HUNGER GAMES : LA RÉVOLTE Part. 1 de Francis Lawrence
– Critique – Sortie Ciné

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438452.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 7-10
Carte d’identité :
Nom : The Hunger Games : Mockingjay : Part 1
Père : Francis Lawrence
Date de naissance : 2014
Majorité : 19 novembre 2014
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 2h03 / Poids : 250 M$
Genre : SF, Action

Livret de famille : Jennifer Lawrence (Katniss), Josh Hutcherson (Peeta), Liam Hemsworth (Gale), Philip Seymour Hoffman (Plutarch), Julianne Moore (Coin), Woody Harrelson (Haymitch), Elizabeth Banks (Trinket), Donald Sutherland (Snow), Jeffrey Wright (Beetee), Stanley Tucci (Caeser), Natalie Dormer (Cressida), Jena Malone (Johanna), Willow Shields (Prim), Paula Malcomson (mère de Katniss)…

Signes particuliers : Scindé en deux chapitres, le dénouement de la saga Hunger Games commence avec ce troisième volet qui devait faire oublier l’ennui de son prédécesseur et poser les marches du spectacle final à venir…

HUNGER GAMES : L’EMBRASEMENT DE LA RÉVOLTE

LA CRITIQUE

Résumé : Katniss Everdeen s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin, chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta et libérer le pays tout entier, à qui son courage a redonné espoir.hunger-games-3-la-revolte-partie-1-photo-5417fc543dad0 L’INTRO :

On avait été un peu déçu à l’automne dernier par Hunger Games 2 : L’Embrasement, épisode de transition entre le blockbuster initiateur plus « intimiste » et la suite d’une franchise souhaitant s’imposer comme une grande fresque SF dystopique riche en ambitions, mais qui au final n’embrasait pas grand-chose, nous encore moins. Ronronnant voire limite ennuyeux, manquant autant de rythme que d’énergie à tous les niveaux, Hunger Games 2 boitait par son incapacité à déployer adroitement la direction de son univers tout en affichant intensité et générosité du spectacle proposé. Nombre de chapitres dits « du milieu » dans ce type de saga ont connu ce problème, même si certains ont su faire démentir l’adage (L’Empire Contre-Attaque restant le meilleur exemple connu). Francis Lawrence, qui rempile pour la troisième fois, avait fort à faire pour corriger le tir et ce n’était pas mince à faire puisque La Révolte, chapitre final censé clore l’aventure, se voit scindé en deux longs-métrages, grande mode actuelle pour faire durer le plaisir (et prolonger le remplissage des tiroirs-caisses). Le cinéaste se devait donc de trouver le juste milieu pour équilibrer ce diptyque final sans que le meilleur ne soit uniquement l’apanage du prochain épisode. Tourné d’une traite pendant cinq mois avec le même casting et annoncé par une campagne promo, l’heure est venue d’entamer le dénouement des aventures de « Katniss le Mockinjay ».unger-games-la-revolte-partie-1

L’AVIS :

Intelligent et spectaculaire, Hunger Games 3 relève bel et bien le défi de faire oublier la monotonie de son prédécesseur. Cet avant-dernier acte retrouve la rage du premier, conserve la noirceur et le désenchantement dystopique du second, et même s’il n’est pas (encore) un feu d’artifice côté spectacle, on sent la saga monter en régime en direction d’un dénouement s’annonçant fabuleusement épique et dense. Intelligent dans la construction des ficelles de son canevas politico-dramatique (des qualités que l’on prêtait faussement à un Captain America 2 il y a quelques mois et qui là, sont réelles et notables), HG3 prend des allures d’échiquier terrifiant où les forces en présence placent leurs pions par quelques coups de maître, tout en exaltant un souffle que l’on pressent dévastateur. Attention, on n’ira pas jusqu’à dire que le film est une brillante parabole fascinante de profondeur analytique, décryptant avec finesse les rouages d’une révolution. Il reste un divertissement assujetti à des codes de divertissement et se veut didactique, manichéen, et vise le grand public. Toutefois, ce troisième chapitre s’efforce de se calquer sur un arc narratif soutenant des enjeux passionnants et soudainement revigorés soumis à une soupape tenue par une noirceur cruellement réaliste, même s’il ne les assume pas tous et même s’il ne va pas toujours au bout de leurs possibilités dramaturgiques.unger-games-la-revolte-part 1

On sent une puissance continue et contenue qui ne demande qu’à exploser et Hunger Games 3 se veut tout en tension grandissante. En tension mais aussi en émotion (outre celle de la présence importante d’un Philip Seymour Hoffman à qui l’on dit officiellement adieu à l’écran et auquel le film est dédié), le film comblant à ce niveau là, les lacunes de son prédécesseur. Structurellement construit avec beaucoup de discernement, HG3 est une introduction parfaite vers le final désormais très attendu. Sensationnellement haletant, visuellement somptueux, narrativement plein, émotionnellement plus grave et sérieux, ce nouveau chapitre propose un bel enchevêtrement entre adrénaline et récit initiatique, portrait politisé, tiraillements dramatiques et histoire intimiste, habilement insérée dans un univers global dépassant les seuls enjeux personnels. Tout cela pour peindre avec richesse, une insurrection montante et prête à collapser, en brossant au passage des thématiques allant de la mise en scène d’une propagande aux actes de provocation jalonnant le parcours vers la guerre civile, en passant par la conditionnement idéologique ou les difficultés à se positionner et à assumer des responsabilités acquises malgré soi. Hunger Games 3 : La Révolte s’impose comme un divertissement trois étoiles et mâture, s’illustrant par la pertinence de son écriture, par son absence de déchet, par sa réalisation propre, par ses nombreuses séquences pleine d’emphase et parfois même capables de poésie touchante, par son excellente et riche distribution, par sa BO élégante… Bref, par beaucoup de choses le plaçant dans le haut du panier de la dystopie sachant s’élever bien plus haut que le simple blockbuster couillon.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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