SIREN (critique – fantastique)

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affiche-Siren-2010-2Mondo-mètre :
note 4.5
Carte d’identité :
Nom : Siren
Père : Andrew Hull
Livret de famille : Eoin Macken (Ken), Anna Skellem (Rachel), Tereza Srbova (Silka), Anthony Jabre (Marco)…
Date de naissance : 2010
Nationalité : Angleterre
Taille/Poids : 1h26 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Andrew Hull essaie de faire baigner son film dans une atmosphère pleine d’étrangeté et de mystérieux en plus de la sensualité et de l’inquiétant. Un film assez sincère mais soumis à « humeur ».

Signes particuliers (-) : Le film enfonce des portes déjà ouvertes pour au final ne jamais vraiment ex explorer le contenu à y être… Beaucoup d’erreurs et un résultat bancal.

 

LA PETITE SIRÈNE EN COLÈRE

Résumé : Un groupe d’amis en excursion en bateau pour le weekend, sont attirés vers un île étrange…

Siren

Ancien directeur artistique se reconvertissant dans la mise en scène, Andrew Hull signe avec Siren, son premier long-métrage à 45 ans. Plus inspiré par un cinéma à l’ancienne que par le genre tel qu’il l’est actuellement entre torture porn et film de fantômes en vue subjective. Les références de Hull semblent être plus la Hammer, le cinéma à ambiance, le cinéma d’atmosphère à l’image du classique britannique The Wicker Man. Petit budget, Siren tente de se vendre sur la base de ses références renvoyant donc à un cinéma de thriller ou surnaturel old school apprécié, l’affiche citant entres autres, le Calme Blanc avec Nicole Kidman ou à un cinéma récent mais fortement ancré dans l’ancien (The Descent, Open Waters). Enfin, en termes purement marketing, les publicitaires n’ont pas oublié ce qui fait le plus vendre dans le cinéma d’horreur : de belles femmes à la plastique tentante et à l’érotisme sous-entendu.

Capture d’écran 2013-04-19 à 09.44.37

Comme son titre l’indique, Siren aborde le mythe des fameuses créatures belles et fantasmagoriques maritimes (qui ne sont ni plus ni moins que des demi-poisson avec l’œil un poil moins morne). Récemment, l’excellent Ondine de Neil Jordan avait déjà abordé cette mythologie fantasmagorique. Mais Siren, lui, n’est pas orienté drame mais davantage épouvante-horreur, croisant le fantastique avec une esthétique à la slasher lorgnant maladroitement vers l’œuvre psychologique.

Capture d’écran 2013-04-19 à 09.46.22

Siren est un film étrange. Son gros défaut est de ne pas trop savoir où il va, de tourner un peu en rond sans trop savoir comment faire rebondir son intrigue tout au long de l’évolution du récit d’où un côté quelque peu répétitif dans les scènes qui s’enchaînent sur une tonalité cherchant à favoriser l’ambiance mystérieuse et onirique. Mais malgré ce manque de maîtrise évident et ces allures bancales, on ne peut pas totalement lui cracher à la figure car le sujet et l’atmosphère étrange distillée par le réalisateur apportent un quelque chose d’intrigant voire d’envoutant par moment à un film presque inclassable. Bon, et bien évidemment, les jolies Anna Skellern and Tereza Srbova n’y sont pas étrangères non plus.

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Siren est clairement un film « à humeur ». On peut passer complètement au travers et s’ennuyer à mourir devant un naufrage total chiantissime, comme se laisser porter par la curiosité et l’étrangeté de la chose, malgré quelques défauts comme notamment un casting masculin assez mauvais. Mais un casting que tout mâle aura vite fait d’occulter devant la magnifique Anna Skellern (The Descent II) que le réalisateur essaie de filmer à la sauce Mandy Lane en la magnifiant visuellement au maximum. Bref, une œuvre sincère qui pourra plaire à certains tout en en laissant pas mal sur le seuil de sa porte.

Bande-annonce :

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