LE FIDÈLE de Michael R. Roskam : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Le Fidèle
Père : Michael R. Roskam
Date de naissance : 2017
Majorité : 1er novembre 2017
Type : Sortie en salles
Nationalité : Belgique, France
Taille : 2h10 / Poids : NC
Genre
: Drame, Romance, Policier

Livret de famille : Matthias Schoenaerts, Adèle Exarchopoulos, Jean-Benoît Ugeux…

Signes particuliers : Un thriller romanesque qui pèche par son manque d’originalité.

UN SI GRAND AMOUR

LA CRITIQUE DE LE FIDÈLE

Résumé : Lorsque Gino rencontre Bénédicte, c’est la passion. Totale. Incandescente. Mais Gino a un secret. De ceux qui mettent votre vie et votre entourage en danger. Alors Gino et Bénédicte vont devoir se battre envers et contre tous, contre la raison et contre leurs propres failles pour pouvoir rester fidèles à leur amour.

Michaël Roskam avait impressionné par la puissance cinématographique qui habitait son Bullhead il y a six ans, drame policier qui avait participé à propulser la carrière de l’excellent Matthias Schoenaerts. Trois plus tard, la confirmation avait peiné à prendre forme avec le décevant Quand vient la nuit, où son acteur fétiche avait néanmoins brillé dans l’ombre de Tom Hardy. Aujourd’hui, Roskam signe la passe de trois, toujours avec Schoenaerts devant sa caméra, cette fois-ci associé à la jeune Adèle Exarchopoulos.

Passée une entame bâclée, confondante de ridicule et digne d’un piètre téléfilm romantique américain pour ménagère en mal de rêves, Le Fidèle essaie ensuite de filer droit alors que Roskam recycle le même mélange qui animait ses deux précédents efforts, une prédominance de la tragédie nichée au sein d’un univers criminel. Mais encore une fois, le réalisateur jadis si prometteur déçoit, auteur d’un polar romanesque trop peu original pour convaincre. Utilisant des ficelles rongées jusqu’à l’os pour orchestrer les coutures d’un scénario maladroitement écrit, Roskam peine à apporter à son troisième long-métrage, ce petit « plus » qui ferait la différence, et qui le ferait sortir d’un genre auquel il n’a pas grand-chose à ajouter. Le Fidèle suit un parcours balisé de toute part, et si l’interprétation d’un Schoenaerts toujours aussi convaincant et charismatique relève le goût de cette œuvre trop fade en bouche, elle ne fait que compenser la prestation de sa partenaire, une Exarchopoulos décidément toujours aussi limitée dans sa palette de jeu malgré quelques belles scènes.

Sans jamais être foncièrement déplaisant, Le Fidèle alterne passages obligés et rares éclairs émotionnels, mais s’embourbe progressivement dans sa construction très mécanique, devenant de surcroît une espèce de gigantesque fourre-tout où cohabitent des idées mal emboîtées.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

 

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