THE NOVEMBER MAN de Roger Donaldson [Critique – Sortie DVD/Blu-ray]

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november manMondo-mètre
note 6.5 -10
Carte d’identité :
Nom : The November Man
Père : Roger Donaldson
Date de naissance : 02 avril 2015
Type : Sortie DVD & Blu-ray
(édité chez TF1 Vidéo)
Nationalité : USA
Taille : 1h48 / Poids : 15 M$
Genre : Action, Thriller

Livret de famille : Pierce Brosnan (Peter Devereaux), Olga Kurylenko (Alice Fournier), Luke Bracey (Mason), Eliza Taylor (Sarah), Bill Smitrovich (Hanley), Lazar Ristovski (Federov), Caterina Scorsone (Celia), Will Patton (Weinstein)…

Signes particuliers : Un actioner modeste et efficace, marquant le retour de Pierce Brosnan dans un rôle d’agent secret. Un film à l’ancienne, simple, cool, divertissant, drôle et sans complexe.

LE RETOUR DE PIERCE BROSNAN AU CINOCHE D’ACTION !

LA CRITIQUE

Résumé : Il n’y a pas pire ennemi que celui que l’on a formé. Peter Deveraux est un ex-agent de la CIA réputé pour sa redoutable efficacité et un passé trouble. Contacté pour assurer la protection d’Alice Fournier, responsable d’un centre d’accueil pour réfugiés, dont le témoignage pourrait compromettre l’un des favoris à l’élection présidentielle russe, Devereaux comprend rapidement qu’il a été manipulé et qu’il est devenu la cible de son ancien élève, David Mason…the november man L’INTRO :

Pierce Brosnan de retour au film d’action et d’espionnage ?! Mieux, Pierce Brosnan de retour dans une possible franchise d’action et d’espionnage ?! Voilà qui fait déjà vibrer nos souvenirs cinéphiles nostalgiques de son époque James Bond, refermée en 2002 après Meurs un Autre Jour. Adapté d’un roman de Bill Granger (There Are No Spies), The November Man marque en effet un comeback inespéré du comédien irlandais (61 ans quand même) dans un univers qui aura participé de forger sa légende et d’établir sa stature d’acteur culte. Pour l’occasion, Brosnan retrouve le vétéran chevronné Roger Donaldson, avec qui il a déjà travaillé par le passé sur Le Pic de Dante. En revanche, finie la période « agent secret à la solde de l’Empire britannique » et bienvenu dans le monde de la CIA. Pierce n’est plus un english classieux mais efficace, c’est un américain classieux et efficace. Pierce ne dira plus « Bond, James Bond ». Mais vous pourrez désormais l’appeler « Devereaux, Peter Devereaux ».177812.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’AVIS :

Conduit par un bon faiseur qui n’aura jamais fait preuve d’un réel éclat tout au long de sa carrière mais qui aura toujours su proprement emballer ses efforts avec une sincérité palpable, The November Man est une agréable petite surprise pimentée par une générosité sans faille, le tout solidement mis en boîte par Roger Donaldson. Un thriller d’action ultra efficace, cool, spectaculaire et haletant, sans temps morts ni ralentissements, et qui se fait plaisir en assumant en toute humilité, ce qu’il est et n’est pas. Et il n’y a pas que le film qui se fait plaisir. Notre Pierce adoré aussi, dans le costume d’un agent de la CIA réputé pour son expérience, et qui va se retrouver embarqué dans une belle galère sur fond de complot l’obligeant à une fois de plus, à devoir voler au secours de la veuve et l’orphelin, en l’occurrence une belle jeune femme répondant au doux nom de… Olga Kurylenko. Une autre ex de l’univers James Bond ! Bien ficelé, bien calibré et bien rythmé, The November Man est un actioner sans prétention, résolument fun et distrayant, en plus d’être assaisonné de quelques petites pointes d’humour bien senties. Un divertissement calibré selon une recette que l’on aime, gentiment badass et porté par un Pierce Brosnan en pleine forme physique et de la punchline. On parle déjà d’une suite ? Pas de problème, on valide car on en redemande !

Retrouvez nos interviews de Pierce Brosnan et Olga Kurylenko.

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Rien à redire sur cette édition Blu-ray de The November Man, parue sous le label TF1 Vidéo. L’image s’y avère impeccable, bien contrastée et étalonnée, rendant avec propreté toute l’amplitude colorimétrique qui traversent le film, entre teintes chaudes et teintes bleutées. Côté son, un puissant DTS-HD 5.1 aux pistes bien réparties, surtout très bien équilibré dans le mixage des scènes de dialogues et d’action. Une galette techniquement efficace et soignée sur laquelle on aura juste à un peu de mal à s’adapter au changement de voix de Brosnan dans le doublage en VF. Une bonne raison pour, comme à notre habitude, vous orientez vers la VOST, plus fidèle au jeu des comédiens.

vmR0whLes suppléments proposent au total trois modules. D’abord, un making of d’une dizaine de minutes dessinant les contours du projet entre interviews, extraits du film et images du tournage. Pierce Brosnan s’étend sur son personnage, son surnom de « November Man » et brièvement le parallèle avec ses années James Bond. Son ami et réalisateur Roger Donaldson évoque ce qui l’a attiré vers cette aventure, la productrice Beau St-Clair revient sur la genèse du projet et les romans originels de Bill Granger, les scénaristes Michael Finch & Karl Gajdusek s’expriment sur l’histoire, et les comédiens Bill Smirovich, Olga Kurylenko ou Luke Bracey parlent de leurs personnages respectifs. On soulignera la pertinence du montage montrant certaines scènes à même le tournage avant de les associer au rendu final, et le passage où ce making of évoque le travail avec des drones, maniables et intéressants pour tourner certaines séquences sous des angles originaux.

maxresdefaultLe second module « Brosnan est de retour » (6 minutes) est une sorte de couronne de fleurs offerte au comédien. On espérait en apprendre plus sur le retour de l’ancien James Bond au cinéma d’action, mais il s’agira plutôt d’une featurette où toute l’équipe couvre de louanges le comédien et l’homme, sa gentillesse et son professionnalisme. On regrettera du coup de ne pas y entendre Brosnan vraiment s’étendre sur ce come-back au film d’espionnage, ses motivations, et ce qu’il a ressenti. Enfin, un dernier module d’environ 6 minutes se penche sur le tournage à Belgrade, l’un des nouveaux El-Dorado européens pour les productions cherchant à baisser leurs coûts de tournage sans sacrifier pour autant les talents des techniciens recrutés. Producteurs, production designer, directeur photo, comédiens et réalisateur, expliquent les avantages de la capitale serbe, notamment sa position stratégique, l’histoire de la ville lui conférant une dimension particulière à filmer, ainsi que son style et son architecture. Au final, des bonus somme toute assez basiques et factuels, mais néanmoins agréables à regarder.

Bande-annonce :

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