BREAKFAST CLUB de John Hugues
[Critique – Anniversaire]

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20387919.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMondo-mètre
note 10 -10
Carte d’identité :
Nom : Breakfast Club
Père : John Hugues
Date de naissance : 1985
Majorité : –
Type :
Nationalité : USA
Taille : 1h37 / Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de famille : Emilio Estevez (Andrew), Paul Gleason (Vernon), John Kapelos (Carl), Judd Nelson (John), Ally Sheedy (Allison), Molly Ringwald (Claire), Anthony Michael Hall (Brian), …

Signes particuliers : Tout simplement l’un des meilleurs films des années 80.

UN CLUB QUI NE DURA QU’UNE JOURNÉE

LA CRITIQUE

Résumé : Cinq lycéens aux caractères totalement opposés se retrouvent en colle un samedi après-midi. Au fur et à mesure que la journée passe, ils discutent, se déchirent et finissent par se trouver plus de points communs qu’ils ne pensaient. 1401111598_the-breakfast-club2 L’INTRO :

1985, l’illustre John Hugues, maître fondateur et dominateur de la comédie américaine des eighties dont beaucoup de futurs jeunes cinéastes se réclameront, accouche d’un film culte à la fois générationnel et intemporel. Cinq jeunes étudiants collés, tous très différents les uns des autres, un samedi aprèm terriblement long, des bavardages, des chamailleries, de la complicité naissante, Simple Plan et leur Don’t You Forget About Me comme BO… Breakfast Club est du bonheur sur pellicule auquel tout jeune ado de l’époque ayant vu le film s’est identifié. Et pour les autres ? Pas grave. Du bonheur reste du bonheur. 30 ans déjà. Bon anniversaire Breakfast Club !The-Breakfast-Club-movies-21223076-1558-800L’AVIS :

La force de John Hugues était de savoir observer, de savoir être à l’écoute de son temps, de sorte à ce que ses films ne soient pas une vision personnelle déformée mais un reflet de la société et notamment de la jeunesse du moment, la grande thématique de l’auteur emblématique d’un courant. Que ce soit avec Ferris Bueller ou Breakfast Club, Hugues a toujours su cerner les petites choses qui rendaient ses personnages si justes. Avec lui, la jeunesse n’était pas caricaturée, elle ne sonnait pas fausse ou trahie par un regard adulte. Il savait se mettre à son niveau, se glisser dans sa peau et parler à sa place avec une sincérité débordante et une véracité sans faille.bclub2Breakfast Club, c’est la réunion d’une bande d’ados hétéroclite, qui représentent à eux cinq, un panorama de la jeunesse plein de différences et de points communs, à condition de gratter le vernis des apparences. C’est d’ailleurs là le message de cette petite merveille réjouissante qui se veut fédératrice. Au-delà des différences de tout un chacun, se cache finalement l’unité d’une jeunesse partageant beaucoup de choses en commun. Les apparences sont trompeuses et le jeu que joue chacun dans l’enceinte de l’école est souvent un mur de façade cachant une vérité : tous les jeunes sont des jeunes, avec les mêmes préoccupations, les mêmes envies, les mêmes problèmes et contraintes, au-delà de leurs différences et de leurs milieux. Et quand on cherche, quand on creuse plus loin que l’impression première, on se rend vite compte que souvent, l’autre différent ne l’est finalement pas tant que ça. « Et vous, qui pensez-vous être  ? »breakfast-club-castingBreakfast Club réunit l’intello un peu geek, le rebelle charismatique, la gothique renfermée et mutine, le sportif musclé, la catho fille à papa coincée et sérieuse. Ces cinq personnalités semblaient n’avoir rien en commun. Et pourtant, cette après-midi de colle censée être studieuse mais qui va vite déraper en séance initiatique d’apprentissage les uns des autres, sera l’occasion de faire un pas vers l’autre, un pas forcé par les circonstances au départ, avant de devenir un pas intrigué par la beauté de la découverte. Chacun va découvrir des vérités, va partager quelque chose, va avancer personnellement. Cet interlude récréatif, cette paire d’heures hors du temps et de la vie quotidienne, va être avant tout une expérience humaine forte pour cette bande attachante.the-breakfast-club-vernonSous la caméra de John Hugues, les liens qui vont se tisser, les personnalités qui vont se dessiner, vont être l’emblème d’une époque. Emilio Estevez (le sportif Andrew), Anthony Michael Hall (le geek intello Brian), Judd Nelson (le rebelle sauvage John), Molly Ringwall (la fille à papa Claire), Ally Sheedy (la bizarre Allison) forment le casting parfait de cette ode à la tolérance sous forme de comédie dramatique tantôt émouvante et touchante, tantôt hilarante et exaltante, donnant une pêche démente. Sous l’œil largué du proviseur Vernon (Paul Gleason), c’est l’histoire du cinéma des années 80 qui s’écrit et en quelque sorte, celle d’une époque. Alors, pour un repas savoureux, équilibré et riche en vitamines, demandez un Breakfast Club. Dans le genre, c’est simple, il n’y a pas mieux. Grisant, vibrant et intelligent, le cocktail est délicieux.

BANDE-ANNONCE :

 

Par Nicolas Rieux

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