ABOUT ALEX de Jesse Zwick : la critique du film [Sortie VOD]

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note 6 -10
Carte d’identité :
Nom : About Alex
Père : Jesse Zwick
Date de naissance : 2014
Majorité : 27 mai 2015
Type : Sortie VOD
(Éditeur : Sony – Collection « OVNI »)
Nationalité : USA
Taille : 1h38 / Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de famille : Jason Ritter (Alex), Aubrey Plaza (Sarah), Max Greenfield (Josh), Maggie Grace (Siri), Nate Parker (Ben), Max Minghella (Isaac), Jane Levy (Kate), Rey Lucas (Rudy)…

Signes particuliers : Une énième comédie dramatique sur la réunion d’une bande d’amis. Rien de nouveau mais le capital sympathie est là.

L’AMITIÉ NE CONNAÎT PAS LA CRISE

LA CRITIQUE

Résumé : Un groupe d’amis se réunit après que l’un d’entre eux ait commis une tentative de suicide. Les retrouvailles vont être l’occasion de petits règlements de compte, tensions, rires et larmes.about_alexL’INTRO :

Avec About Alex, le réalisateur néophyte Jesse Zwick, 29 ans et auparavant scénariste sur la série Parenthood, fait ses grands débuts derrière la caméra en signant son premier long-métrage. L’histoire de la réunion d’un groupe d’amis volant au chevet d’un des leurs qui vient de commettre une tentative de suicide. Le sujet semble lourd en apparence, mais le jeune cinéaste ne visait pas le pathos lacrymal et en a tiré une tendre comédie dramatique sur la force de l’amitié à travers les années. Trop anecdotique pour se prévaloir d’une distribution en salles et trop obscur pour s’offrir une sortie en vidéo dans ces deux marchés saturés, About Alex sort chez nous en VOD sous la bannière de la collection « ovni » de Sony Pictures, qui regroupent quelques titres indépendants américains tel que To Write Love on her Arms, dont on a eu l’occasion de parler il y a peu.about_alex_4L’AVIS :

On ne criera pas au génie ou à la fraîcheur avec About Alex. Surtout pas à la fraîcheur, alors que le film ressemble à s’y méprendre au cultissime The Big Chill de Lawrence Kasdan (1983). Un pompage éhonté ? Plutôt un humble hommage, Jesse Zwick étant conscient de ce rapprochement et y faisant même référence au détour d’un petit clin d’œil amusé lorsqu’un de ses personnages se fend ouvertement d’une tirade sur la situation : « on se croirait dans un film des années 80« . Toujours est-il qu’hommage ou pas, About Alex transpire le déjà-vu et n’offre rien de nouveau sous les cieux du film de réunion de copains. Rires, larmes, tensions, mesquineries, règlements de comptes, non-dits, ressentiments… Tout y est, tout y passe, dans un film égrenant tous les clichés du genre. Sauf que ça fonctionne, notamment grâce à une écriture sincère et humble qui sauve le modeste effort du metteur en scène. Ceux qui n’auront pas forcément vu les films auxquels About Alex peut renvoyer, apprécieront sans doute cette comédie dramatique au charme relatif, globalement enlevée, bien dialoguée et interprétée. Les autres ne se dépêtreront probablement jamais des références au poids conséquent qui planent au-dessus de l’entreprise, mais ils pourront se contenter d’un petit film aux allures d’énième réinterprétation d’une thématique classique du théâtre et du cinéma. On connaît tout par cœur mais on profite de la réorchestration de tout cela, et de l’interprétation des sympathiques comédiens, qui participent au charme de l’affaire.ABOUT ALEXA n’en pas douter mineur et peu marquant, About Alex n’en est pas moins pour autant une plaisante virée en forme d’ode gentiment naïve à l’amitié qui résiste au temps qui passe. Les différences et les personnalités propres à chacun au sein d’un groupe font sa force et sa richesse, et l’affection profonde domine le tout. Le sujet au positivisme qui n’est pas à démontrer, est archi-rebattu mais l’effort de Jesse Zwick est suffisamment touchant et sans prétention aucune, pour le porter à bon port, s’essayant très modestement au passage, à une petite réflexion sur la place que l’on occupe dans le monde. Dans un lieu quasi-unique où se déroule ce petit moment de théâtre de la vie, les coutures du film sont souvent très apparentes, mais l’amour sincère du réalisateur pour ses personnages sauve son entreprise des affres de l’inutilité. Des personnages incarnés avec conviction par une galerie de talents connus ou moins connus, Max Minghella, Aubrey Plaza ou Maggie Grace en tête, mais aussi Jason Ritter, que les sériphiles connaissent bien pour The Event ou Parenthood. Bref, rien de transcendant au programme, mais l’agréable est au rendez-vous et il suffit à donner un peu de charme à tout cela.about_alex_2

LES SUPPLÉMENTS VOD

Au menu, une petite série de featurettes pleine d’humour et de tendresse, sur le scénario ou encore sur le casting, évoquant la phase de préparation, la création des liens et le travail en groupe, l’improvisation. Suivent un module consacré aux costumes et un autre sur une « cascade nocturne » que l’on ne dévoilera pas pour ménager le suspens, mais ces deux derniers ne sont clairement pas dès plus utiles.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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