GHOSTS OF MARS (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : John Carpenter’s Ghosts of Mars
Parents : John Carpenter
Livret de famille : Nastasha Henstridge, Pam Grier, Ice Cube, Jason Statham, Clea DuVall…
Date de naissance : 2001
Nationalité : Américaine
Taille/Poids : 1h43 – 28 millions $

Signes particuliers (+) : Baroud d’honneur fun, nerveux, bourrin, bien construit, décomplexé, badass et viril (même dans ses personnages féminins), super BO.

Signes particuliers (-) : Un léger manque de moyens.

 
 

PRÉ-RETRAITE EN APOTHÉOSE

Résumé : Sur Mars, devenue une colonie minière, un groupe de soldats se rend à Shining Canyon pour y récupérer un dangereux criminel, James « Désolation » Williams, qui doit être transféré devant la Cour Pénale. C’est sans compter sur l’état d’abandon dans lequel ils vont trouver la ville. En réalité, tous les habitants ont été massacrés et Désolation est le seul survivant, protégé par les barreaux de sa cellule. Et la menace ne va pas tarder à revenir…

Qu’il nous semble lointain aujourd’hui le temps de Ghost of Mars, dernier grand film -ne faisant pourtant pas l’unanimité- du maître John Carpenter dit « Big John ». Le papa de Halloween ou de New-York 97 n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui-même. Absent des écrans justement depuis le four de cette merveille d’actionner SF (il n’a rapporté que la moitié de son coût de départ), Carpenter a tenté un retour pas gagnant du tout puisque son récent The Ward, en 2011, n’a pas même connu les honneurs d’une sortie en salles tellement il est mauvais. Carpenter a perdu la main et se fait tout vieux et tout rouillé. On a du mal à le croire et ça ne remettra jamais en cause son glorieux passé mais la réalité est là, il a perdu la niaque et appartient désormais à cette bande des illustres comme Argento, Hooper, De Palma, Dante, ayant pas mal perdu de leur superbe.

Depuis reconverti dans le monde du jeu vidéo où il s’éclate, Carpenter s’en est allé, pour une longue absence de près de dix ans, sur ce Ghost of Mars, moyen budget de SF (moins de 30 millions) où un groupe de militaires va se retrouver aux prises avec une curieuse race de guerriers à demi-zombifiés sanguinaires. Carpenter avait encore la pêche du haut ses 53 printemps au moment du film. Emballé pour pas grand-chose au regard du script et de ce qu’il aurait pu nécessiter, sans jamais que le film ne soit trahit par son minimalisme pécuniaire parfois visible, Ghost of Mars est surtout foutrement généreux. Carpenter joue sur un arc narratif certes basique dans sa triangulaire : des gentils soldats, un criminel à escorter, de gros méchants terrifiants. Et dans la logique de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami », des alliances vont devoir se faire pour atteindre un but commun : sauver sa peau ! Car dans cette ville désolée où nos soldats débarquent, pas âmes qui vivent. Rien que désolation et silence. Avant que de macabres découvertes ne soient faites. Mais pire que la découverte de corps mutilés, c’est la raison qui va vite devenir le problème. Et Ghost of Mars de virer du film d’horreur à suspens angoissant au film guerrier barbare dans un déluge d’action badass et ultra-virile où ça va dérouiller sévère et sans pitié dans des effluves de sang non contenues.

Carpenter envoie le bois, Ghost of Mars dépote et franchement, aussi basique qu’il soit, le film en est super attachant par son côté mega-fun décomplexé du bulbe. Un regal intelligemment construit au casting haut en couleur entre les musculeux Jason Statham et Ice Cube, la bandante Natasha La Mutante Henstridge, Clea DuVall et le nouveau come-back de la mère Pam Grier. Ca fait du bien par où ça passe quand même !

Bande-annonce :

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