Nom : Dix pour cent, le film
Mère : Emilie Noblet
Date de naissance : 10 septembre 2026
Type : disponible sur Netflix
Nationalité : France
Taille : 1h59 / Poids : NC
Genre : Comédie
Livret de Famille : Camille Cottin, Thibault de Montalembert, Nicolas Maury, Laure Calamy, Grégory Montel, Fanny Sidney, Liliane Rovère, Laurent Lafitte, Vincent Macaigne, Laetitia Casta…
Signes particuliers : Un long-métrage réussi.
Synopsis : Cinq ans après la fermeture de l’agence ASK, Andréa veut devenir réalisatrice. Mais la perte de son acteur principal à quelques jours du tournage la force à réunir son ancienne équipe ce qui ravivera leurs amitiés et leurs rivalités.

QUEL PLAISIR DE LES RETROUVER !
NOTRE AVIS SUR DIX POUR CENT, LE FILM
Ils sont de retour, pour notre plus grand plaisir. Parce qu’il faut bien avouer qu’ils nous ont un peu manqué nos agents de stars de cinéma. Six ans après la fin de la série culte, l’équipe de feu ASK est de retour non pas pour une nouvelle saison mais pour un long-métrage événement, disponible sur Netflix. Tout le monde -ou presque- a répondu présent à l’appel, d’où un gigantesque casse-tête organisationnel pour accorder les emplois du temps chargés des uns et des autres. Camille Cottin, Laure Calamy, Nicolas Maury, Thibault de Montalembert, Grégory Montel, Fanny Sidney et même Liliane Rovère -93 ans- reprennent leurs rôles respectifs, de l’acharnée Andrea Martel, du sensible et auto-centré Hervé, de la gaffeuse délurée Noémie ou de l’intrigant Matthias Barneville. Réalisé par Émilie Noblet (la comédie Bis Repetita), ce comeback fait un petit saut dans le temps pour respecter la ligne temporelle.
Cinq ans après la dissolution d’ASK, torpillée de l’intérieur par sa rivale Starmédia, les piliers de la boîte ont tous pris des chemins différents. Andrea prépare son premier long-métrage, Hervé tente de percer comme acteur, Matthias a monté sa propre agence avec sa fille Camille, Gabriel est parti chez la concurrence, Noémie est désormais productrice d’une série à succès et Arlette a pris sa retraite. L’expression « le petit monde du cinéma » n’étant pas seulement un mythe, tous vont se retrouver autour du premier film d’Andrea, dont le tournage va être parsemé d’embûches.

Comme si cinq années n’étaient pas passées, rien n’a bougé, tout est pareil ou presque. L’esprit de la série est intact, le mélange d’humour et de drame est toujours là, les personnages sont à l’identique, l’ivresse du coup d’œil dans les coulisses du cinéma est toujours aussi jubilatoire… et la magie Dix pour Cent opère encore. Noeuds au cerveau, vies frénétiques, commission sur salaire, jeux de négociations, coups du sort et coups en traître, rêves de grandeurs, caméos de stars, Dix pour Cent le film vend exactement ce qu’il annonce, la série en film. Comme un long épisode avec une intrigue étendue, qui au passage clôt les arcs narratifs des uns et des autres.
Retrouvailles réussies ou tentative de réanimation désespérée ? Une chose est sûre, on n’a boudé notre plaisir devant ce long-métrage un brin nostalgique où l’on a retrouvé des personnages et un univers que l’on a tant aimés. Dix pour Cent le film est certes inégal avec quelques petits trous d’air entourés d’élans rieurs profondément tordants, mais globalement on sent l’amour des comédiens pour cette reconnexion tardive avec une page de leur passé, on sent l’amusement général et le plaisir de se retrouver. Autant que l’on sent le bonheur des auteurs à se replonger dans cet univers.

La principale gageure était de faire en sorte que ce dernier tour de piste pour la bande ressemble à une saison compactée en deux heures sans qu’il donne l’impression… d’être une saison compactée en deux heures. Et à ce petit jeu, Fanny Herrero à l’écriture, Dominique Besnehard à la production et Emilie Noblet à la réalisation, s’en sortent bien. Tous les ingrédients originaux sont de ressortie, on rit des péripéties endiablées qui pleuvent sur les personnages, on se régale des caméos de stars incarnant leur propre rôle (Laetitia Casta, Vincent Macaigne, Laurent Lafitte et même Eva Longoria ou George Clooney). Globalement, le film tient la route et saura satisfaire les fans lâchés en terrain connu. Et ce même si certains arcs narratifs sont un peu moins bien traités que d’autres. Il faut dire qu’en deux heures de temps, ce n’était pas chose aisée que de trouver un équilibre parfait. Mais d’une intro maligne à une séquence hilarante avec Clooney en passant par un final touchant, on s’amuse bien. Adieu ASK.
Par Nicolas Rieux
