HALLOW’S EVE de Sean McGarry
Import DVD – critique (horreur)

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note 1
Carte d’identité :
Nom : Hallow’s Eve
Père : Sean McGarry
Livret de famille : Danielle Harris (Nicole), Tiffany Shepis (Sarah), Raymond Mamrak (Matthew), Courtney Baxter (Eve), Ashley C. Williams (Ashley), Chance Michael Corbitt (Tommy), Josh Flitter (Marty), Ricky Rude (Kerone)…
Date de naissance : 2012
Majorité au : inédit
Nationalité : USA
Taille : 1h18
Poids : 300 000 $

Signes particuliers (+) : x

Signes particuliers (-) : Tout ce que le slasher à petit budget peut faire de pire. D’une nullité sans borne, Hallow’s Eve est pathétique de bout en bout. Un navet sans assaisonnement.

 

DES JEUNES DÉBILES, DES MEURTRES, DU CUL, DES JOINTS…

Résumé : Des années après un tragique accident qui l’a défiguré, une jeune fille traumatisée est témoin du massacre de chacun des responsables au détour de la fête d’Halloween locale organisée…

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L’INTRO :

On le dit, on le redit et on le re-redit, dans le slasher, il y a à boire et à manger. Le genre est si addictif pour les amateurs, qu’il engendre une production de masse peu regardante sur la qualité et ne tablant que sur l’envie pressante des fans d’en voir encore et encore. Quelques rares au cinéma, beaucoup en DTV… Témoin de cet effet pervers, Hallow’s Eve de Sean McGarry, récent et médiocre représentant du genre sorti en octobre dernier aux Etats-Unis. McGarry signe là son premier long-métrage, essaie de reprendre tous les codes chers au registre, met la main sur un petit budget suffisant pour torcher une série B horrifique en apparence potable, s’entoure de quelques noms connus du bis comme Danielle Harris ou Tiffany Shepis, et pense faire la blague. Ca pour une blague, en voilà une, et bien douteuse de surcroit…

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L’AVIS :

Hallow’s Eve aligne tout ce que le registre peut avoir de mauvais. Empêtré dans un vide abyssal, même pour le genre (c’est dire !), où résonne sa bêtise comme un écho, et semblant faire de sa débilité une profession de foi, il s’impose comme un des pires slashers récemment produit, un de ceux qui se la joue « comique » au lieu d’être brutal et craspec et qui se regarde comme une longue torture qui est finalement pire pour celui qui est devant l’écran, que pour ceux qui sont dedans, prêt à être massacrer par un boogeyman à capuche. Humour pas drôle, générosité absente, script demeuré aux bases déjà-vues des centaines de fois… Ah, on en tient un bon là. Hallow’s Eve est au slasher, ce que La villageoise est au vin : dégueulasse et surtout pas pour les initiés.

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 On commence avec rien de moins que 37 minutes de présentation puis de remplissage pathétique, à attendre que l’affaire ne daigne nous montrer quelque-chose pour stopper son incommensurable ennui. Pour un film de 78 minutes, c’est donc quasiment la moitié qui est à jeter à la poubelle. Capture d’écran 2013-12-31 à 12.24.44Pas mal, belle performance. Pour patienter, une avalanche de nudité gratuite racoleuse et de nymphettes en petite culotte filmées comme un mauvais téléfilm érotique, ce qui a presque pour don de faire perdre tout le charme excitant de la chose. Tout ça en attendant le plat de résistance, où l’on espère au moins avoir au menu du découpage de jeunes stupides à grands coups d’effusion d’hémoglobine. Tout Harpagon qu’il est, Sean McGarry va nous servir un remake de L’Avare de Molière. Dans des décors miteux de fausseté, sans doute reconstitués dans son jardin, McGarry va nous proposer une petite série de meurtres minables et ridicules qui n’ont même pas pour eux d’être fun. Débile, mauvais, mal joué par des comédiens recrutés dans la cour du bahut le plus proche avec tout ce qu’il avait de disponible en pétasses en chaleur et crétins irréel de connerie, Hallow’s Eve est une purge honteuse et affligeante, visiblement écrite par un avatar de collégien de 14 ans prépubère qui ne jure que par le cul et la beuh. On va vous la faire claire : Hallow’s Eve ou comment perdre 78 minutes de sa vie que l’on ne pourra jamais récupérer. Et en prime le mec s’amuse à glisser des clins d’oeil à Hitchcock !! On doute fort que le maître su suspens jubilerait d’être associé par citation à un tel nanar ! Bon, c’est par où les vrais slashers maintenant ? Non, parce que l’amuse-gueule était périmé et immangeable, lui…

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

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