TU NE TUERAS POINT de Mel Gibson : la critique du film
sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : Hacksaw bridge
Père : Mel Gibson
Date de naissance : 2016
Majorité : 09 novembre 2016
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 2h11 / Poids : NC
Genre : Guerre, Biopic

Livret de famille : Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer, Luke Bracey, Hugo Weaving, Sam Worthington, Rachel Griffiths…

Signes particuliers : Quelques semaines après l’ovation reçue à la Mostra de Venise, le nouveau film de Mel Gibson s’apprête à faire jaillir les flammes de l’enfer au cinéma dans un film de guerre dantesque et époustouflant.

L’ENFER SELON MEL GIBSON

LA CRITIQUE DE TU NE TUERAS POINT

Résumé : 1945, alors que la guerre dans le Pacifique faisait rage et que les forces américaines menaient l’une des batailles les plus acharnées du conflit sur l’île d’Okinawa, un soldat s’est distingué. Desmond T. Doss, un objecteur de conscience, qui bien qu’ayant fait le serment de ne jamais tuer ni toucher à une arme, voulut servir son pays et s’engagea dans l’infanterie. Fidèle à ses convictions et armé de son seul courage, il a sauvé la vie de dizaines de soldats blessés en les ramenant un par un en sureté, sous le feu ennemi. tu_ne_tueras_point_4

Dix ans pile poil que Mel Gibson n’avait plus tripoté les boutons d’une caméra. Dix ans qu’il ne nous avait plus balancé son génie de metteur en scène à la figure. Car oui, on peut penser ce qu’on veut du bonhomme, gueule culte du cinoche à l’ancienne ou personnage insupportable pour ses excès, mais le célèbre Mad Max est un cinéaste au talent indiscutable. De Braveheart à La Passion du Christ en passant par Apocalypto, sa filmographie parle pour lui et ne laisse pas indifférent.tu_ne_tueras_point_1

Dès les premières images de Tu ne tueras point, on sait instantanément qu’on est chez Mel Gibson et on retrouve avec plaisir son univers et son style. Religion, violence, musique, innocence sacrifiée, tout y est. A travers le portrait de cet objecteur de conscience méprisé et pré-jugé comme un lâche avant de devenir l’un des héros de l’une des pires batailles de la Guerre du Pacifique, Mel Gibson plonge sans ménagement dans l’essence de son cinéma de toujours. Ou comment la douceur, la paisibilité et la beauté des choses et des croyances peuvent être abîmées par la folie des hommes. Desmond Doss est un homme bon, pieux, non-violent. Ses convictions et sa vision de l’humanité fraternelle vont être mises à rude épreuve, déchirées par le spectacle d’une guerre inhumaine, cruelle, dévastatrice.tu_ne_tueras_point_2

De mémoire de cinéma, on n’avait plus vu une telle furie cinématographique dans un film de guerre, depuis le Il Faut Sauver le Soldat Ryan de Spielberg. Avec peut-être le plus méconnu Frères de Sang, venu de Corée en 2004. Corps brûlés, bras, jambes et bides qui explosent, traînées de chair et sang qui gicle, viscères étalés, cadavres mutilés, Gibson ne nous épargne rien de l’horreur du front avec cette entreprise hautement immersive. Une orgie de violence qui placarde rageusement la barbarie démente des hommes au milieu de ce qui ressemblerait presque à l’enfer. Ce déferlement de violence inouïe, brutale et épique répond à la naïveté dans laquelle baignait Tu ne tueras point jusqu’à l’arrivée de son moment de bravoure « carnagesque ». Comme une opposition visuelle entre une certaine vision du paradis (quoique mélancoliquement écorné) et l’enfer aux flammes déchaînées.tu_ne_tueras_point_3

Fortement teinté d’une imagerie religieuse et biblique, plus que d’un penchant patriotique qu’il esquive à merveille, Tu ne tueras point cherche davantage à sonder les âmes, à mettre en opposition les notions de Bien et de Mal, ou plutôt, comment faire le Bien au milieu des terres du Mal. En plus de questionner nos motivations les plus profondes en tant qu’être humain, ce qui nous anime, et l’importance de nos convictions qu’elles aillent dans le sens général ou qu’elles soient en réaction à l’esprit de masse dominant.268680-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Le seul reproche que l’on pourra éventuellement formuler à l’encontre de cette nouvelle percée filmique de l’ami Gibson qui nous laisse sur les rotules au terme d’un déchaînement harassant, c’est cette façon quasi systématique d’en faire toujours un peu trop. A l’image d’un final ultra-théâtral, tellement appuyé qu’il flirterait presque avec une tonalité nanarde. Sans compter la lourdeur de l’imagerie christique chère au bonhomme mais plus difficile à appréhender à l’écran. Mais ces excès font partie du cinéma du cinéma « gibsonien » et quelque part, c’est pour ça qu’on l’aime aussi. Parce qu’il sait mieux que personne, filmer l’horreur sans concessions mais avec un certaine naïveté d’âme. Parce qu’il sait tellement bien distiller de la tendresse au milieu de l’insoutenable.030113-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Drame humain et film de guerre visuellement impressionnant, Tu ne tueras point est une grande œuvre, un film complètement fou et sans limites, à l’image de ce qu’il illustre à l’écran. Cette guerre sans pitié, sans codes, sans morales, si ce n’est celle d’un homme qui ose assumer ses convictions quitte à y laisser de sa personne. Et c’est ce qui le rend beau dans le récit, comme un fleur éclose au milieu d’un champs de cendres. On ressort de Tu ne tueras point complètement désarçonné, secoué comme rarement par une expérience qui nous fait côtoyer le Bien et le Mal au plus près. On y laisse des plumes mais l’espoir est ce qui ressort avant tout. C’est ça Gibson. Un cinéaste intransigeant, pas toujours subtil, mais habité et d’une sincérité à toute épreuve. Tu ne tueras point est une mine, qui nous souffle sur place avec une violence implacable. Andrew Garfield est formidable, le reste du casting est au diapason, quelques touches d’humour nous rappelle Full Metal Jacket et Tu ne tueras point vient se ranger parmi les meilleures œuvres du genre, aux côtés des Platoon et autres.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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Un commentaire à propos de “TU NE TUERAS POINT de Mel Gibson : la critique du film
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  1. très bon film , belle interpretation de Andrew Garfield,image superbe , les scènes de guerre son très réaliste , on peut se rendre compte de l horreur des champs de bataille .bravo à mel gibson .

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