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SONGBIRD de Adam Mason : la critique du film [VOD]

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Carte d’identité :

Nom : Songbird
Père : Adam Mason
Date de naissance : 2020
Majorité : 16 décembre 2020
Type : Disponible en VOD
Nationalité : USA
Taille : 1h25 / Poids : 2 M$
Genre : Thriller, Anticipation

Livret de Famille : K.J. Apa, Sofia Carson, Demi Moore…

Signes particuliers : Sans intérêt.

 

 

UN CONFINEMENT QUI N’EN FINIT PLUS

NOTRE AVIS SUR SONGBIRD

Synopsis : Cela fait maintenant quatre ans que le monde vit en confinement. Désormais, les personnes infectées du Covid-23 sont envoyées de force en quarantaine dans des camps devenus peu à peu d’inquiétants ghettos. A Los Angeles, Nico est un coursier immunisé au virus qui arpente la ville lors de ses livraisons. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Sara, une jeune femme confinée chez elle. Malgré les impératifs sanitaires qui les empêchent de s’approcher, Sara et Nico tombent amoureux. Mais lorsque Sara est suspectée d’être contaminée, elle est contrainte de rejoindre les camps de quarantaine. Nico tente alors l’impossible pour la sauver…

La pandémie, ça inspire. Et pendant qu’en France on pond des comédies à la noix comme Connectés ou le prochain Dany Boon, nos amis les ricains, eux, ont passé la seconde et font dans l’anticipation. Comme ce bon vieux Michael Bay qui produit Songbird, un direct to VOD qui nous présente le (flippant) monde de demain. On est en 2023 et la population yankee n’a jamais été déconfinée depuis quatre ans. Alors que la Covid-23 fait des ravages, les seuls chanceux autorisés à circuler dehors sont les personnes immunisées. Comme Nico, un coursier qui partage ses journées entre son vélo et ses conversations téléphoniques avec Sara, une jolie jeune femme dont il est tombé amoureux pendant le confinement. Quand il apprend que Sara est suspectée d’être contaminée et va être envoyée dans un camp de quarantaine (où le gens crèvent allégrement), Nico entreprend une course contre la montre pour la sauver.

Songbird a été imaginé, produit et tourné dans l’urgence du moment alors que les Etats-Unis ne se sortent pas de la crise sanitaire et que c’est le bon moment pour faire flipper les gens à grands coups d’histoires pessimistes sur l’avenir. Problème, cette urgence se voit et se traduit plus par une culture du « à l’arrache » que par une volonté de pondre un truc bouillonnant d’actualité. Artistiquement, Songbird ne ressemble pas à un film tourné à l’économie avec un sentiment d’immédiateté donnant des ailes créatives. Non, il ressemble davantage à un film vide, brassant du vide et soufflant du vide avec une mise en scène vide. Il n’en subsiste rien en définitive et c’est un peu normal puisqu’il n’a rien à proposer ni à défendre. Le film d’Adam Mason s’articule sur un scénario aussi pauvre que poussif, incapable de matérialiser un univers fort (alors qu’il avait tout pour), incapable d’y ériger une histoire solide et motrice (les enjeux sont d’une fadeur épouvantable), incapable de faire fonctionner ses envies de thriller « apocalyptique » car il navigue trop a minima. Songbird n’a aucune épaisseur, aucune enveloppe et se limite à un canevas d’une banalité consternante. Comme une structure de maison avec juste les murs en parpaing et rien d’autre. Songbird est plus qu’un film inabouti, c’est un film à peine commencé, adossé sur un scénario que l’on croirait écrit par un enfant de 12 ans.

Porté par son indigence et des comédiens qui n’en ont la désignation que sur la fiche de paie (exception faite d’une Demi Moore qui cachetonne car faut bien payer les impôts, K.J. Apa ressemble plus à un mannequin ascendant surfeur cool traînant avec énergie sa chevelure Elsève de l’Oréal), Songbird a le mérite d’avoir vite improvisé un truc pendant que le fer est encore chaud mais le résultat est à reconfiner de toute urgence, si possible en jetant la clé. Passe-plat désincarné et profondément ennuyeux, Songbird paye sa petitesse, son manque d’ambition et d’imagination, le rendant insignifiant en plus d’avoir été exécuté avec des moufles.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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