ALIEN vs NINJA (critique – action)

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affiche-Alien-vs-Ninja-2010-1-346x490Mondo-mètre :
note 1
Carte d’identité :
Nom : AVN
Père : Seiji Chiba
Livret de famille : Masanori Mimoto (Yamata), Shuuji Kashiwabara, Mika Hijii (Rin), Donpei Tsuchihira (Nezumi), Yûki Ogoe (Nishi), Ben Hiura (Le Maître)..
Date de naissance : 2010
Nationalité : Japon
Taille/Poids : 1h28 – 600.000 $

Signes particuliers (+) : Le délirant à la sauce japonaise entre monstres, arts martiaux et grand n’importe rigolo.

Signes particuliers (-) : Passé l’énormité idiote mais drôle de la chose, reste un film nul en tout point, vite gonflant et sous-produit comme il est sous-réalisé.

 

CONNERIE vs DEBILITE

Résumé : Dans le Japon ancestral, des ninjas voient s’écraser une mystérieuse boule de feu dans la forêt voisine. Allant voir de quoi il en retourne, ils se retrouvent aux prises avec des extraterrestres belliqueux…

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Né de la culture pop japonaise décalée dont les spectateurs locaux raffolent, Alien vs Ninja (souvent surnommé AVN) appartient à cette catégorie, spécialité à la mode au pays du soleil levant, des petites séries B à budgets très limités brodant autour d’un postulat très sommaire et clairement identifiable et compensant leur manque de moyens évident par une recherche de l’ultra-fun décomplexé et résolument déjanté.

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Kitamura avait par exemple, atteint le point d’orgue du genre avec l’inégal Versus qui au-delà de ses plus folles attentes, avait fait la surprise générale le tour du monde rencontrant un vif succès. Mais cela ne marche pas à tous les coups. Depuis, un grand nombre de métrages à la qualité très aléatoires pullulent à tout va, tous inspiré de la tradition d’un cinéma kitsch repris par la suite par les séries télévisées. Pour un excellent Machine Girl, combien de Robo-Geisha ou Karate Robo Zaborgar ? Ces films, produit pour la plupart sous l’égide de la société barrée Sushi Typhoon (déjà…) arguent un esprit dingue, léger, un second degré foisonnant et un univers visuel et thématique des plus comique.

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AVN pompe dans les grandes largeurs aussi bien le susnommé Versus que Predator. En fait, le film reprend l’idée des Predators extraterrestres dans une forêt en alliant ce pitch succin à l’esthétique de Versus avec des combats incessants sur des musiques tantôt techno tantôt métal insupportables, fortes et omniprésentes. Pas vraiment de scénar, pas vraiment qualités techniques et surement pas de soin apporté au jeu des comédiens interprétant des personnages dont on se fout royalement. Le but n’est pas de toute manière. Le but est fondre tout ça dans un gloubiboulga informe avec pour leitmotiv, de l’action, de l’action et de l’action avec un soupçon d’humour.

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On aurait envie de se dire que dans l’idée, pourquoi pas, que les combats sont sympathiquement chorégraphiés, que le tout respire une bonne humeur loufoque etc. Sauf qu’à un moment, assumer à 100% son côté « série B cheap mais déjantée et fun » n’est pas en soi un argument justifiant tout et n’importe quoi et suffisant à rendre un film cool et divertissant. Et en parlant de n’importe quoi, AVN en est un joyeux, où de pauvres ninjas anachroniques se foutent sur la gueule avec des prédators au look de dauphins mutants sur pattes kitsch dignes des monstres des Bioman et autre Power Rangers. Rigolo cinq minutes pour le décalage formel et narratif, AVN devient rapidement saoulant d’autant que la cheaperie de la chose est nettement moins masquée que chez Kitamura pour Versus qui lui, au moins, jouait intelligemment le coup. Le résultat donne un espèce de délire ridicule, foutrarque pas scénarisé pour un sou. D’ailleurs, si quelqu’un trouve nabot auteur de la chose et qui a certainement dû se perdre dans la forêt qui a servi au tournage, n’hésitez pas à contacter la production… ou la police. Merci pour eux ou pour nous.

Bande-annonce :

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