THE VOICES de Marjane Satrapi : la critique du film [Sortie DVD/Blu-ray]

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note 6.5 -10
Carte d’identité :
Nom : The Voices
Père : Marjane Satrapi
Date de naissance : 2014
Majorité : 22 juillet 2015
Type : Sortie vidéo
(Éditeur : FTD)
Nationalité : Allemagne, USA
Taille : 1h45 / Poids : NC
Genre : Comédie, Drame, Thriller

Livret de famille : Ryan Reynolds (Jerry), Gemma Arterton (Fiona), Anna Kendrick (Lisa), Jacki Weaver (Dr. Warren), Gulliver McGrath (Jerry jeune), Stephanie Vogt (Tina), Adi Shankar (John)…

Signes particuliers : Un délicieux OFNI signé Marjane Satrapi !

TRÈS BEAU, TRÈS GENTIL… MAIS UN PEU FOU.

LA CRITIQUE

Résumé : Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments…405857.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’INTRO :

Sept ans après Persepolis, la dessinatrice Marjane Satrapi signe son premier film « américain ». Ou plutôt germano-américain devrait-on dire, puisque The Voices est une coproduction à cheval entre les Etats-Unis et l’Europe, tournée en Allemagne mais avec un beau casting yankee composé du déficient charismatique Ryan Reynolds, de la belle anglaise Gemma Arterton, d’Anna Kendrick ou encore Jacki Weaver. Présenté à Sundance et à L’Etrange Festival, The Voices pourrait bien réconcilier les cinéphiles déçus de son dernier La Bande à Jotas et la réalisatrice de Poulet aux Prunes, dont c’est le quatrième long-métrage.400701.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’AVIS :

Un drame romantique aux allures de comédie psychologique et horrifique avec des animaux qui parlent, de la musique et du sang qui éclabousse ?! Voilà qui n’est pas banal. De toute manière, il faut bien se l’avouer, The Voices n’est pas un film banal. C’est d’ailleurs un film qui ne ressemble à aucun autre et qui affiche une joyeuse singularité barrée à la fois féroce et jubilatoire, avec un univers fait de collage de tons qui se marient à merveille ensemble, à la surprise générale. Petit régal doucement fou, plein d’énergie et d’originalité signé d’une Marjane Satrapi qui semble s’amuser avec sincérité de son univers iconoclaste, The Voices déroute mais charme, surprend mais attendrit en permanence, et capitalise grandement sur le talent de sa belle brochette de comédiens, un formidable Ryan Reynolds en tête dans l’un de ses meilleurs rôles à ce jour. L’acteur joue avec son visage, ses expressions, sa gestuelle, son air benêt souvent pointé du doigt, pour incarner ce personnage tout en nuances, tour à tour troublant, touchant, drolatique et passionnant. Quelque part entre le tragique grinçant et le merveilleusement cruel, The Voices est une petite réussite qui tient du miracle, avec laquelle on se laisse faire, sans résister. A quoi bon, c’est si délicieux.710Yf7UsdML._SL1500_

LES SUPPLÉMENTS BLU-RAY

Pas mal de bonus à se mettre sous la dent avec cette édition vidéo éditée sous la bannière France Télévision Distribution, même si la quantité est trompeuse car tous les modules proposés sont de courte durée. On commence par une série d’entretiens individuels aussi brefs que concis (environ 3 minutes chacun) avec Ryan Reynolds, Gemma Arterton, Anna Kendrick, la réalisatrice Marjane Satrapi et le scénariste Michael R. Perry. Les comédiens répondent à une petite série de questions (qui s’affichent à l’écran) sur leurs personnages, le film et l’aventure en général. Marjane Satrapi, comme Michael Perry, s’attardent davantage sur le script, la confection du film, son ambiance et son ton très singulier… Malgré la durée expéditive de ces interviews, à eux tous, ils permettent finalement d’aborder pas mal d’aspects du film. On regrettera juste que techniquement, ces modules soient peu ou mal finalisés. Même chose d’ailleurs du côté du module consacré aux effets spéciaux, plus précisément sur les techniques employées pour faire parler les animaux. Outre un contenu pas des plus passionnants, un effort dans le mixage n’aura pas été de refus. Suivent quelques scènes prises à vif sur le tournage (traduction, sans commentaires, ni montage). Un petit assemblage étrange qui manque de pertinence du coup. Enfin, ces suppléments se terminent par un sorte de clip de la feel good chanson « Happy Song ». Entraînant mais on préfère nettement revoir la scène finale du film plutôt que cette version très rudimentaire. En résumé, des bonus très anecdotiques et qui manquent de soin.

Par Nicolas Rieux

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