SPACE STATION 76 de Jack Plotnick – Critique – Sortie VOD

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note 4.5 -10
Carte d’identité :
Nom : Space Station 76
Pères : Jack Plotnick
Date de naissance : 2014
Majorité : 26 novembre 2014
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre : Comédie, SF

Livret de famille : Patrick Wilson (Glenn), Liv Tyler (Jessica), Marisa Coughlan (Misty), Jerry O’Connell (Steve), Matt Bomer (Ted), Kylie Rogers (Sunshine), Kali Rocha (Donna)…

Signes particuliers : La curiosité du moment, c’est cette comédie parodique de film de SF des années 70 par un ancien acteur de Buffy contre les Vampires.

RETOUR VERS LE FUTUR

LA CRITIQUE

Résumé : Lorsqu’elle débarque dans une station spatiale, une jeune femme n’imagine pas les tensions qu’elle va créer au sein des membres de l’équipage.SpaceStation76 L’INTRO :

Attention, OFNI en approche… Préparation de l’habitacle de réception… Ouverte du sas à Blu-ray… Amarrage de la galette numérique… Amorçage du processus de lecture… Envol vers la galaxie Movie Portnawesque 76. Plus sérieusement, bienvenu dans la science fiction des années 70. Nous sommes en 2014 et Space Station 76 est un corps inconnu en cours d’analyse. Acteur depuis le début des années 90, passé par la série (Buffy contre les Vampires ou Ellen), les DTV ou le cinéma (Mystery Men, Rubber ou Wrong Cops de Dupieux), Jack Plotnick a tourné quelques courts-métrages avant de s’attaquer à son premier long, le très étonnant Space Station 76. Décors rétro-futuro-kitsch en toc, tenues spatiales semblables à des pyjamas en lycra, technologies en plastique ringardes… Space Station 76 est une comédie SF imaginant un futur lointain avec les techniques du cinéma des années 70. Cette farce cinématographique singulière aura su attirer de grands noms, venus se payer un petit plaisir doucement ridicule, amusé et amusant : Patrick Wilson, Liv Tyler, Matt Bomer ou encore l’inénarrable Jerry O’Connell.A080_C001_0921MXL’AVIS :

Pastiche des Star Trek et consorts, Space Station 76 n’est pas sans nous rappeler le méconnu et pourtant presque culte, Psycho Beach Party. Certains se souviendront peut-être de cette délire parodique et volontairement narnardesque des slasher avec Nicholas Alex de Buffy Brendon, sortie confidentiellement en 2000. C’est un peu dans cet état d’esprit que se range le film de Jack Plotnick, bisserie DTV assumant sa ringardise jusqu’au bout des doigts, pour faire marrer… à demi mots. Car c’est un peu le problème de cette tentative téméraire qui navigue entre la comédie et la chronique spatiale du quotidien d’une station de ravitaillement où il ne se passe pas grand-chose de bien folichon mis à part les petits problèmes personnels de la poignée de résidents tous bien décalés dans l’âme. Un commandant incompétent et homo refoulé, une mère de famille bimbo irresponsable, une autre attirée par le paraître, un mécano à la main amputée remplacée par une prothèse électronique (clin d’œil à Star Wars), une fillette qui s’ennuie dans ce monde en huis-clos replié, un beau-parleur séducteur porté sur le sexe, une nouvelle pilote qui débarque et dont la présence va provoquer des tensions etc…A103_C007_09266XJack Plotnick cumule plusieurs audaces dans une seule et même tentative risquée. L’expérience d’un pastiche kitsch seventies résolument décalé tendre et référentiel, l’expérience d’une chronique spatiale lente sur la monotonie d’un microcosme terne, l’expérience d’un film évoluant sur un humour très second degré dans l’âme… Peut-être un peu trop de coups d’audace pour un même film qui du coup séduit par son charme atypique mais peine à vraiment emballer. Un peu comme une jolie fille qui aurait du charme sans être vraiment jolie. Laborieux, le problème principal de Space Station 76 est sa difficulté à se situer et notamment à s’affirmer avec son identité, son ton et son registre singuliers. Comme la pure parodie rieuse, ce qu’il n’est pas. Comme le drame mélancolique ou le film de science fiction, ce qu’il n’est pas non plus. Si l’on ne peut décemment pas le prendre au sérieux en tant que film de SF, lui qui s’amuse des clichés aussi bien au niveau des personnages que des décors, des situations ou de son univers, restait alors à miser sur l’humour. Et dire que Space Station 76 en manque est un euphémisme. Ce dont il manque surtout, c’est d’une réelle diversité et efficacité de cet humour. Le mélange des genres fonctionne mal, le ton de la chronique décalée est amusant au départ mais ennuyeux sur la durée, la faute à une absence de péripéties, la comédie peine à supporter à elle-seule toutes les attentes car seul le second degré général officie et rares sont les purs moments de drôleries revendiqués comme tels, les quelques écarts dramatiques sont mal gérés… Enfin, Space Station 76 n’est soutenu par aucun enjeu. Une carence qui ne pardonne pas, à plus forte raison dans un tel projet ubuesque qui a au moins le mérite de s’inscrire aux antipodes de toute la production stéréotypée du moment.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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