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THE DEMON INSIDE de Pearry Reginald Teo : la critique du film

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Spectateurs

Carte d’identité :
Nom : The Assent
Père : Pearry Reginald Teo
Date de naissance : 2020
Majorité : 10 juin 2020
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre : Épouvante, Horreur

Livret de famille : Robert Kazinsky, Peter Jason, Florence Faivre…

Signes particuliers : Mais… on n’aurait pas déjà vu ce film 20 fois ?

L’EXORCISTE – CHAPITRE 358

NOTRE AVIS SUR THE DEMON INSIDE

Synopsis : Après trois années passées en prison pour la mort d’un enfant lors d’une séance d’exorcisme qui a mal tournée, le Père Lambert cherche sa rédemption auprès de Joel, un jeune père de famille qui soupçonne son fils d’être possédé… 

La Belle au Bois Dormant, Dracula, Clive Barker, Jules Verne… Si le nom de Pearry Reginald Teo ne vous dit rien, le bonhomme venu de Singapour a pourtant bossé sur des projets pas dégueu… enfin, tant que l’on ne creuse pas trop dans sa filmographie pour voir exactement de quoi il en retourne. Sleeping Beauty ? Oui, mais une version bas de gamme vue par douze personnes et demi aux États-Unis. Dracula ? Oui, mais rien que l’affiche de The Dark Prince vaut son pesant de cacahuètes tant on dirait le poster d’un spectacle de prestidigitation amateur organisé à la salle des fêtes de Béthune par un boys band gothique. Clive Barker ? Aussi, mais Necromentia est une série B miteuse ascendant daubesque. Jules Verne ? On n’a jamais eu de nouvelles de ce Captain Nemo avec Hayley Atwell depuis… 9 ans. Bref, traduction, Pearry Reginald Teo n’a jusqu’ici que végété dans les bas-fonds des productions nanardes, avec une tendance régulière à venir se ressourcer vers le genre. Genre dans lequel il continue d’œuvrer avec The Demon Inside, une nouvelle série B où deux prêtres vont venir en aide à un père esseulé dont le fils serait possédé par rien de moins que Belzébuth en personne. Bah oui, c’est qu’on reçoit du beau monde chez les Clarke.

On pourrait palabrer pendant des heures sur tout ce qui ne va pas dans ce The Demon Inside, production horrifique de seconde zone elle-même possédée par le démon de la nullité. Mais son principal problème est aussi simple que bonjour, le film de Pearry Reginald Teo n’a strictement rien à apporter à la quantité astronomique de longs-métrages sur le même sujet passés avant lui. Très fade et sans saveur autre que ce vieux goût de réchauffé, The Demon Inside n’est qu’une énième revisite sans inspiration de L’Exorciste et de toute la descendance qu’il a engendré depuis 45 ans, avec en prime tous les codes du cinéma d’épouvante actuel qui zone sur le marché du DTV. Des grigris visuels inutiles, des jump scare qui ne surprendront personne, une absence totale d’ambiance anxiogène capable de faire ressentir ne serait-ce qu’une demi-émotion ou sensation de peur, The Demon Inside passe à côté de toutes les cases du bon film d’épouvante et s’en va s’abîmer dans l’océan de l’insignifiance, aux côtés de nombreux cousins qui ont recyclé comme lui une recette jadis trop intelligemment confectionnée pour ses fragiles épaules. Résultat, parce qu’on a déjà vu ça mille et une fois, on ne peut qu’être condamné à l’ennui devant ce triste spectacle horrifique à la sagesse gonflante. La seule bonne idée, malheureusement sous-exploitée, est d’avoir imaginé un héros atteint de schizophrénie, rendant sa perception de la réalité faussée et de fait, encore plus perturbée par les apparitions… réelles ou dans sa tête ? Mais Pearry Teo ne joue qu’en surface avec cette idée, uniquement dans l’optique de nourrir sa pauvre histoire d’épouvante au lieu d’en faire un ressort psychologique digne d’intérêt. Bref, circulez, y’a vraiment rien à voir.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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