BONHOMME de Marion Vernoux : la critique du film
Sortie cinéma

Partagez cet article
7 votes

[Note spectateurs]

Carte d’identité :
Nom : Bonhomme
Mère : Marion Vernoux
Date de naissance : 2017
Majorité : 29 août 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre
: Comédie dramatique

Livret de famille : Nicolas Duvauchelle, Ana Girardot, Béatrice Dalle…

Signes particuliers : Un film presque réussi. « Presque » seulement.

L’AMOUR PLUS FORT QUE TOUT  ?

LA CRITIQUE DE BONHOMME

Résumé : La vie de Piotr et Marilyn, jeune couple de la banlieue lilloise, va être bouleversée suite à un accident de voiture. Traumatisé crânien, Piotr, s’il garde son physique avantageux, n’a plus toute sa tête : tantôt matou apathique, tantôt fauve en rut à l’hypersexualité débridée. Pour Marilyn, convaincue que son amour pour lui peut le sauver, c’est le début d’une épopée menée vaille que vaille et cul par-dessus tête.

Pour ceux qui connaissent son travail, le cinéma de Marion Vernoux est intéressant, fort d’une justesse sensible qui n’a d’égale que la pudique drôlerie dont elle peut être capable. Avec Bonhomme, la réalisatrice œuvre dans un registre où elle excelle depuis plusieurs années, la comédie dramatique témoignant de la beauté des sentiments amoureux. Emmené par les talentueux Ana Girardot (qui a remplacé Sara Forestier au pied levé après qu’elle ait été viré du tournage) et Nicolas Duvauchelle, Bonhomme scrute un couple confronté à un drame d’où va naître une folle épopée. À la suite d’un accident de voiture, Piotr se fracasse le crâne contre le pare-brise. À sa sortie du coma, le plus dur commence. Piotr n’a plus toute sa tête et oscille entre apathie et sexualité débridée. Pour sa compagne Marilyne, leur amour mis à rude épreuve va devoir montrer toute sa force pour reconstituer le puzzle d’une vie.

Sur un postulat très dramatique, Marion Vernoux signe une comédie (presque) romantique lestée par le poids d’une tragédie de vie. L’idée était bonne, comme les intentions d’ailleurs, mais malgré deux interprètes de grand talent, Bonhomme prend l’eau et boit la tasse. Le film supporte très mal le handicap de sa mauvaise écriture, incapable de donner de la crédibilité à son histoire qui s’égare parfois dans des voies sans issues à la limite du bon goût. Quand on pense que le cinéma de Vernoux a toujours été caractérisé par sa pudeur et sa sensibilité, la cinéaste envoie valser ses habitudes et sombre dans une antithèse maladroite de son travail passé. De la pudeur, Bonhomme en manque affreusement, multipliant au contraire les motifs crassement gratuits. Et la sensibilité peine à se frayer un chemin entre des personnages allant de la caricature (Duvauchelle) au proprement insupportable (Girardot). Si l’ensemble n’est pas détestable et réserve quelques beaux ou bons moments, qu’ils soient drôles ou touchants, reste un film qui sonne plus comme un échec que comme une réussite, avec une poignée d’idées si mauvaises que l’on se demande encore comment il a été possible de les imaginer.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

Une réponse à “BONHOMME de Marion Vernoux : la critique du film
Sortie cinéma

  1. La souffrance du personnage incarne par Duvauchelle, on ne la voit pas, je ne vois pas le handicap, je vois un numero de clownerie inegalement drole. Du coup, il y a une faussete , aussi bien dans leur couple que dans leur environnement socio-professionnel, du personnage d’Ana Girardot.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.