INBRED (critique – horreur)

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note 6
Carte d’identité :
Nom : Inbred
Père : Alex Chandon
Livret de famille : Jo Hartley (Kate), Seamus O’Neill (Jim), James Doherty (Jeff), Neil Leiper (Gris), Chris Waller (Dwight), James Burrows (Tim), Nadine Rose Mulkerrin (Sam), Terry Haywood (Zeb)…
Date de naissance : 2011
Nationalité : Angleterre
Taille/Poids : 1h30 – 1 million £

Signes particuliers (+) : Un survival horrifique misant à fond sur son second degré et son humour gore rappelant les péloches vintage d’un H. G. Lewis.

Signes particuliers (-) : Rien de bien nouveau dans ce film assez anecdotique faits de beaucoup d’emprunts.

 

BIENVENU DANS L’ANGLETERRE PROFONDE !

Résumé : Deux éducateurs spécialisés dans les adolescents difficiles, emmènent un groupe de gamins pour un weekend ludique dans la profonde campagne anglaise. Le weekend formateur va virer au weekend cauchemar…

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L’INTRO :

Inbred est un petit budget horrifique britannique réalisé par un certain Alex Chandon que certains connaîtront peut-être du DTV fauché Cradle of Fear avec le métalleux Dani Filth, chanteur du groupe de black métal Cradle of Filth. En dehors de ça, d’une obscure comédie anglaise tournée en 1997 (Pervirella) et de quelques courts, le bonhomme n’a jamais vraiment fait parler de lui outre-mesure. Il commencera à peine à se faire un nom avec cette série B confidentielle qui se paiera un petit tour de festivals spécifiques de genre (comme Strasbourg en France ou Sitges en Espagne). Réalisé avec des bouts de latex, quelques litrons de faux sang et une majorité de jeunes comédiens débutants emmenés au fin fond du trou du cul de l’Angleterre dans un petit village redneck par deux éducateurs sociaux (Jo Hartley aperçue dans des séries et quelques films d’horreur et Seamus O’Neill vu dans Touristes de Ben Whitley), Inbred n’a pas des ambitions folles mais va essayer de contourner ses difficultés en adoptant un ton qui fera sa différence, espérant ainsi gagner les cœurs des amateurs avec un côté gentiment attachant et des effets jouissivement excessifs à l’ancienne.

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L’AVIS :

Inbred prend place dans un cadre archi-classique qui en appelle à plein de films avant lui. Deux éducateurs, une bande de jeunes rebelles que la société aimerait recadrer (cf : Wilderness), un weekend dans un trou perdu, des rednecks bien comme il faut, et un séjour déjà miteux à la base qui va se transformer en cauchemar absolu avec bien entendu un festival d’éléments que l’on connaît par cœur, de la typologie des personnages (la silencieuse renfermée, le bizarre, le taré méchant et insupportable, l’entraîné par le précédent, le tenancier de bar en apparence sympa, les villageois patibulaires) à certaines séquences incontournables comme le coup du téléphone qui ne capte pas ou les clés de bagnole que l’on a pas sur soi quand on en a besoin… Bref, rien de franchement nouveau mais un ton général qui rappelle ouvertement le comique horrifique anglais et une sensation de ne pas en train d’assister à quelque-chose de grandiose mais au moins de sympathique. Et s’il ne sera effectivement ni transcendant ni mémorable, Inbred va réussir à faire la blague en grande partie grâce à sa générosité, s’en donnant à cœur joie dans le bon gros gore qui tâche à la limite du cartoonesque lorsque d’un film d’horreur banal, il se lâche à dévier furieusement vers la comédie pour aficionados de gore second degré.

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Avec son village aux allures de freakshow géant bourré d’hommes-créatures attardés mentaux et son grand guignolesque délirant rappelant des films comme The Incredible Torture Show ou The Wizard of Gore, croisés avec un soupçon du cinéma de Rob Zombie genre La Maison des 1000 Morts ou de Wes Craven façon La Colline a des Yeux tout en reprenant évidemment (comme tant d’autres) des éléments au classique Massacre à la Tronçonneuse,  Inbred est un melting pot de déjà-vu mais qui devient sans mal ce que l’on pourrait appeler « un petit film vite fait mais rigolo ». Alex Chandon met beaucoup de sincérité et d’humour dans sa petite péloche peu originale et assez basique à l’écriture très limitée mais qui parvient à distraire avec son univers « bucolique » peuplé de gueules bouseuses, son cirque horrifique déglingué et son aspect vintage rappelant encore plus ouvertement les délires décalés d’un Hershell Gordon Lewis lorsqu’il signait des bisseries sanguinolentes comme 2000 Maniacs dans les années 60. Et ça fait la blague avec sa bonne dose d’humour noir aidant à faire passer la pilule et sa constante exagération assumée même si l’ensemble paraît faiblard par son manque d’idées et d’inventivité.

Bande-annonce :

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