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IP MAN LEGACY – MASTER Z de Yuen Woo-Ping : la critique du film [Blu-ray]

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Master Z : Ip Man Legacy
Père : Yuen Woo-Ping
Date de naissance : 2018
Majorité : 10 avril 2019
Type : Sortie Blu-ray/DVD
Nationalité : Chine
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre : Action

Livret de famille : Max Zhang, Michelle Yeoh, Dave Bautista, Tony Jaa, Liu Yan, Xin Yu…

Signes particuliers : Un spin-off généreux en bastons martiales.

ENCORE DU IP MAN… MAIS SANS IP MAN

LA CRITIQUE DE IP MAN LEGACY : MASTER Z

Synopsis : Après sa défaite face au Master IP, Cheung Tin Chi tente de recommencer sa vie avec son jeune fils à Hong Kong, au sein d’un bar destiné aux expatriés dont il est le propriétaire. Mais peu de temps après, il replonge dans ses anciens travers… 

Ip Man par ci, Ip Man par là, on commencerait presque à s’y perdre dans les nombreux films consacrés au légendaire artiste martial qui sont sortis ces dix dernières années. Outre le The Grandmaster de Wong Kar-Wai que l’on met à part, deux sagas cousines ont évolué au fil de la décennie. D’un côté, les trois films de Wilson Yip avec la superstar Donnie Yen. Un premier remarquable qui renouait avec l’esprit des Il Etait une Fois en Chine de Tsui Hark, un second opus correct mais en-dessous, puis un troisième assez loupé. A côté de ce petit déclin contrôlé, la saga concurrente dirigée par Herman Yau avec Yu-Hang To puis Anthony Wong. Nettement moins bonne. Où se situe donc ce Ip Man Legacy – Master Z qui débarque aujourd’hui en vidéo ? Dans la vague continuité de la saga de Wilson Yip avec Donnie Yen… mais sans Wilson Yip ni Donnie Yen. Plus précisément, ce nouvel opus s’intéresse à Cheung Tin Chi, personnage introduit dans Ip Man 3 où il était rival de poids à Ip Man et qui s’en éloigné du Wing Chun depuis sa défaite. Côté réalisation, c’est l’illustre chorégraphe-réalisateur Yuen Woo-Ping qui s’installe aux commandes de ce nouveau long-métrage qui, malgré son titre, se fait logiquement sans Ip Man puisqu’il s’agit d’un spin-off.

C’était relativement prévisible -on ne va pas se mentir- mais ce nouveau chapitre de la saga s’inscrit assez loin des bons films avec Donnie Yen sortis en 2008 puis 2010. Néanmoins, on saluera la générosité de l’entreprise de Yuen Woo-Ping qui fournit aux fans de cinéma d’action asiatique, un lot conséquent de bastons martiales opposant l’attachant Max Zhang à une galerie de rivaux incarnés tour à tour par le colosse américain Dave Bautista (Drax des Gardiens de la Galaxie), par l’athlétique Tony Ong Bak Jaa, ou encore par la vétéran Michelle Yeoh qui prouve au passage qu’elle en a encore dans les pattes.

N’ayant plus de visage historique à respecter, le personnage de Cheung Tin Chi étant inventé, Ip Man Legacy – Master Z pouvait donc librement se consacrer à son loisir principal : balancer un nombre incalculable de scènes de branlées martiales distribuées au gré de combats dantesques et ultra-spectaculaires. De fait, le script ne brille pas par son originalité même si l’on ne manquera pas de souligner sa noirceur mélancolique et le film n’est pas aussi fin et élégant qu’à l’époque de Donnie Yen. Mais le plaisir n’en demeure pas moins coupable en dépit des appels de la surdose. Car en définitive, Ip Man Legacy – Master Z ne doit pas sa moindre qualité qu’à un scénario forcé mais surtout à cette idée parfois contreproductive de baliser continuellement le film d’empoignades hallucinantes, au point d’en devenir ironiquement trop rythmé. Toutefois, il se dégage un quelque chose d’assez plaisant de cette série B globalement bien foutue. Ip Man Legacy se résume essentiellement à des combats impressionnants, du genre à 1 contre 50, et même s’il n’est finalement que bastonnade efficace, on en viendrait presque à ne pas s’en plaindre vu l’embarras causé par les scènes de pseudo-comédie ou de romance. Bilan, sans être mémorable ou foncièrement génial, l’histoire tient en haleine, l’effet divertissant fonctionne et le film envoie le pâté malgré des chorégraphies très inégales.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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