la gestion de ses scènes d’action maniant mieux les échelles de taille que son aîné, avec en prime quelques séquences plutôt inspirées. Mais l’ensemble, aussi plaisant pourra t-il paraître aux yeux de certains, reste faiblard et franchement peu palpitant.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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