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BAD BOYS FOR LIFE d’Adil El Arbi & Bilall Fallah : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Bad Boys For Life
Père : Adil El Arbi & Bilall Fallah
Date de naissance : 2019
Majorité : 22 janvier 2020
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 2h04 / Poids : NC
Genre : Action, Comédie

Livret de famille : Will Smith, Martin Lawrence, Vanessa Hudgens…

Signes particuliers : Le moins bon épisode de la saga.

LES BAD BOYS DE LA POLICE SONT DE RETOUR

NOTRE AVIS SUR BAD BOYS FOR LIFE

Synopsis : Les Bad Boys Mike Lowrey et Marcus Burnett se retrouvent pour résoudre une ultime affaire. 

17 ans après Bad Boys II, les deux meilleurs flics de Miami reprennent du service. Pour l’occasion, Will Smith et Martin Lawrence reviennent dans la peau de leur personnage : Mike Lowrey et Marcus Burnett. Côté réalisation, Michael Bay (qui apparaît le temps d’un caméo) lâche la caméra, remplacé par le duo belge derrière Gangsta : Adil el Arbi et Bilall Fallah. On avait très peur de la qualité médiocre de ce troisième épisode, et les attentes étaient tellement basses, que finalement, Bad Boys for Life est un divertissement relativement agréable.

Bon, évidemment, ce troisième opus est le moins réussi de la trilogie. Mais ça, on s’y attendait un peu non ? La première partie du métrage donne clairement des sueurs froides. Une introduction extrêmement déplaisante pour les yeux. Le duo débute son film avec une réalisation calamiteuse. Bad Boys for Life est filmé avec les pieds et monté avec le cul. Un rythme épileptique, un découpage parfois totalement absurde, proposant des plans inutiles placés au hasard pour servir de transitions, et surtout une mise en scène extrêmement brouillonne. Bad Boys for Life débute sur des séquences d’action totalement floues, où l’exécution est d’un amateurisme blasant.

Will Smith et Martin Lawrence sont extrêmement mal dirigés. Si Smith s’en sort relativement bien grâce à son expérience, c’est beaucoup plus compliqué pour Martin Lawrence, absent des écrans depuis une dizaine d’années. C’est regrettable, parce que Marcus était quand même le personnage le plus intéressant du duo, permettant de proposer autre chose que le cliché du bad boy incarné par Will Smith. Malheureusement, ce troisième opus ne rend pas honneur au personnage, relégué comme simple faire-valoir. Martin Lawrence n’est clairement pas respecté dans ce Bad Boys for Life. Ressort comique simpliste, parfois de mauvais goût, petit vieux impuissant qui s’enferme dans une vieillesse désiré. Le personnage méritait en tout cas plus de temps à l’écran et un meilleur développement. On regrettera également un climax final interminable, et franchement ennuyeux.

Heureusement, il y a certains aspects qui sont réussis. Notamment le traitement des personnages secondaires. Même s’ils demeurent très classiques, ils ont plus de place que dans les précédents films, et permettent quelques ressorts comiques appréciables. De même, l’angle « vieux flics à Miami » est plutôt bien traité. Adil el Arbi et Bilall Fallah ne forcent pas sur cet élément. La vieillesse des personnages est forcément abordée, mais reste en second plan, plus comme un élément nostalgique que comme une fatalité, en tout cas pour Will Smith. Parce que, comme c’est précisé plus haut, c’est un peu plus compliqué pour Martin Lawrence.

Et avec le temps, le film s’améliore, et Bad Boys for Life fonctionne. Les cinéastes parviennent à recréer fidèlement l’ambiance de Bad Boys. Une nonchalance à toute épreuve, le goût de la vanne grasse, le « je m’en foutisme » à toute épreuve, quelques scènes d’action réussies, la rupture de ton et de rythme, bref tout y est. Et finalement, ça marche. La relation entre les deux personnages reprend là où le spectateur l’avait laissé. Les vannes sont relativement bien senties et le rythme garde le spectateur en haleine. Une fois de plus, pour l’apprécier, il faut prendre le film comme il vient. Une série B un peu stupide, qui ne se prend pas la tête ni au sérieux, proposant deux flics en roue libre. Un fast food du cinéma, gras et qui reste un peu sur le bide, mais extrêmement satisfaisant à la consommation. Et c’est certainement en ça que Adil el Arbi et Bilall Fallah ont compris l’essence de Bad Boys.

Divertissement fidèle à l’univers, certainement grâce aux résidus du scénario de Joe Carnahan, les amateurs des premiers films (comme le rédacteur de cet article) ne seront pas dépaysés. Bad Boys for Life est loin d’être honteux, et c’est déjà une victoire en soit.

BANDE-ANNONCE :

Par Aubin Bouillé

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