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BROOKLYN SECRET d’Isabel Sandoval : la critique du film

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Spectateurs

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Brooklyn Secret
Mère : Isabel Sandoval
Date de naissance : 2019
Majorité : 1er juillet 2020
Type : sortie en salles
Nationalité : USA, Philippin
Taille : 1h29 / Poids : NC
Genre : Drame, Romance

Livret de famille : Isabel Sandoval, Eamon Farren, Ivory Aquino…

Signes particuliers : Un drame langoureux qui s’étiole sur la durée.

L’ANGOISSE D’UNE IMMIGRÉE SANS-PAPIERS

NOTRE AVIS SUR BROOKLYN SECRET

Synopsis : Olivia travaille comme soignante auprès d’Olga, une grand -mère russe ashkénaze de Brighton Beach à Brooklyn. Fragilisée par sa situation d’immigrante philippine, elle paie secrètement un Américain pour organiser un mariage blanc. Alors que celui-ci se rétracte, elle rencontre Alex, le petit fils d’Olga, avec qui elle ose enfin vivre une véritable histoire d’amour…

Sur Brooklyn Secret, Isabelle Sandoval est à la fois derrière et devant la caméra. Elle réalise et porte cette romance dramatique entre un jeune paumé revenu habiter chez sa grand-mère (qui perd la tête) à New-York, et l’aide-soignante de celle-ci, une philippine sans-papiers qui vit la peur au ventre d’être un jour attrapée par les autorités.

Brooklyn Secret s’appuie sur un sujet intéressant et le développe à la fois avec conviction et intérêt. La principale force du film est d’arriver à capter des sentiments et des émotions au détour de ces deux personnages que l’actrice-cinéaste essaie de travailler du mieux qu’elle peut. Pendant un temps, le film fait illusion, notamment pour son côté politique alors qu’il dénonce le traitement cruel réservé aux sans-papiers dans l’Amérique moderne et déshumanisée de Donald Trump. Aussi, parce qu’en lieu et place d’une approche ciselée recourant à la caméra à l’épaule pour saisir à vif sa tension, Sandoval privilégie un regard plutôt doux, mélancolique, mélange de finesse et de sensibilité qui met en avant la douleur et l’angoisse de cette femme malmenée. On finit par se laisser prendre par la langueur de cette chronique, d’autant que le récit réserve quelques surprises narratives qui ouvrent encore sur d’autres sujets. Malheureusement, l’effort s’étiole sur la durée et avant de s’embourber dans un final un peu brusque et confus, il paye surtout le fait de n’avoir pas souhaité se concentrer sur un sujet précis mais d’avoir voulu mélanger plusieurs choses dans une volonté de donner de l’épaisseur à ses personnages. Une bonne intention mais qui se retourne contre lui, le film ressemblant à un patchwork d’idées finalement pas toujours bien maîtrisé.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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