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Nom : Greenland Migration
Père : Ric Roman Waugh
Date de naissance : 14 janvier 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h39 / Poids : 90 M$
Genre : Thriller catastrophe, Action
Livret de Famille : Gerard Butler, Morena Baccarin, Roman Griffin Davis…
Signes particuliers : Divertissant sur l’instant, oubliable sur la durée.
Synopsis : Après l’impact dévastateur d’une comète qui a réduit la Terre en ruines, la famille Garrity doit quitter la sécurité de son bunker au Groenland. Commence alors un périple pour leur survie à travers un monde dévasté à la recherche d’un nouveau foyer.

LE JOUR D’APRÈS
NOTRE AVIS SUR GREENLAND MIGRATION
Cinq ans après la sortie du premier Greenland, Migration poursuit l’histoire de la famille Garrity qui tente désormais de survivre dans un nouveau monde ravagé par la destructrice comète Clark. Réfugié dans un bunker au Groenland depuis le drame qui aurait décimé 75% de la population mondiale, John Garrity (Gerard Butler) et les siens vont devoir entreprendre un long voyage vers l’Europe, et plus précisément le sud de la France, quand leur abri n’est plus viable.

La catastrophe dévastatrice ayant assuré l’essentiel du spectacle dans le premier film, le réalisateur Ric Roman Waugh se devait de trouver quelques idées pour que sa suite ne devienne juste un road trip post-apocalyptique façon La Route ou Le Livre d’Eli. Pour remédier au problème (« problème » car Greenland 2 se réclame toujours du blockbuster spectaculaire), le scénario imagine des répliques, des fragments de la comète principale qui continuent de tomber et de causer des dégâts. À cela s’ajoute l’éternelle ressort que dans un monde ravagé, le plus gros danger vient désormais de l’égoïsme des hommes eux-mêmes, prêts à tout pour s’en sortir au détriment des autres.

On sent que l’histoire de cette suite a été écrite à la va-comme-je-te-pousse sans qu’une folle originalité ne vienne lui insuffler un soupçon d’inventivité. Greenland Migration emprunte le même chemin que tout les survival d’errance post-apocalyptique avant lui, avec tous les lieux, personnages et passages communs. Mais le film semble être conscient de son statut de grosse série B décalquant les travaux de Roland Emmerich (visuellement comme narrativement, avec par exemple la question de prendre le risque d’ouvrir le bunker aux survivants dehors semblable au débat de 2012) et à défaut d’être créatif, il essaie au moins d’être productif. Sur la foi d’un récit prétexte et anecdotiquement convenu qui emboîte des clichés comme un Tetris cinématographique, Greenland 2 s’applique au moins à convaincre en terme de spectacle et d’intensité du rythme. L’action est suffisamment présente pour tenir le chaland en haleine, les effets spéciaux sont convaincants (malgré 2-3 fonds verts limites), Gerard Butler fait parler sa sincérité pour crédibiliser son personnage et l’on aura au moins une chose à se mettre sous la dent : le beau spectacle crépusculaire d’une Europe désolée. Globalement c’est écrit avec des moufles et ça recycle des arcs et idées archi-éculés (dont l’impératif besoin de solidarité pour assurer le salut de l’humanité) mais le taf est fait pour qui n’est pas très regardant sur la qualité et cherche juste une distraction simple et efficace.
Par Nicolas Rieux
