THE MEYEROWITZ STORIES de Noah Baumbach : la critique du film
Netflix / festival de Cannes

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Carte d’identité :
Nom : The Meyerowitz Stories
Père : Noah Baumbach
Date de naissance : 2017
Majorité : 13 octobre 2017
Type : Disponible sur Netflix
Nationalité : USA
Taille : 1h53 / Poids : NC
Genre
: Comédie dramatique

Livret de famille : Adam Sandler, Ben Stiller, Elizabeth Marvel, Dustin Hoffman, Emma Thompson, Adam Driver, Candice Bergen…

Signes particuliers : Un peu de charme et beaucoup d’ennui.

DU PUR NOAH BAUMBACH

LA CRITIQUE DE THE MEYEROWITZ STORIES

Résumé : Dans ce drame familial plein d’esprit, trois enfants déjà grands et leur père, un artiste new-yorkais grincheux, tentent de démêler leurs relations compliquées.

Aux côtés d’Okja, The Meyerowitz Stories était l’autre production Netflix présentée dans une ambiance houleuse au dernier festival de Cannes. Et si l’on a beaucoup plus parlé de la fable fantastique de Bong Joon-ho, c’est tout simplement car le nouveau Noah Baumbach (Frances Ha) y aura fait un passage très discret. Pourtant, le long-métrage du réalisateur new-yorkais affichait une distribution très séduisante qui aurait pu en faire un concurrent sérieux avec Dustin Hoffman en tête d’affiche, entouré d’Adam Sandler, Ben Stiller, Emma Thompson, et des caméo de Candice Bergen, Adam Driver, Judd Hirsch ou Sigourney Weaver. Mais rien n’y aura fait, Noah Baumbach n’aura pas marqué les esprits et son aventure « netflixienne » aura accouché d’une souris.

Pourquoi perdre son temps avec une copie quand on peut avoir l’original ? C’est le constat que l’on se fait au terme de The Meyerowitz Stories, nouveau film dans lequel Baumbach exploite ses habituelles thématiques tout en étant une nouvelle fois écrasé par le poids de ses références. Disciple de Woody Allen et de Wes Anderson (pour lequel il a écrit), le metteur en scène a ce problème récurrent de ne pas savoir se distinguer de ses modèles, de ne pas savoir comment prendre leur héritage en y injectant une patte vraiment personnelle. Chronique cacophonique qui se regarde sans déplaisir mais en laissant poindre une aimable sensation de vacuité, The Meyerowitz Stories est ainsi du sous Woody Allen au charme limité, comédie dramatique sur les relations parents-enfants et l’approche du deuil dont Baumbach ne fait finalement pas grand chose. Le résultat sonne creux, verbeux et sans grâce. Et malgré de bons comédiens et quelques dialogues sémillants, le film n’est rien de plus qu’un effort longuet, répétitif et parfois un brin hautain.

BANDE ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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