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ANTOINETTE DANS LES CÉVENNES de Caroline Vignal : la critique du film

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Carte d’identité :
Nom : Antoinette dans les Cévennes
Mère : Noémie Saglio
Date de naissance : 2019
Majorité : 16 septembre 2020
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h37 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de Famille : Laure Calamy, Benjamin Lavernhe, Olivia Côte…

Signes particuliers : Drôle, charmant, émouvant, le genre de joli film aux allures de petit coup de cœur.

 

 

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NOTRE AVIS SUR ANTOINETTE DANS LES CÉVENNES

Synopsis : Des mois qu’Antoinette attend l’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir. Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme et sa fille, Antoinette ne réfléchit pas longtemps : elle part sur ses traces ! Mais à son arrivée, point de Vladimir – seulement Patrick, un âne récalcitrant qui va l’accompagner dans son singulier périple… 

Ce fut l’une des belles petites surprises de la rentrée de septembre fortement marquée par la désertion des salles de cinéma qui peinent à organiser une programmation « normale ». La comédie de la très rare Caroline Vignal (Les Autres Filles il y a… 20 ans) a su séduire le public et s’offrir un beau succès (relatif bien sûr eu égard aux restrictions sanitaires imposées aux cinémas qui limitent considérablement la fréquentation). Antoinette dans les Cévennes… Tout est dans le titre. C’est souvent un problème d’ailleurs avec les comédies françaises, qui se résument à pas grand-chose, limite à leur titre. Mais pas ici. Caroline Vignal y raconte le parcours de l’attachante Antoinette (Laure Calamy) qui part s’essayer à une randonnée à étapes avec un âne au fin fond des Cévennes. Non par envie de vivre une « folle aventure » mais par désir de profiter d’une « secrète aventure », celle qu’elle vit avec Vladimir (Benjamin Lavernhe), le papa d’un enfant dont elle est la maîtresse d’école. Elle fricote avec lui depuis de longs mois et quand elle apprend qu’il annule leur semaine de vacances rêvée pour partir en famille faire une randonnée dans les Cévennes, Antoinette décide de l’y rejoindre « par hasard ».

Si cette randonnée cinématographique nous fait suivre un sentier très balisé aux check point bien connus, reste que la balade est un petit régal. Sur le papier, Antoinette dans les Cévennes avait tout de la petite comédie inoffensive vue mille fois et à l’intérêt proche du désert lunaire. Pourtant, une magie se crée à l’écran, fruit de trois points forts. D’abord, l’écriture de Caroline Vignal, toute en subtilité, en tendresse et en drôlerie jamais forcée. Antoinette est juste, touchant et souvent cocassement hilarant grâce à un personnage principal remarquablement bien planté et étoffé (nombre de comédies ne font pas cet effort et le payent cher). Puis il y a la mise en scène de Caroline Vignal, qui n’en fait jamais ni trop ni pas assez. Son regard sur cette histoire fantaisiste est parfaitement équilibré entre l’amusement et l’émotion, et la cinéaste manipule ses enjeux sans jamais les abandonner au simple rang de prétexte pour dérouler une farce gagesque insipide. Et enfin, il y a Laure Calamy, fabuleuse, rayonnante, vecteur de toutes les émotions parcourues durant ce voyage géographique et intérieur. La comédienne provoque très vite l’adhésion et l’on suit ses pas avec délectation. Drôle, émouvant, attachant, un modeste réussite labellisée « sélection officielle Cannes 2020 ».

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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