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NOT WITHOUT HOPE de Joe Carnahan : la critique du film

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Nom : Not Without Hope
Pères : Joe Carnahan
Date de naissance : Prochainement
Type : sortie indéterminée
Nationalité : USA, Malte
Taille : 1h59 / Poids : NC
Genre : Drame, Survival, Aventure

Livret de Famille : Zachary LeviJosh DuhamelQuentin Plair..

Signes particuliers : Déjà vu 200 fois.

Synopsis : L’histoire vraie de Nick Schuyler et trois de ses amis, victimes d’un naufrage en pleine tempête lors d’une partie de pêche dans le Golfe du Mexique le 1er mars 2009. Durant plusieurs heures, ils affronteront ensemble la peur, l’hypothermie, la faim, la soif et les vagues.

UN FILM QUI FAIT NAUFRAGE

NOTRE AVIS SUR NOT WITHOUT HOPE

Jadis réalisateur de premier plan à qui l’on prédisait une grande carrière après avoir été propulsé dans la A-List des directeurs de blockbusters (avec son adaptation de la série L’Agence Tous Risque) ou avoir brillé dans la série B avec l’excellent Le Territoire des Loups, Joe Carnahan a doucement glissé dans la catégorie des faiseurs dont les films -parfois anecdotiques- ne sortent même pas toujours en salles. Boss Level, Copshop, Shadow Force… Autant de productions passées parfois sous les radars. Récemment avec le polar The Rip, Carnahan a tout de même rappelé qu’il avait toujours du talent. Malheureusement, celui-ci n’est pas ce que l’on retiendra de Not Without Hope, un survival en mer tiré d’une histoire vraie. Le film raconte le cauchemar de quatre amis partis pour une virée en mer sur le bateau de pêche de l’un d’eux, une star montante de la NFL. En fin d’après-midi, l’arrivée d’une grosse tempête les pousse à rentrer au port. Mais leur encre reste bloquée. En essayant de la déloger, leur bateau chavire et les voilà projetés à l’eau. Ils vont devoir survivre de longues heures dans un océan déchaîné.
Un récit de survie en plein mer après avoir chaviré en attendant les secours, on ne peut pas dire que Not Without Hope nous sert une histoire bien originale. All is Lost avec Robert Redford, A la Dérive avec Shailene Woodley et Sam Claflin, The Finest Hour avec Chris Pine, l’oscarisé L’Odyssee de Pi, Survivre de l’islandais Balthazar Kormakur, Kon Tiki et son aventure exploratrice, Open Water ou The Reef et leurs requins… Et la liste pourrait être encore longue, sur l’eau avec En Pleine Tempête, dessous avec 47 Meters DownNot Without Hope passe donc après une très longue série de films qui s’est accélérée ces dernières années avec l’avènement des plateformes très consommatrices de ce genre de thriller générant de la tension à budget réduit. C’est tout le problème rencontré au fond par le film de Joe Carnahan, on a vu ça trop de fois, on connaît par cœur le concept et ses possibilités (tenir le coup, le froid, l’espoir qui s’amenuise, la déshydratation, l’épuisement, les requins, la tempête, les hallucinations).

Si le cinéaste tente d’offrir un regard un peu plus réaliste recentré sur le drame et l’humain, son Not Without Hope n’a pas suffisamment d’arguments à défendre pour passionner une nouvelle fois avec ce type d’histoire. Pire, Carnahan fait durer son affaire pas loin de 2 heures là où le seul espoir aurait résidé dans un resserrement narratif à l’os pour tenir en haleine selon les lois d’une efficacité redoutable. Longuet, Not Without Hope finit par ennuyer plus qu’il ne captive. D’autant que le film est plombé par sa cheaperie générale, ses clichés narratifs emboîtés de manière trop mécanique (les épouses qui stressent, les secours héroïques qui s’acharnent). Ajoutons à cela que c’est parfois fort mal joué (le Capitaine des secours incarné par Josh Duhamel, un calvaire) et l’on obtient une série B plus proche du petit DTV téléfilmé que de l’angoissante production intense et nerveuse. Circulez, y’a vraiment rien à voir.

 

Par Nicolas Rieux

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