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Nom : Hokum
Père : Damien McCarthy
Date de naissance : 29 avril 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : USA, Irlande
Taille : 1h49 / Poids : NC
Genre : Epouvante
Livret de Famille : Adam Scott, David Wilmot, Austin Amelio…
Signes particuliers : Flippant mais longuet.
Synopsis : Ohm Bauman, un romancier se retire dans une auberge en Irlande pour disperser les cendres de ses parents. Mais les récits du personnel au sujet d’une sorcière ancestrale hantant la suite nuptiale s’emparent peu à peu de son esprit…

CAUCHEMAR A L’IRLANDAISE
NOTRE AVIS SUR HOKUM
L’irlandais Damian McCarthy s’est fait un nom dans le petit monde de l’épouvante, modestement avec Caveat puis de manière bien plus affirmée avec l’excellent Oddity, primé au festival de Gérardmer. Hokum est son troisième long-métrage et on vous le donne en mille, c’est un film… d’horreur. C’est bien, il y en a qui suivent.
Porté par Adam Scott (la star de la série Severance), Hokum suit un auteur à succès en voyage dans l’Irlande rurale afin d’aller disperser les cendres de ses parents près de l’hôtel où ils ont passé leur lune de miel. Et au passage, pour être au calme afin de finir son prochain livre, l’épilogue d’une trilogie. La fameuse suite nuptiale de l’hôtel est aujourd’hui condamnée car supposée hantée et quand une employée disparaît, Ohm Bauman mène sa propre enquête…

Il y a les films d’horreur à base de gore dégoulinant, les films d’horreur à base de jump scare incessants, les films d’horreur à base de rien pour djeun’s pré-pubères et les films d’horreur où tout le potentiel horrifique s’incarne dans une ambiance d’effroi permanent. Souvent les meilleurs quand ils sont vraiment réussis, soit dit en passant. C’est de cette veine que se réclame Damian McCarthy avec Hokum. Le cinéaste nous enferme dans un cauchemar étrange et suffocant, digne d’une rêverie bizarre à la Quatrième Dimension. Sur fond thématique du deuil et de la culpabilité, Damien McCarthy réussit son coup avec un film quelque part entre la folk horror et l’hallucination onirique fiévreuse. À l’heure du rythme accru, du besoin de capter l’attention vite et fort, et de la stimuler frénétiquement, les films comme Hokum sont devenus rares. McCarthy prend son temps, peuple son film de personnages très tranchés (dont un héros audacieusement détestable) et impose son atmosphère en jouant avec les moindres petits détails (sonores, visuels, décoratifs). Mêlant surnaturel menaçant, portrait psychologique, suggestion cérébrale et effets de trouille purs (à croire que l’on parle de Shining), l’univers horrifique fonctionne bien en nous emprisonne dans une cathédrale anxiogène. Mais Hokum a ce défaut d’être trop long, de tout étirer jusqu’à l’excès, que ce soit ses plans, ses scènes, ses idées, sa narration. Trop long car McCarthy veut trop en mettre aussi, alourdissant parfois son récit. Dommage.
Par Nicolas Rieux
