BROKEN CITY (critique – thriller)

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21002882_20130502171353511.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre :
note 5.5
Carte d’identité :
Nom : Broken City
Père : Allen Hugues
Livret de famille : Mark Wahlberg (Taggart), Russell Crowe (Maire Hostetler), Catherine Zeta-Jones (Catleen Hostetler), Kyle Chandler (Paul), Natalie Martinez (Natalie), Jeffrey Wright (Fairbanks), Barry Pepper (Valliant), Alona Tal (Katy), Griffin Dunn (Sam Lancaster), James Ransone (Todd Lancaster), Justin Chambers (Ryan)…
Date de naissance : 2013 (sortie le 26/06/2013)
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h49 – 55 millions $

Signes particuliers (+) : Bien troussé, un solide et efficace thriller à l’ancienne rondement mené avec un beau casting. Plaisant.

Signes particuliers (-) : Mineur, Broken City manque d’ambitions et d’originalité et reste une petite série B cousue de fil blanc et prévisible. Du cinéma confortable mais anecdotique.

 

TOUS POURRIS ET UN POURRI POUR TOUS

Résumé : Billy Taggart, ancien flic viré de la police après une bavure, s’est depuis reconverti en détective privé. Quand il accepte une affaire du maire cherchant à prouver l’infidélité de sa femme, il va se retrouver au centred’une spirale de manipulations machiavéliques…

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L’INTRO :

Allen Hugues se sépare de son frère jumeau, Albert, et signe avec Broken City, son premier film en solo après leur longue collaboration fraternelle en duo sur des films comme From Hell ou Le Livre D’Eli. Film indépendant à moyen budget produit entre autres par l’acteur Mark Wahlberg qui est tombé amoureux du script de ce thriller politico-noir à l’ancienne, Broken City revient de loin, placé pendant deux ans sur la fameuse black list hollywoodienne regroupant les meilleurs projets du moment encore sans production. En effet, écrit par Brian Tucker en 2008, le script de Broken City est resté en attente dans les tiroirs jusqu’en 2011 avant qu’enfin quelqu’un ne s’y intéresse et que la production ne démarre. 50 millions de budget sont réunis mais le film sera un flop à sa sortie américaine, n’amassant que 9 petits millions. Un film décidément maudit jusqu’au bout malgré son élégant casting, Wahlberg et Russell Crowe en tête respectivement en flic banni après une bavure et politicien véreux, entourés de Catherine Zeta-Jones, Jeffrey Wright, Barry Pepper, Griffin Dunne, Kyle Chandler ou Natalie Martinez…

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L’AVIS :

Broken City est une sorte de contradiction, un thriller de série B ambitieux sans ambitions. Cette réalisation mineure d’Allen Hugues essaie de renouer avec le style américain du genre des années 70, Hugues citant volontiers Lumet ou Polanski (pour son Chinatown). Un style de fond croisé formellement avec des codes plus modernes rappelant furieusement James Gray entre autres. Le résultat est d’ailleurs assez séduisant, conduit avec dynamisme et sans ennui et se regarde sans déplaisir. Mais tout aussi haletant qu’il soit, Broken City reste quand même assez limité dans son fond, souvent cliché et prévisible sans qu’aucune surprise majeure ne vienne bouleverser sa narration très tranquille et cousue de fil blanc. Les ficelles du film, très apparentes, sont agréables à l’œil mais ne flatte pas l’enthousiasme du cinéphile par son manque d’ambition empêchant le film de réellement prendre de l’ampleur. Solide, le résultat ressemble à un bon plat traditionnel de brasserie correctement exécuté mais sans la petite touche qui le rendrait succulent et gastronomique, digne d’un grand restaurant. Le spectateur est sans cesse tenu en haleine par la construction bien troussée et routinière de la chose qui ne manque pas d’efficacité, par un casting qui fait le boulot avec conviction à défaut d’avec passion, mais ce polar reste très standard, engoncé dans sa facture de série B qui n’a rien de bien révolutionnaire à proposer. En somme, du cinoche sympa mais convenu qui conviendrait aisément à une petite soirée vidéo chez soi mais guère plus par manque de prétention. Allen Hugues fait ses gammes en solo et accouche d’un film propre, un peu facile mais pas mauvais, dans lequel on rentre comme on enfilerait ses chaussons confortables.

Bande-annonce :

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