Mondociné

QU’EST-CE QU’ON A ENCORE FAIT AU BON DIEU ? de Philippe de Chauveron : la critique du film

Partagez cet article
Spectateurs

[Note des spectateurs]

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ?
Père : Philippe de Chauveron
Date de naissance : 2018
Majorité : 30 janvier 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h40 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de famille : Christian Clavier, Chantal Lauby, Pascal NZonzi, Ary Abittan, Medi Sadoun, Noom Diawara, Frédéric Chau, Elodie Fontan, Frédérique Bel, Emilie Caen, Claudia Tagbo, Julia Piaton…

Signes particuliers : Une suite loin d’être aussi drôle que le premier.

QUAND LA QUESTION EST DANS LE TITRE

LA CRITIQUE DE QU’EST-CE QU’ON A ENCORE FAIT AU BON DIEU ?

Synopsis : Le retour des familles Verneuil et Koffi au grand complet ! Claude et Marie Verneuil font face à une nouvelle crise. Leurs quatre gendres, Rachid, David, Chao et Charles sont décidés à quitter la France avec femmes et enfants pour tenter leur chance à l’étranger. Incapables d’imaginer leur famille loin d’eux, Claude et Marie sont prêts à tout pour les retenir. De leur côté, les Koffi débarquent en France pour le mariage de leur fille. Eux non plus ne sont pas au bout de leurs surprises… Pas loin de quatre ans après le carton plein du premier film qui avait réuni plus de 12 millions de français dans les salles de cinéma, le joyeuse bande de Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu ? est de retour pour de nouvelles aventures placées sous le signe de l’humour et du vivre-ensemble au-delà des préjugés. Passé l’épouvantable A Bras Ouvert, Philippe de Chauveron retrouve Christian Clavier et Ary Abittan, mais aussi tous les autres, de Chantal Lauby à Medi Sadoun en passant par Frédérique Belle, Elodie Fontan, Noom Diawara, Julia Piaton etc… Dans cette suite, les Verneuil ont finit par accepter leurs gendres et leurs origines mais ils vont devoir faire face à une nouvelle crise : tous envisagent de quitter la France avec leur famille pour aller s’installer à Alger, Bombay, en Israël ou en Chine. La France va devoir se montrer fédératrice pour sauver l’union familiale !On plaide coupable, on avait franchement ri de bon cœur au premier Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, comédie vilipendée par certains au nom du « racisme » de la chose, là où l’on avait préféré y voir une farce s’amusant des préjugés, des différences et prônant la tolérance en utilisant le rire et la caricature pour mieux se moquer de certains travers. Loin de nous l’idée de dire que le film de Philippe de Chauveron était un modèle d’intelligence, mais la marrade était au rendez-vous et le film était loin d’être cet épouvantail franchouillard puant si décrié par ses détracteurs. En toute honnêteté, chacun pouvait y voir ce qu’il avait envie d’y voir, et l’on avait pris le parti de faire confiance au réalisateur, victime à l’époque d’un faux procès quand on connaît un peu l’envers du décor (lui-même venant d’une famille bobo-catho et étant marié à une femme d’origine africaine alors que son frère est marié à une femme d’origine maghrébine). A croire qu’en France, on aime le politiquement incorrect seulement quand on en a envie, mais que l’on adore se jeter sur de pseudo-combats sans importance. Bref, revenons-en à nos moutons. On espérait qu’une chose de Qu’est ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ?, multiplier les éclats de rire à hauteur de son prédécesseur. D’autant que sur le fond, le principe est le même. Certains y verront une critique de la bourgeoise franco-française aux valeurs d’un autre temps, d’autres y verront (encore) une envolée débordant de mauvais goût. Malheureusement, ce qui a marché une fois ne marchera pas toujours, et Philippe de Chauveron en fait l’amère expérience sur cette suite nettement (même très nettement) en-deçà de son modèle. Très poussif dans son scénario, Qu’est ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? n’a pas grand-chose à raconter et s’articule autour d’une idée pas folichonne pour tenter de dérouler des blagues qui tombent pour beaucoup à l’eau. Le film ne pouvant plus vraiment jouer la carte du petit racisme quotidien et de la franche hostilité car déjà fait, il tente de trouver d’autres idées mais peine à les exploiter, comme s’il se retenait de partir vraiment en vrille pour rester dans les clous. Rarement drôle voire parfois franchement navrant et grotesque, cette suite est une belle déception pour les amateurs du premier, un sequel plombé par sa prévisibilité, sa lourdeur, son manque d’inspiration et surtout la niaiserie pataude qui entoure son affaire.

BANDE-ANNONCE :

Par Wilfried Rennahan

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Close
Première visite ?
Retrouvez Mondocine sur les réseaux sociaux