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LA VOLANTE de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri : la critique du film [Sortie Cinéma]

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LA VOLANTEnote 1.5 -10
Nom : La Volante
Pères : Christophe Ali et Nicolas Bonilauri
Date de naissance : 2015
Majorité : 02 septembre 2015
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h27 / Poids : NC
Genre : Drame, Thriller

Livret de famille : Nathalie Baye (Marie-France), Malik Zidi (Thomas), Johan Leysen (Eric), Sabrina Seyvecou (Audrey), Jean Stan Du Pac (Léo)…

Signes particuliers : Sur la base d’un pitch archi-éculé, le duo de réalisateurs Christophe Ali et Nicolas Bonilauri ont-ils réussi à livrer quelque-chose d’original ? Non.

UNE VOLANTE QUI NE DÉCOLLE PAS

LA CRITIQUE

Résumé : Alors qu’il emmène sa femme à la maternité pour accoucher, Thomas percute et tue un jeune homme sur la route. Marie-France, la mère de ce dernier, ne parvient pas à se remettre du drame. Neuf ans plus tard, Marie-France devient la secrétaire de Thomas sans qu’il sache qui elle est. Peu à peu, elle s’immisce dangereusement dans sa vie et sa famille jusqu’à lui devenir indispensable.la_volante_filmL’INTRO :

Intrigués par le statut de ces « volantes » dans l’administration, ces personnes qui viennent en renfort ou en remplacement, débarquant de nulle part puis repartant nulle part sans que l’on connaissent leur histoire passée ou leur destinée future, le tandem de réalisateurs Christophe Ali et Nicolas Bonilauri ont eu l’envie de leur consacrer un film. Un énième drame social sur la précarité dans le monde du travail ? Pas du tout. Désireux de s’aventurer vers un cinéma plus « grand public » et « accessible », le duo s’est orienté vers le thriller, imaginant une histoire inquiétante nouée autour d’un drame fondateur qui va être le point de départ d’une affaire de vengeance minutieusement étudiée et orchestrée. Un gentil couple en route pour la maternité alors que madame va accoucher d’un moment à l’autre, une pluie diluvienne, un jeune homme qui traverse, et c’est le drame. Fauché, la victime meurt. Sa mère éplorée va alors attendre neuf ans pour refaire surface dans la vie de ceux qui ont brisé sa vie, prête à déployer sa vengeance…LaVolante-1L’AVIS :

En découvrant La Volante, la première réaction serait de se dire que c’est un premier film manqué mais que son duo de réalisateurs s’améliorera peut-être avec le temps. Problème, La Volante n’est pas un premier film. Christophe Ali et Nicolas Bonilauri ont déjà signé deux autres longs-métrage par le passé, Le Rat en 2001 et Camping Sauvage en 2005. L’échec prend alors une tout autre dimension. On n’est plus face au loupé de deux novices qui ont tenté sans succès, mais en présence de la débâcle d’un tandem rôdé, qui passe complètement au travers de ses intentions et ambitions. Citant sans cesse Hitchcock en référence ultime pour tout (Psychose et Marnie notamment), de leur gestion du suspens présumé angoissant à la construction de leur personnage phare, en passant par la musique ou leur mise en scène, Ali et Bonilauri signent l’un des pires films français de l’année. Leur thriller psychologique ressemble à s’y méprendre aux médiocres téléfilms américains qui parasitent les antennes des TF1 et autre M6 les débuts d’après-midi de semaine, avec leurs histoires archi-éculées, souvent de mères éplorées à qui l’on a kidnappé un enfant. Vous voyez sans aucun doute le genre. Désastreux de A à Z, il est difficile de trouver un motif de satisfaction dans La Volante, série B aussi stupide que plate, creuse et dénuée de toute inspiration.593589S’agitant avec son air sombre et pseudo-menaçant, Nathalie Baye, qui s’essaie au registre de la méchante de service, cabotine à côté de la plaque, au diapason de l’ensemble d’une distribution qui semble avoir oublié de jouer. Écrit avec un haut sens de l’indigence, filmé avec mollesse puis monté en mode « passe-plat », La Volante n’arrive jamais à intéresser une seule seconde, n’arrive jamais à inquiéter ou à faire éprouver le moindre sentiment de peur à l’égard de ses protagonistes. Les ressorts dramatiques se désamorcent tout seuls par l’inintérêt tragique et la prévisibilité de l’affaire et la médiocrité générale qui règne en maître au-dessus d’un film déjà anecdotique au départ, achève d’enterrer cette volante qui ne vole pas haut, et qui se crashe sur un terrain vague où on pourra ainsi l’oublier très vite. Bref, voilà ce que l’on peut appeler « une belle purge ».

BANDE-ANNONCE DU FILM :

Par Nicolas Rieux

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