EXPENDABLES 3 de Patrick Hugues
Critique – Sortie DVD/Blu-ray

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285929.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 6 -10
Carte d’identité :
Nom : The Expendables 3
Père : Patrick Hugues
Date de naissance : 2014
Majorité : 20 décembre 2014
Type : Sortie DVD, Blu-ray
Nationalité : USA
Taille : 2h07
Poids : Budget 90 M$
Genre : Action
Livret de famille : S. Stallone (Barney), J. Statham (Christmas), W. Snipes (Doc), A. Banderas (Galgo), M. Gibson (Stonebanks), D. Lundgren (Gunner), Jet Li (Yang), A. Schwarzenegger (Trench), R. Couture (Toll), T. Crews (Ceasar), H. Ford (Drummer), K. Lutz (John), R. Rousey (Luna), D. Ortiz (Mars), G. Powell (Thorn), R. Davi (Goran)…

Signes particuliers : Dans la droite lignée de ses prédécesseurs, Expendables 3 est du grand spectacle fun et décomplexé à voir sur grand écran pour profiter au mieux de l’éclate qu’il propose avec une générosité débordante.

 

A L’ÉCRAN, LE PIB DE LA FRANCE EN KILOS DE MUSCLES !

LA CRITIQUE

Résumé : Barney, Christmas et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks, qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney. Stonebanks devint par la suite un redoutable trafiquant d’armes, que Barney fut obligé d’abattre… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Ayant échappé à la mort, Stonebanks a maintenant pour seul objectif d’éliminer l’équipe des Expendables. Mais Barney a d’autres plans… Il décide d’apporter du sang neuf à son unité spéciale et d’engager de nouveaux équipiers plus jeunes, plus vifs et plus calés en nouvelles technologies. Cette mission se révèle rapidement un choc des cultures et des générations, entre adeptes de la vieille école et experts high-tech. Les Expendables vont livrer leur bataille la plus explosive et la plus personnelle…369916.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx L’INTRO :

C’est presque devenue une tradition biannuelle. La saga musclée des Expendables livre son petit dernier, un troisième opus qui s’inscrit dans la logique de progression d’une franchise délirante visant sans cesse le toujours plus gros, plus fort, plus bourrin, plus spectaculaire, plus peuplé. Et là, sous la caméra du nouveau réal australien Patrick Hugues (Red Hill), on a mis les petits plats dans les grands avec un casting une fois n’est pas coutume, incroyablement dément. Si pour diverses raisons, Dwayne Johnson, Nicolas Cage, Milla Jovovich, Jackie Chan ou Steven Seagal n’ont pas pu/voulu prendre part à l’entreprise, reste que la belle brochette réunie a une encore fois sacrément de la gueule (et du muscle). Visez un peu : Sylvester Stallone, Jason Statham, Wesley Snipes, Antonio Banderas, Mel Gibson, Dolph Lundgren, Jet Li, Arnold Schwarzenegger, Harrison Ford, Kellan Lutz, Randy Couture, Terry Crews, Robert Davi… Qui dit mieux ? Sans cesse en quête de renforts pour surpeupler l’univers viril de la bande à Barney Ross, on peut dire que cette fois-ci, la saga s’est surpassée pour atteindre des sommets, nantis au passage de quelques retrouvailles savoureuses, Stallone et Banderas ayant tourné ensemble dans Assassins en 1995, alors que le même Sylvestre et Wesley Snipes avaient fait ensemble Demolition Man en 1993.The-Expendables-3-7

L’AVIS :

Fort d’un budget de 90 millions de dollars (un poil moins que le deuxième opus), d’une team destroyeuse encore plus étoffée et d’un arsenal militaire encore plus pléthorique, Expendables 3 garde le cap de son éternelle philosophie : en foutre plein la tronche dans un gros monument de fun décomplexé. Et il y arrive. Spectaculaire à souhait, rentre-dedans comme on s’y attendait, impayable avec ses punchlines hilarantes et bourrin avec ses scènes d’action dantesques, ce troisième volet a tout pour satisfaire les amateurs de la saga débridée déviant du côté de la série B confortable qui dépote.185912.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Plus en détail et remis en perspective de ses prédécesseurs, Expendables 3 a du bon et du moins bon. Difficile alors de le juger au regard de frangins d’arme. Côté points forts, on soulignera la réalisation de Patrick Hugues, nettement mieux shootée que celle de Simon West avant lui, sans toutefois se hisser au niveau de celle de Stallone, maître à bord du premier. Question action & humour, le fameux mélange constituant la base de la recette de la série, ce troisième volet n’a pas à rougir, loin de là. L’épique est bien au rendez-vous d’un monstrueux plaisir coupable qui envoie le bois avec une générosité réjouissante, le pied restant appuyé sur l’accélérateur de la première à la dernière minute d’un gros divertissement parfaitement calibré pour la distraction totale. Et entre deux dézinguages en règle de méchants affluant par dizaines, de bonnes tranches de rigolade bourrées de références, cinéphiliques comme personnelles. Pour quelques clins d’œil renvoyant à quelques films cultes du cast, quelques piques pleine de verve (sur le réel passage en prison de Wesley Snipes ou envers Bruce Willis, grand absent du film pour cause d’exigences financières démesurées). Bref, on s’éclate, on se fend la poire et tout ça au son des balles qui fusent, des coups de tatane expéditifs, des explosions ravageuses et de la testostérone qui ruissèle par litres.315335.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx Expendables 3, une réussite parfaite faisant progresser exponentiellement la saga ? Presque mais pas totalement non plus. Au rayon « moins bien », on notera une ironie. Si le film accroît son nombre de personnages et de fait, de stars à l’écran, toutes ne parviennent pas à faire leur trou dans un film qui a vu peut-être un peu trop gros par boulimie de plaisir. Pour un Antonio Banderas qui se voit offrir un rôle burlesque en or, un Harrison Ford iconique ou un Kellan Lutz aux allures de figure de proue de l’avenir, à l’opposé un Wesley Snipes (back in business) très présent et génial dans la première moitié avant d’être effacé de la seconde, un Jet Li au passage anecdotique, un personnage féminin tiède (la non-actrice -et ça se voit- Ronda Rousey. A quand Michelle Rodriguez !!) ou un Schwarzy, certes drolatique (sans être aussi drôle que dans le second volet) mais aux apparitions décousues, inscrites en pointillé. De son côté, Mel Gibson trimballe son charisme intact, mais le film ne lui réserve pas le rôle de bad guy qu’il aurait mérité d’avoir, Van Damme raflant la mise sur ce terrain. C’est l’un des problèmes régulier de ce Expendables 3, ne pas arriver à faire idéalement coexister toutes ses stars dans un film qui leur réserve des « moments » à défaut de pouvoir les intégrer perpétuellement sur toute la durée de l’intrigue. On pourra également évoquer un scénario qui ne prend pas suffisamment soin de ses enjeux, la violence édulcorée (le film est PG-13 en attendant l’édition Blu-ray) et des SFX parfois complètement ratés, à la limite d’une production Syfy channel.expendables-2-stallone

Au final, Expendables 3 n’est ni meilleur ni moins bon que les autres, tout étant affaire de points précis qui tantôt l’élève ou l’abaisse. Dans sa globalité, reste un nouveau grand moment régressif et nerveux qui défouraille sévère, indéniablement réussi dans la logique proposée depuis le début par la saga. Ce troisième opus vend de l’éclate sans retenue et pour qui avait adhéré aux autres volets, alors Expendables 3 devrait se savourer comme il se doit, cerveau débranché et mirettes prêtes à recevoir une décharge d’énergie explosive.

LE TEST BLU-RAY

A film plein de muscles, édition vidéo plein de bonus ! Enfin, éditions vidéo au pluriel puisque Expendables 3 est disponible en DVD, en Blu-ray et en coffret trilogie ! On passera sur les détails techniques étant donné qu’entre son image très propre et son audio puissant, le dernier né de la saga a de quoi faire trembler vos murs et remuer votre écran. Et ainsi, on file directement vers les bonus qui sont légion… sur le Blu-ray. Par quoi commencer… Déjà, par le fait que le film s’offre dans une toute nouvelle version rehaussée de quelques minutes. Rien de transcendant non plus, 131 minutes contre 126 dans la version salles. Ce nouveau montage est disponible sur le DVD comme sur le Blu-ray qui, lui, propose l’alternative des deux version, cinéma et vidéo. Premier point important, ce nouveau montage était censé permettre au film de nous parvenir dans une version non censurée. Bon, malheureusement, ceux qui espéraient davantage de sang (un reproche souvent fait au film), il n’en est rien. ces séquences supplémentaires ne sont que de petites rallonges mais ne changent pas la face du film, ni sa teneur en violence.expendables-3Côté « suppléments »… Le DVD est nettement moins fourni que le Blu-ray (qui tient sur deux disques) et forcément, on ne saura trop que vous conseiller la seconde option. Sur le DVD, les images du débarquement français des Expendables avec l’avant-première parisienne et leur passage à Cannes, ainsi qu’une rencontre de 10 minutes avec les stars du film. Également au menu, les scènes rallongées et une sympathique compilation des scènes ratées. De quoi s’offrir un bon petit gueuleton sympathique post-film. En revanche, le Blu-ray fait davantage dans l’orgie. Les mêmes bonus que le DVD plus un gros making of de 52 minutes explorant en détail les coulisses du tournage et un module de 16 minutes baptisé « Un nouveau sang ». Y’a donc de quoi faire !

Bande-annonce :

Par Nicolas Rieux

Un commentaire à propos de “EXPENDABLES 3 de Patrick Hugues
Critique – Sortie DVD/Blu-ray

  1. Contrairement à vous j’ai trouvé que Gibson faisait un meilleur bad guy que JCVD, il est plus présent dans le film, il est bien iconisé sont combat avec Stallone même si il est court est mieux amené et plus équilibré que celui du 2 avec JCVD (mal monté deux fois le même coup de pied et rien d’autre).

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