LA FEMME AU TABLEAU de Simon Curtis : la critique du film [Champs-Élysées Film Festival]

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la_femme_au_tableaunote 4.5 -10
Nom : Woman in Gold
Père : Simon Curtis
Date de naissance : 2015
Majorité : 15 juillet 2015
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h47 / Poids : NC
Genre : Biopic, Drame

 

Livret de famille : Helen Mirren (Maria Altmann), Ryan Reynolds (Randol Schoenberg), Daniel Brühl (Hubertus), Katie Holmes (Pam), Max Irons (Fritz), Charles Dance (Sherman), Tatiana Maslany (Maria jeune)…

Signes particuliers : Un biopic sur le combat très médiatisé d’une femme pour la restitution des oeuvres d’art volées à sa famille par les nazis, durant la guerre.

THE MONUMENT WOMAN

LA CRITIQUE

Résumé : Lorsqu’il fait la connaissance de Maria Altmann, un jeune avocat de Los Angeles est loin de se douter de ce qui l’attend… Cette septuagénaire excentrique lui confie une mission des plus sidérantes : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche, dont elle assure que celui-ci appartenait à sa famille ! D’abord sceptique, le jeune avocat se laisse convaincre par cette attachante vieille dame tandis que celle-ci lui raconte sa jeunesse tourmentée, l’invasion nazi, la spoliation des tableaux de sa famille, jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis. Mais l’Autriche n’entend évidemment pas rendre la « Joconde autrichienne » à sa propriétaire légitime… Faute de recours, ils décident d’intenter un procès au gouvernement autrichien pour faire valoir leur droit et prendre une revanche sur l’Histoire. Ryan Reynolds and Helen Mirren in Woman in Black.L’INTRO :

Ça n’a rien de nouveau, les plus belles histoires à raconter au cinéma ne sont souvent pas le fruit de l’imagination des scénaristes hollywoodiens mais des histoires vraies et méconnues, puisées aux quatre coins de la planète. Avec Woman in Gold (alias La Femme au Tableau chez nous), le réalisateur Simon Curtis (auteur du magnifique My Week with Marilyn) porte à l’écran celle de Maria Altman, rescapée juive de la Seconde Guerre Mondiale qui avait émigré aux États-Unis lorsque les nazis ont envahi son Autriche natale. Au début des années 2000, la vieille dame se lancera avec l’aide d’un jeune avocat, dans un combat pour la restitution des œuvres d’art volées à sa famille par le Reich, notamment des tableaux de Gustav Klimt devenus l’attraction numéro 1 du musée du Belvédère à Vienne. Au centre de cette bataille juridique, une toile, le célèbre « Portrait d’Adele Bloch-Bauer I », portrait de sa tante, peint par l’artiste en 1907. Helen Mirren prête ses traits à Maria Altmann alors que Ryan Reynolds incarne son jeune avocat inexpérimenté qui se retrouvera à attaquer rien de moins que le Gouvernement autrichien.

woman_in_goldL’AVIS :

Biopic historico-dramatique adroitement confectionné et calibré pour traverser efficacement la période des moissons à récompenses (même s’il sort un peu trop tôt pour prétendre à ratisser aux prochains Oscars), Woman in Gold est une œuvre laissant de côté toute inventivité pour viser seulement à emporter le spectateur dans son histoire touchante. Malheureusement, le talent d’Helen Mirren qui nous rallie aisément à sa cause par son jeu empathique, ne suffit pas à soulever un film trop lisse pour émouvoir, trop classique pour se dénicher un intérêt qui dépasserait le seul caractère intéressant et instructif de son histoire. A échelle équivalente dans le registre du portrait émouvant d’une vieille dame dont on retrace le passé mouvementé à travers un canevas opérant comme une « enquête dramatique », on lui préfèrera mille fois le sublime Philomena de Stephen Frears, par exemple. Bien exécuté sur le papier mais sans inspiration particulière, le nouveau Simon Curtis est ludique mais trop plat pour convaincre. Une platitude que le cinéaste s’efforce de combattre par des flashbacks destinés à dynamiser son histoire mollassonne. Mais rien n’y fait. Et Woman in Gold de se regarder sans déplaisir mais sans séduire non plus.

LA BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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