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SUPER-HÉROS MALGRÉ LUI de Philippe Lacheau : la critique du film

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Nom : Super-héros malgré lui
Père : Philippe Lacheau
Date de naissance : 2021
Majorité : 02 février 2022
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h22 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de Famille : Philippe LacheauJulien ArrutiTarek Boudali, Elodie Fontan, Jean-Hugues Anglade, Chantal Ladesou, Georges Corraface, Alice Dufour, Amr Waked…

Signes particuliers : Plus c’est con, plus c’est bon !

THE AMAZING STUPID-MAN

NOTRE AVIS SUR SUPER-HEROS MALGRE LUI

Synopsis : Apprenti comédien en galère, Cédric décroche enfin son premier rôle dans un film de super-héros. Un soir, alors qu’il emprunte la voiture de tournage, il est victime d’un accident qui lui fait perdre la mémoire. A son réveil, vêtu de son costume de justicier et au milieu des accessoires du film, il est persuadé d’être devenu le personnage du film avec une mission périlleuse à accomplir. Mais n’est pas héros et encore moins super-héros qui veut… Et encore moins Cédric.

Sous ses airs de leader d’une bande de petits rigolos adeptes de la marrade potache, Philippe Lacheau est en fait un bon consommateur et fin connaisseur de pop culture. Après avoir réussi son improbable pari d’adapter Nicky Larson, l’acteur-réalisateur s’attaque au genre le plus populaire au monde à l’heure actuelle, le film de super-héros. Mais made in France. Un acteur raté décroche enfin le rôle de sa vie. Il a été « choisi » pour incarner Badman, un super-héros bien de chez nous qui n’a « rien à voir avec Batman puisqu’il n’a pas de cape » dixit la productrice. Mais un choc à la tête va lui faire confondre réalité et fiction. Et voilà que Cédric se prend réellement pour Badman… Lacheau s’est évidement réservé le rôle principal et ses fidèles camarades de jeu l’accompagnent, le duo Tarek Boudali & Julien Arruti et la pimpante Elodie Fontan.
Avec Super-Héros Malgré lui, Philippe Lachaud reproduit exactement la même recette qui a fait le succès de son adaptation de Nicky Larson. De l’humour bien débile, un maximum de références évidentes et de clins d’œil détournés à des standards du genre (Marvel, les Superman, Joker, les Batman de Nolan et plus particulièrement The Dark Knight, le Spider-Man de Sam Raimi, Logan) et une histoire rythmée qui s’éparpille entre gags hilarants et scènes d’action chorégraphiées plutôt crédibles. S’il est généralement de bon ton de tirer à boulets rouges sur « la bande à Fifi » pour la supposée bêtise de leur univers, reste que Nicky Larson avait su faire taire quelques bouches aiguisées. Et Super-héros Malgré Lui fait (un peu) la même. Plus c’est con, plus c’est bon dit l’adage. On est totalement dedans. Le film assume à 100% ce qu’il est, un gigantesque délire sans prise de tête qui n’a pour vocation que de faire marrer en toute sincérité à la force d’un humour débridé, sincère et hyper généreux. Alors oui, ça ne vole pas toujours très haut, oui certains gags se répètent un peu, mais globalement c’est extrêmement efficace, tordant à souhait (et en ce début d’année sous sinistrose, ça fait du bien) et ça ose proposer des choses un peu fraîches pensées dans et pour le fun. En bonus, on a l’impression que de film en film, Philippe Lacheau gagne en ambitions cinématographiques. Certaines scènes d’action de Super-héros Malgré lui sont quand même classes (Nicky Larson avait déjà pour lui une poignée de séquences d’action foutrement bien filmées).
Divertissement parfait pour se détendre les zygomatiques en posant le cerveau sur le fauteuil d’à côté (pensez juste à le récupérer en sortant, y’a assez de décérébrés comme ça dans les rues), Super-héros malgré lui est une bonne parodie d’un genre que le cinéma français a bien maîtrisé dans un registre plus sérieux avec le récent et formidable Comment je suis devenu super-héros de Douglas Attal. De la bonne humeur et de la déconne sur 1h20, ça ne refuse pas.

 

 

Par Nicolas Rieux