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EIFFEL de Martin Bourboulon : la critique du film

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Carte d’identité :

Nom : Eiffel
Père : Martin Bourboulon
Date de naissance : 2021
Majorité : 13 octobre 2021
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h49 / Poids : NC
Genre : Biopic

Livret de Famille : Romain DurisEmma MackeyPierre Deladonchamps

Signes particuliers : L’Histoire noyée sous un déluge de sentimentalisme.

 

 

EIFFEL NE VOLE PAS AUSSI HAUT QUE SA TOUR

NOTRE AVIS SUR EIFFEL

Synopsis : Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière. Le gouvernement français veut qu’il crée quelque chose de spectaculaire pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Eiffel ne s’intéresse qu’au projet de métropolitain. Tout bascule lorsqu’il recroise son amour de jeunesse. Leur relation interdite l’inspire à changer l’horizon de Paris pour toujours.

Le projet Eiffel remonte à loin et a connu de nombreux hauts et bas sur les 30 ans dernières années. Il a été question d’une version avec Depardieu et Adjani, Besson est entré furtivement dans la boucle, Christian Fechner a récupéré le bébé et Christophe Barratier puis Olivier Dahan s’y sont penchés. Ce fut ensuite au tour de Ridley Scott de lorgner sur l’affaire avant qu’elle ne rebondisse en 2017 chez Pathé avec Martin Bourboulon (les comédies Papa ou Maman) aux manettes. Bref, une genèse aussi laborieuse que celle de la fameuse tour parisienne du même nom.
Le défi architectural qu’elle représentait, sa construction difficile, sa hauteur vertigineuse (à l’époque c’était le plus haut monument du monde), la colère des parisiens contre cette horreur « enlaidissant » l’horizon parisien, son coût astronomique, les véritables origines méconnues du projet… Il y avait quantité de sujets passionnants à raconter autour de la construction de la Tour Eiffel au point que le sobrement nommé Eiffel aurait pu se draper d’une sorte de souffle épique en narrant cette incroyable odyssée. Mais voilà, Martin Bourboulon n’en fait rien. Le cinéaste relègue tout ça au second plan pour leur préférer une romance à l’eau de rose qui prend toute la place dans un scénario écrit par des mains de pingouins. Titanic, voilà l’inspiration première citée par le cinéaste quand il s’agit de décrire l’âme de son film. En somme, mélanger grand récit épique et histoire romanesque. Sauf que l’équilibre est parfait dans le classique fleuve de James Cameron. De son côté, Eiffel sombre dans l’inintéressant et ennuie faute d’avoir su se focaliser sur ce qu’il vendait à la base. Trop relégué dans les contours, ce que l’on espérait être le cœur du film est remplacé par une soupe tiède assaisonnée au gnangnan sirupeux.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

One thought on “EIFFEL de Martin Bourboulon : la critique du film

  1. Suite au confinement je peux vous assurer que voir un aussi beau film que EIFFEL vous remonte le moral
    J’avais peur en temps que femme ce soit trop technique mais tout est si bien romançé que c’est un régal

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